Dernière mise à jour 13/11/2018

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

edito.gif

Le grand assèchement

Lorsque demain les historiens se pencheront – une fois dissipées les brumes de l’actualité trop proche – sur la vie sociale et politique que traverse la France d’aujourd’hui, ils ne manqueront probablement pas de souligner à quel point majeur le macronisme aura magistralement et prestement vidé de sa substance le champ politique.

Lire la suite


edito.gif

Quand il suffit de traverser la rue

Comme la vie devient facile sous le règne d’Emmanuel Macron ! Tellement facile que les citoyens en arrivent presque à se demander pourquoi ils se compliquaient l’existence jusqu’à l’avènement du majuscule pédagogue aux solutions évidentes pour toutes sortes de problèmes qui taraudaient auparavant nombre de fieffés inquiets. Ainsi, la question du chômage que nous trouvions terrible il y a peu de temps encore est beaucoup moins grave qu’il y paraît dès lors que l’on accepte d’être résolument positif. Du travail il y en a partout. On change de trottoir et les emplois pleuvent comme vache qui pisse. Il faut seulement ne pas avoir peur de traverser la chaussée.

Lire la suite


edito.gif

Aux limites de l’absolutisme

Il n’a pas fallu attendre bien longtemps pour qu’Emmanuel Macron, fort d’une écrasante majorité parlementaire et d’une vision toute personnelle du mandat présidentiel, tombe dans l’abus de pouvoir caractérisé. Le fait, nommé « affaire Benalla », qu’il faut requalifiée eu égard à son incontestable gravité, est ainsi survenue à peine un an après l’arrivée du nouveau Président de la République à L’Élysée.

Lire la suite


edito.gif

Zone à défoncer

NDDL, quatre lettres qui résonnent depuis longtemps comme un emblème. L’emblème d’une résistance à la conception d’un monde cruellement dépassé mais auquel les acteurs dominants de l’économie marchande, de la finance omnipotente et de la classe politico-médiatique sans imagination s’accrochent désormais désespérément. L’un des slogans de cette remarquable Résistante était sans ambiguïté : « Non à l’aéroport et à son monde !».

Lire la suite


edito.gif

Le macronisme comme faute de goût

Notre monarque est cultivé, clame-t-on un peu partout. En comparaison de ses deux prédécesseurs, c’est indéniable. Les contrastes encouragent l’admiration. Il affiche indiscutablement une culture livresque, celle qu’acquièrent les individus doués d’une grande capacité d’ingurgitation cognitive et qui ont eu de surcroît la chance de croiser parfois sur leur route quelques brillants esprits. Pour la culture patiemment forgée à la rencontre profonde des choses et des êtres, rencontre qui ajoute au livresque l’intelligence du discernement vrai et la sensibilité nécessaire à la bonne compréhension du monde, il faudra repasser. Emmanuel 1er a cependant des excuses à faire valoir : une existence trop dorée ne favorise certes pas la stimulation du sensible. Trois faits observés au royaume de France en ces temps troublés de la médiacratie exacerbée vont nous permettre d’illustrer la trompeuse confusion.

Lire la suite


edito.gif

Tête haute tête baissée

Les hommes – et les femmes - du Président, tout comme le Président soi-même, gouvernent la tête haute. Ils sont pétris de certitudes, sont convaincus que leurs prédécesseurs n’ont pas su ou pas voulu aller assez loin dans « les réformes indispensables à la France », sont persuadés que le moment de faire le grand bond en avant est enfin arrivé et que demain l’Histoire pourrait leur reprocher d’avoir failli face à ce grand dessein qui leur incombe. A aucun moment ils ne se demandent si d’autres voies que celles qu’ils entendent faire emprunter au pays seraient plus propices à suivre face aux nombreux périls du temps.

Lire la suite


edito.gif

Paris gourmand

Paris flotte mais ne sombre pas. Paris ne s’est pas fait en un jour. Paris vaut bien une messe. Que de flatteries, égrainées au fil des siècles, pour construire l’éloge éternel de la « ville lumière », capitale d’un État-nation dont l’hyper-concentration est sans égale en Europe. Et que de mépris pour la « province » (pays vaincu) contenu à l’envers de cette suffisance à jamais entretenue.

Lire la suite


edito.gif

Talon de fer

Les amateurs de bonne littérature qui délaissent les histoires à l’eau de rose pour leur préférer celles permettant d’entrevoir l’essentiel du monde qui les entoure auront reconnu d’emblée le titre du fameux livre de Jack London publié en 1907. A préférer le rose du monde on a tendance à ne voir le célèbre écrivain américain que comme l’auteur de « Croc blanc » ou de « L’appel de la forêt ».

Lire la suite


edito.gif

Le Droit à la renverse

La période qui s’est ouverte en France avec l’élection d’Emmanuel Macron à la tête du pays va plus que bousculer ce qu’il reste de démocratie et de droits sociaux.

Lire la suite


edito.gif

Sale temps pour les mégalos

Un vent mauvais a commencé de souffler contre la folie des grandeurs des bétonneurs. Du même coup, le ciel semble s’éclaircir pour les opiniâtres adversaires des « grands Projets inutiles et imposés ». Certes, ces projets sont très nombreux et d’autres vont encore fleurir dans l’imagination des aménageurs restant désespérément accrochés aux dogmes du temps révolu de la Croissance sans f(re)in mais déjà plusieurs d’entre eux ont été ces derniers mois suspendus ou stoppés net dans leur construction publicitaire et médiatique, sans attendre donc la pose de la première pierre. Cela annonce-t-il de la part des « décideurs », avec un grand retard coupable, un début de remise en cause du schéma de pensée productiviste ? Une timide prise de conscience que le coût de la destruction des écosystèmes est désormais insupportable serait-elle en train d’émerger ? Hier arrogants, les promoteurs semblent perdre un peu de leur superbe sérénité.

Lire la suite