Dernière mise à jour 20/09/2017

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Z'indignations

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Monologue antisocial

L’ampleur de la décrépitude actuelle de la politique se mesure certainement à l’aune de la distance creusée entre les discours et les actes des gouvernants. MM. Hollande et Valls disent à l’envi être fermement attachés au dialogue social , croire en ses vertus « au service de la cohésion nationale », convaincus qu’ils sont que cela permettrait de réduire les inégalités tout en « renforçant notre économie ». Attend-on vraiment une autre parole de la part d’hommes politiques qui, par ailleurs, se disent toujours authentiquement de gauche ? Pourtant, la parole ne pèse rien lorsqu’elle est systématiquement contredite par les actes politiques. Pire, elle devient hypocrisie, une hypocrisie qui flirte, en l’occurrence, dramatiquement avec la tromperie. 556

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Parias de tous les pays

La « crise des migrants » comme la nomment les médias trop pressés, les politiciens opportunistes et les citoyens apeurés par les précédents susnommés, dissimule des réalités indéniables aux racines anciennes que nous avons préféré oublier. Disons-le d’emblée : l’aphorisme rocardien passé à la postérité, « nous ne pouvons accueillir toute la misère du monde mais nous devons en prendre notre part », est une hypocrisie. Ce n’est pas tant notre part de la misère du monde que nous devons prendre à notre compte que notre part de responsabilité dans les causes évidentes de la misère. 488

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Gardarem lo Larzac

Au fil de ses multiples renoncements à tenter d’infléchir le cours économique néolibéral de la société française, et tout au long des trahisons des idéaux de son camp supposé, François Hollande se paie les pires audaces. Nous y sommes désormais habitués et pourtant il parvient encore à nous surprendre après trois longues années d’un règne si soucieux de se couler paresseusement dans l’ère du temps. Le dernier avatar – mais probablement pas l’ultime – de cette lente dramatique décrépitude est intervenu au cœur du présent été, au moment où les feux de l’actualité se font moins crépitants, où le citoyen digne de ce nom se repose un peu de son habituelle vigilance. La décision fut prise lors du Conseil des ministres du 31 juillet : les militaires vont reprendre le Larzac. 30

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Les cartons d’Europa City

Les lecteurs distraits des publi-reportages plus ou moins bien maquillés que diffusent de plus en plus abondamment les médias les moins regardants commencent à être familiers du nouveau mastodonte baptisé Europa City. Ici, nous supposerons que le lecteur ne se contente pas de promotion mercantile ou de gonflette publicitaire pour leur préférer une présentation critique des « grands projets structurants » dont on ne sait jamais vraiment ce qu’ils structurent. [Yann Fiévet est membre du CPTG]

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Les Indignés d’In-Salah

C’est le tour de l’Algérie ! Le sous-sol du pays regorgerait de gaz non conventionnel encore nommé gaz de schiste. Il semble que l’on soit à la veille de vouloir l’exploiter tout en affirmant – comme on le fait partout ailleurs - que pour le moment il ne s’agit que d’une simple volonté d’exploration. 3633

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J’ai fait un rêve

Comme elles furent douces à nos esprits ces folles journées de janvier au cours desquelles des millions de gens, anonymes pour la plupart, communièrent ensemble et partout en notre beau et grand pays pour le droit d’expression plein et entier. Cela nous fit d’autant plus de bien que ces foules rassemblées, d’abord de leur plein gré avant de céder aux injonctions politiciennes, en profitèrent pour proclamer que nous sommes tous frères quelle que soit notre religion, notre origine géographique, notre couleur de peau, notre classe sociale et même, comble du bonheur, notre orientation sexuelle. Bien sûr, notre allégresse était ternie par l’horreur de deux massacres.

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Indifférences

Que vaut, en démocratie proclamée, la vie d’un jeune homme en pleine santé morale, attentif au monde qui l’entoure, révolté de voir ce dernier sombrer lentement sous les coups redoublés d’une économie dévoreuse de tout ce qui justement fait la vie ? Peu de choses, probablement

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Macron économie

Au temps béni du néolibéralisme où l’État abdique partout de ses ancestrales responsabilités devant les forces du Marché totalitaire nous ne sommes plus à une loi scélérate près. Telle doit être en effet qualifiée sans vergogne la loi Macron. La manière dont elle nous a été vendue par la plupart des observateurs – trop souvent insuffisamment attentifs ou près à avaler n’importe quelle couleuvre – ne permet en rien de connaître ce qui se cache derrière le rideau de la communication gouvernementale, les fameux « éléments de langage », ou sous le jargon technocratique du texte de ladite loi. Il faut donc lire entre les lignes et surtout ne pas être oublieux du passé.

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Les gourous veillent au gain

Le néolibéralisme économique démontre partout où les hommes lui donne libre cours son incapacité à résoudre les crises les plus graves. A cela rien de vraiment étonnant : en libérant de leurs carcans supposés « les forces de l’économie » l’on ne fait le plus souvent que nourrir la tendance naturelle du capitalisme à produire les inégalité auxquelles s’alimente l’accumulation du capital indispensable à la survie du système. Pourtant, vaille que vaille, le « prix Nobel d’économie » récompense presque tous les ans un théoricien de l’orthodoxie néoclassique, adepte forcenée de la croyance en le Marché libérateur. La cuvée 2014 ne fait pas exception à la règle d’or : c’est le français Jean Tirole qui reçoit l’onction suprême cette année. Comment ne pas y voir un gourou de plus ?

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Le grand abandon

Plus personne ne regrette vraiment ce que l’on nommait autrefois « la rentrée sociale ». Plus personne ne la regrette car plus personne n’a gardé le souvenir de ce qu’elle signifiait profondément. Après l’été des « congés payés – autre vocable à l’usage aujourd’hui désuet – le temps du retour aux réalités nécessairement conflictuelles du monde du travail revenait comme un rituel Légitime. Quand les « classes laborieuses » commencèrent de baisser leur garde face au patronat revanchard un vocabulaire et une rhétorique plus conformes à l’air du temps apparurent. On ne parla plus que de « partenaires sociaux » car désormais nous devons tous admettre que « nous sommes tous dans le même bateau ». Nous avions donc tous oublié la rentrée sociale depuis longtemps lorsque les calendriers du Gouvernement et du patronat coïncidèrent brutalement à la fin du mois d’août dernier pour nous offrir une terrible rentrée.

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