Dernière mise à jour 17/12/2017

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26 ans après l’explosion, la catastrophe de Tchernobyl se poursuit

Tchernobyl_tue_toujours-1986-2012.jpgL’association humanitaire « Les Enfants de Tchernobyl » a accueilli ce 30 juin 2012 à Horbourg-Wihr le 40ème groupe d’enfants invité en France

Vingt-six ans après l’explosion du réacteur de Tchernobyl, l’association humanitaire alsacienne « Les Enfants de Tchernobyl » continue de présenter les preuves de la poursuite de la catastrophe et de l’intérêt des séjours en France des « Enfants de Tchernobyl ».

Le 26 avril 1986, à 1H24, le réacteur n°4 de la centrale nucléaire Lénine de Tchernobyl explose. L’explosion est 90 fois supérieure à la bombe d’Hiroshima et libère 7000 fois plus de particules radioactives dans l’atmosphère que la bombe lancée sur le Japon en 1945.

Plus d’un quart de siècle plus tard, les habitants du nord de l’Ukraine, du sud de la Russie et du Bélarus sont contraints de vivre dans un environnement radioactif et parce que leur alimentation est contaminée, les radioéléments (et tout particulièrement le césium 137) s’accumulent, jour après jour, dans l’organisme des enfants. Les principaux responsables sont le lait, les produits de la cueillette (baies, champignons…), de la chasse et de la pêche.

L’irradiation permanente de leurs cellules, en particulier celles du cœur, de la thyroïde et du cerveau, provoque d’innombrables lésions qui sont à l’origine de pathologies très graves, liées notamment à l’atteinte des défenses immunitaires et des organes vitaux. Les examens et travaux du professeur Youri Bandajevsky ont démontré une corrélation entre le taux de césium 137 accumulé dans l’organisme des enfants et les anomalies révélées par leurs électrocardiogrammes.

Le césium 137 n’existe pas à l’état naturel. Celui que l’on met en évidence ne peut provenir que des activités humaines : installations nucléaires, essais atmosphériques, pollutions et catastrophes nucléaires.

Lors des mesures réalisées les années précédentes, tous les enfants ukrainiens et russes invités à séjourner en France par l’association « Les Enfants de Tchernobyl » étaient contaminés par du césium 137 dans leur organisme, mis en évidence par les mesures réalisées (aux frais de l’ONG) par l’Académie des Sciences d’Ukraine à Kiev. Certains des enfants mesurés, qui n’étaient pas nés en 1986 au moment de l’explosion du réacteur de Tchernobyl, avaient dans leur corps  autant de césium 137 radioactif que leurs parents en 1986.

Une alimentation « propre » durant quelques semaines permet à ces enfants d’éliminer plus rapidement le césium radioactif contenu dans leurs organismes et donc de réduire les risques sanitaires. Pour cette raison, l’association française « Les Enfants de Tchernobyl », comme d’autres associations occidentales (en Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Irlande, mais aussi au Canada et aux Etats Unis), invite chaque année des enfants qui continuent d’habiter sur des territoires contaminés par les retombées radioactives de Tchernobyl à séjourner en été dans notre pays.

Durant leurs précédentes vacances françaises, les enfants invités par l’association alsacienne « Les Enfants de Tchernobyl » ont réduit leur charge corporelle en césium 137 radioactif de 30% en moyenne, jusqu’à 65% pour les plus contaminés, uniquement par une alimentation « propre ». Ces résultats sont remarquables et prouvent l’intérêt de ces projets.

Grâce au dévouement et à la générosité des familles d’accueil membres de l’association et grâce aux sympathisants, ce sont 137 Ukrainiens et 80 Russes (208 enfants et 9 adultes) qui vivront un été 2012 à l’heure française, soit en juillet, soit en août, soit les deux mois, essentiellement dans les deux départements alsaciens, mais également dans cinq limitrophes.

Fait exceptionnel : le succès de la 20ème édition de l’opération « 10 000 œufs pour les Enfants de Tchernobyl » (26 563 œufs en bois vendus cette année) a permis de financer cette année le transport aérien entre Kiev et l’Allemagne des jeunes invités et de leur encadrement.

Le premier des 3 groupes d’enfants de l’été composé de 101 Ukrainiens est arrivé ce samedi 30 juin en Alsace dans la Salle Alfred Kastler gracieusement mise à disposition par la municipalité d’Horbourg-Wihr, fidèle partenaire depuis 19 années de l’association humanitaire.

Il s’agit du 40ème groupe d’enfants originaires des régions contaminées par les retombées radioactives du printemps 1986 invités en France par l’association « Les Enfants de Tchernobyl » portant par là même à 3390 le nombre de séjours organisés.

Les responsables de l’association humanitaire française réservent à leurs 217 invités ukrainiens et russes un programme de sorties et de visites exceptionnelles pour cet été, en particulier : Grande Fête à Geispolsheim (Bas-Rhin), visite du zoo de Bâle (Suisse), journée de pêche à l’étang de Blodelsheim (Haut-Rhin) et sortie au parc d’attractions de Fraispertuis (Vosges).

26 ans après l’explosion, la catastrophe de Tchernobyl se poursuit. L’association humanitaire alsacienne lance un appel aux dons pour financer ses nombreux projets d’aide aux populations d’Ukraine, du Bélarus et de Russie qui continuent de survivre sur les territoires contaminés par la radioactivité de Tchernobyl.

Renseignements et dons :
Association LES ENFANTS DE TCHERNOBYL
1A rue de Lorraine  68840 PULVERSHEIM (France) - 06 73 15 15 81
Courriel : lesenfantsdetchernobyl@gmail.com
Site internet : www.lesenfantsdetchernobyl.fr


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Auteur: VéroniqueR

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