Dernière mise à jour 22/02/2017

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Aux armes, citoyens !

Proclamons qu’il est temps pour les citoyens que nous sommes de nous mettre en marche. Par une mobilisation massive mais dispersée dans tous les recoins de nos territoires, de celles qui font l’Histoire, de celles dont on n’a jamais à rougir car elle se nourrit de nobles valeurs. Une mobilisation dont le commandement ne sera pas confié aux chefs traditionnels devenus incapables de considérer les véritables périls qui nous menaces ou simplement impuissants à les combattre. Une mobilisation dotée d’armes dont les citoyens disposent déjà, souvent sans le savoir. Une mobilisation sur deux fronts qui se rejoignent finalement. Deux combats : un pour et un contre, un pour le climat, l’autre contre la haine. Sonnons le rassemblement ! 1287

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RiP la cinquième (le changement c'est maintenant)

Mélenchon en rêvait, Hollande l’a fait ; en finir avec la Vème République et sa démocratie bancale. Évidemment, les intentions et la finalité ne sont pas les mêmes.

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Duplicité et courte vue

La France est désormais la cible absolue de Daech. Nous ne devons pas en être étonnés : l’État islamique le proclame depuis de longs mois. À en croire divers observateurs plutôt bien informés les attentats odieux du 13 novembre dernier ne sont que le prélude d’une guerre d’un nouveau genre qui «étend ses opérations sur notre sol. Face à cette menace, il conviendrait de garder son sang-froid, d’éviter les solutions qui exacerbent le problème au lieu de le résoudre.

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Ils sabotent notre climat, sabotons leur monde

On les voit venir, avec leurs gros sabots. La conférence des parties (COP21) va travailler à partir d’un texte indigent de 20 pages où les objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre pays par pays ne font pas partie de la négociation… C’est comme si dans la synthèse finale d’un colloque international sur les méfaits du diesel étaient oubliés Volkswagen et l’industrie automobile. En parallèle de ces discussions onusiennes, « la société civile » se mobilise… 144

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Déchirures

Les images du drame firent le tour de la planète à la vitesse des réseaux (sociaux) numériques. On les commenta partout, le plus souvent pour dénoncer la « violence inadmissible » que révéla la captation filmée de la scène. Moins souvent, on opposa à cette violence visible une « autre violence » qui n’avoue jamais son nom mais fait depuis plusieurs décennies tant de ravages. En France, la presse écrite et les JT « populaires » se déchaînèrent dans une hystérie d’autant plus contagieuse qu’elle est peu regardante de la réalité sociale et que les agents propagateurs de l’épidémie moutonnière ont depuis longtemps choisi leur camp. Mettons fin au suspense : la chemise déchirée du Directeur des « ressources humaines » du fleuron de l’aviation civile française est à l’origine de cette tempête globosphérique. Si l’acte ne se borna pas à l’anecdote c’est que peut-être la vulgaire chemise portée par un homme lui-même sans doute plus vulgaire que le vulgum pecus ne l’imagine cache d’autres déchirures. Allons donc regarder derrière le rideau déchiré désormais ce que les bien-pensants ne souhaitent pas que l’on voit et encore moins que l’on dénonce. 511

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Le grand aveuglement

La chronique égraine inlassablement depuis plus de trois ans les multiples avatars du renoncement de l’actuel Président de la République. Renoncement à remettre en cause un tant soit peu l’ordre économique néolibéral porteur du creusement des inégalités sociales. En juin 2013, un an seulement après son élection l’on parlait déjà de « la débâcle hollandaise ». Encore n’avions-nous pas tout perçu alors de la funeste trajectoire d’un homme qui, osons le rappeler, nous inspirait depuis longtemps plutôt de la méfiance. Encore une année à mesurer les dégâts de ce que l’on ne pouvait même plus nommer social-démocratie et ce fut la nomination de Manuel Valls à Matignon. Les choses allèrent ensuite bon train : du célèbre « j’aime l’entreprise », véritable déclaration d’amour transi au grand patronat attentif, à l’entrée au Ministère de l’économie d’Emmanuel Macron, tout droit transféré de la banque Rothschild, à la loi « Renseignement », bradage à peine camouflé des libertés confirmant que l’ordre économique en place n’aime pas le désordre social susceptible de freiner les ardeurs de la libéralisation salvatrice. La coupe semblait pleine ! Après toutes ces déconvenues – finalement pas si inattendues – l’on se résignait à devoir se contenter d’attendre tranquillement la prochaine élection présidentielle. 585

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François nous sermonne justement

Il fallait bien s’y attendre. À force d’immobilisme, pour ne pas dire de reculades devant l’obstacle, l’autorité morale supérieure de la civilisation chrétienne allait finir par mettre les créatures – humaines – du Très-Haut devant leur criminelle inconséquence. Le Pape François a donc pris résolument la plume. Il résulte de cette volonté une encyclique de fort bonne facture qui pourrait faire date. D’abord en raison de l’objet même de la sentence papale : la crise climatique dramatique que vit déjà l’Humanité et qui, très probablement, va s’aggraver. Ensuite parce que François ne s’adresse pas là seulement aux catholiques fidèles mais à l’ensemble des humains peuplant notre planète. Un texte à portée universelle destinée en particulier à une « communauté politique mondiale » empêtrée dans un statu quo mortifère. Plus qu’un sermon religieux l’encyclique nouvelle est une magistrale leçon politique. 432

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Parlons dette !

Si l’on peut associer certains mots du vocabulaire courant à des époques particulières, nous pouvons incontestablement affirmer que le mot dette a trôné en maître absolu sur nos quinze dernières années. Précisons d’emblée qu’il s’agit là de la dette dans son acception monétaire ou financière. Il existe bien sûr d’autres occasions d’envisager le vocable : on parle par exemple de dette morale. Mais il se trouve que notre époque est imparablement à l’économie… triomphante comme jamais. La dette est donc en argent. Elle est, paraît-il, insupportable en elle-même et son idée ne vaut guère mieux. Il faut la payer proclament les sorciers des « grands équilibres » dans leurs doctes discours culpabilisateurs. Chiche ! Prenons-les au mot … 324

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Passeurs et farceurs

Les passeurs sont des salauds, c’est entendu. Profiter que des hommes,des femmes et des enfants ont le désir ardent de fuir au risque assumé de leur vie la misère, la répression ou la guerre est une infamie sans nom. Il faut la condamner sans réserves évidemment et n’avoir aucune indulgence envers ses auteurs. Pourtant, disons-le tout net, une fois l’indignation prononcée, à l’occasion d’un naufrage « record » au large des côtes italiennes, la terrible question reste entière. L’indignation ne met jamais fin au crime. 184

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Les grandes oreilles de Manu

On avait moqué en leur temps les écoutes indiscrètes de Tonton. On ne les avaient pas prises trop au tragique ces écoutes sauvages téléguidées depuis l’Élysée par le Florentin. Ce n’était pas joli-joli mais les zonzons comme les nomment les professionnels de la profession du Renseignement rimaient tellement bien avec Tonton que les canards déchaînés finirent par en rire. Et puis franchement que pouvait bien avoir à cacher Carole Bouquet, surprenante écoutée de l’affaire de la cellule anti-terroriste élyséenne, qui puisse menacer la sécurité intérieure de la France ? 104

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