Dernière mise à jour 29/03/2017

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

edito.gif

Sale temps pour les mégalos

Un vent mauvais a commencé de souffler contre la folie des grandeurs des bétonneurs. Du même coup, le ciel semble s’éclaircir pour les opiniâtres adversaires des « grands Projets inutiles et imposés ». Certes, ces projets sont très nombreux et d’autres vont encore fleurir dans l’imagination des aménageurs restant désespérément accrochés aux dogmes du temps révolu de la Croissance sans f(re)in mais déjà plusieurs d’entre eux ont été ces derniers mois suspendus ou stoppés net dans leur construction publicitaire et médiatique, sans attendre donc la pose de la première pierre. Cela annonce-t-il de la part des « décideurs », avec un grand retard coupable, un début de remise en cause du schéma de pensée productiviste ? Une timide prise de conscience que le coût de la destruction des écosystèmes est désormais insupportable serait-elle en train d’émerger ? Hier arrogants, les promoteurs semblent perdre un peu de leur superbe sérénité.

Lire la suite


edito.gif

Big data et petits esprits

Disons-le tout net : nous vivons un hiatus monstrueux. Les milliards de micro-processeurs interconnectés et mus par des algorithmes toujours plus puissants nous permettent de connaître le monde dans ses moindres détails tandis que les hommes qui dirigent ce monde malade de déséquilibres économiques et sociaux grandissants ainsi que d’une crise écologique terrifiante continuent d’appliquer partout les recettes qui ont mené à ce désastreux échec. L’on ne cesse de nous vanter les prouesses à attendre du big data, de l’Internet des objets qui devraient demain résoudre tant de problèmes insolubles jusqu’ici. À en croire les plus optimistes, l’intelligence artificielle poussée à son comble va nous forger un monde quasiment parfait dans lequel tous les risques pesant sur les hommes seront désamorcés avant d’éclater ou de prendre trop d’ampleur.

Lire la suite


edito.gif

Savoir voter ou voter sans savoir

Le capitalisme, depuis longtemps hors d’haleine, cherche en permanence de nouvelles bouffées d’oxygène pour retrouver un temps de la vigueur. Ses principaux acteurs, les firmes transnationales, le font en se noyant dans de colossales opérations de concentration du capital telle la récente et monstrueuse fusion Bayer-Moncento. Les banques de rang international, quant à elles, réussissent plutôt bien à faire transformer leurs dettes privées en dettes publiques, moyen commode de transférer le fardeau pesant sur leurs actionnaires vers les épaules des contribuables impuissants. Le capitalisme étant réputé la seule voie possible vers le bonheur sur terre les Gouvernements unanimes s‘entendent pour lui apporter le plus d’air possible : les Traités de libre-échange ont cette fonction de sauvetage avant même l’argument officiel de la création de Croissance qu’ils permettraient. Il en va ainsi des négociations entre l’Union Européenne d’une part et le Canada ou les États-Unis d’autre part. Et gare aux États qui voudraient sortir du rang bien ordonné par l’orthodoxie néolibérale. 1232

Lire la suite


edito.gif

Le masque de Marine

Au grand bazar des idées fausses la grande campagne promotionnelle est maintenant lancée pour la mise sur orbite de la première figure de l’extrême-droite française. À encore huit mois du prochain scrutin présidentiel la promotion la plus efficace ne vient pas du Front national lui-même mais des médias de masse par l’entremise de journalistes qui font de ce parti un parti comme les autres, qui salue la performance que constituerait l’entreprise de dédiabolisation orchestrée par la digne héritière du fondateur de l’organisation perçue longtemps comme indigne. 131

Lire la suite


edito.gif

Communiez !

Il parait que les Français ont besoin de se retrouver. C’est François Hollande qui nous l’a dit le 10 juillet dernier, quelques heures avant la finale de l’Euro 2016 de football qui allait opposer la France au Portugal. En fait, le Président de la République parlait à l’imparfait dans l’entretien qu’il donna ce jour-là au Journal du Dimanche : « Les Français avaient besoin de se retrouver. » Il espérait tellement la victoire de l’équipe de France qu’il n’était pas question d’en douter ne serait-ce qu’un bref instant. Il espérait surtout que cette victoire serait aussi la sienne et pourrait ainsi marquer le début de la remontée de sa cote de popularité si dégradée. Raté ! Les Bleus ont perdu, le Portugal les a vaincu. Cependant, il restait encore le Tour de France cycliste – certes devenu très ennuyeux – et les Jeux de Rio en août pour que les Français puissent se retrouver de nouveau. Mais, que signifient ces retrouvailles que le Sport aurait le grand mérite de provoquer ?

Lire la suite


edito.gif

Comme des minables !

Il est probable que la société française est entrée depuis quelques mois dans la dernière phase du hollandisme. Une période dramatique et douloureuse qui connaîtra son terme l’an prochain. Ce qui lui succèdera sera sans doute plus tragique encore. Seulement voilà : le hollandisme aura été perpétué par des hommes et des femmes se réclamant de la Gauche. 391

Lire la suite


edito.gif

En marche… arrière

Quel évènement ! Emmanuel Macron s’est fièrement mis sur orbite. Il crée le mouvement, son mouvement, en acronyme de ses initiales : En Marche.

Lire la suite


edito.gif

Le savoir sous l’éteignoir

Un fait dramatique doucement s’impose en nos vieilles démocraties : le politique n’y semble plus enclin à reconnaître la légitimité des sciences sociales dans la nécessaire compréhension des choses de la Cité. Nous devrions pourtant nous souvenir que les périodes sombres de l’Histoire ont d’abord été obscurcies par le rabougrissement de la pensée et par la répression des érudits dont les incessants questionnements des faits politiques et sociaux devenaient des obstacles à une nouvelle vulgate.

Lire la suite


edito.gif

Les assassins du code du travail

Braves gens, braves gens qui êtes désormais prêts à croire toutes les fadaises que vous servent nos gouvernants en déroute, puisque l’on vous dit que le code du travail est le problème, laissez-vous donc endormir une dernière fois. Demain, dans votre labeur quotidien, vous n’aurez presque plus aucun droit digne de ce nom face aux patrons redevenus tout-puissants mais vous aurez la suprême satisfaction d’avoir assisté à la destruction du dernier rempart à la précarité générale de l’emploi et de vos vies.

Lire la suite


edito.gif

Climat pourri

Insidieusement, « la transition autoritaire »[1] déroule son emprise sur la société française et contamine ainsi progressivement les esprits. L’on ne compte plus les affaires où la criminalisation du mouvement social est patente et débouchent sur de lourdes condamnations qui résonnent comme autant d’injonctions à ne pas sortir du troupeau des citoyens apeurés par un climat dont le pouvoir politique a depuis longtemps appris à se servir. De plus, les attentats perpétrés à Paris en 2015 ont incontestablement contribué à donner un coup d’accélérateur au « tout sécuritaire », par le renforcement des moyens de la police et par celui des prérogatives du pouvoir administratif – préfectoral par exemple – au détriment du nécessaire contrôle judiciaires des procédures. L’escalade sécuritaire est abondamment alimentée par la surenchère politicienne : la « Gauche qui gouverne », accusée de manquer de fermeté par la Droite et l’extrême-droite, n’a de cesse de donner des gages de sa bonne volonté en matière de maintien de « l’ordre menacé ». On parle d’armer les policiers municipaux, de permettre aux vrais policiers un usage plus facile de leurs armes, etc.27

Lire la suite