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Etranglement financier de la Grèce par Yannis Almpanis

” (…) Greece is in front of the abyss… “

Cour­rier d’appel et d’alerte de Yan­nis Alm­pa­nis, mem­bre du réseau pour des droits poli­ti­ques et sociaux.

28 avril 2010

Tra­duc­tion en fran­çais et cour­rier ori­gi­nal en anglais…

La situa­tion en Grèce se dété­riore cha­que jour un peu plus. Pour l’heure, il est impos­si­ble que le pays emprunte aux mar­chés finan­ciers. Le taux d’inté­rêt des obli­ga­tions sur 10 ans est de 10,55 (18,5 pour cel­les sur deux ans). En fait, per­sonne ne veut prê­ter à la Grèce.

Le gou­ver­ne­ment cher­che à accé­lé­rer le pro­ces­sus de l’aide de l’Union euro­péenne et du FMI. S’il n’obtient pas cet argent avant le 18 mai, l’Etat sera obligé de sus­pen­dre ses paie­ments. Or les ter­mes impo­sés par l’Alle­ma­gne et le FMI pour ce prêt vont pro­vo­quer un véri­ta­ble désas­tre social. Nos « par­te­nai­res » euro­péens exi­gent : une baisse de 15% des salai­res dans les sec­teurs public et privé, un relè­ve­ment de l’âge de la retraite à 67 ans, une baisse des pen­sions, des mil­liers (peut-être des cen­tai­nes de mil­liers) de réduc­tions d’emplois dans le sec­teur public, l’abo­li­tion des con­ven­tions col­lec­ti­ves, la remise en cause de toute res­tric­tion légale à la sup­pres­sion d’emplois dans le sec­teur privé, des réduc­tions de la dépense publi­que (il a déjà été annoncé que l’an pro­chain, les éco­les devraient pas­ser de 25 à plus de 30 élè­ves par classe). Comme vous le voyez, il s’agit du pire plan pos­si­ble de la part du FMI.

Mais il est for­te­ment pos­si­ble que cette situa­tion échappe à tout con­trôle, même avec ce plan catas­tro­phi­que. Bien des gens ici com­pa­rent les faits à ce qui s’est passé en Argen­tine. Tout d’abord, il y a une vague de retraits ban­cai­res. Les riches et la classe moyenne ont peur que les Alle­mands fas­sent sor­tir la Grèce de la zone euro. Du coup, ils essaient de pré­ser­ver leurs euros en les trans­fé­rant à Chy­pre ou en réa­li­sant des inves­tis­se­ments immo­bi­liers à Lon­dres (cer­tains se con­ten­tent de tout gar­der chez eux). En outre, avec le temps, il paraît impos­si­ble que la Grèce puisse régler sa dette, mal­gré l’aide du FMI. On dit même que dans les 5 pro­chains PNB, l’un devrait ser­vir à payer la dette publi­que.

Pour con­clure, la Grèce est au bord de l’abîme.

Le 5 mai pro­chain, il y aura une grève géné­rale en Grèce. Il serait bien que les mou­ve­ments euro­péens fas­sent de ce jour une jour­née de soli­da­rité avec le peu­ple grec et de résis­tance inter­na­tio­nale aux poli­ti­ques du FMI et de l’Union euro­péenne.

PS. Lors­que j’ai com­mencé à écrire cet arti­cle, à 11 heu­res, le taux d’inté­rêt était de 10,58. A pré­sent, à 11h25, il est passé à 10,83%

Tra­duc­tion en fran­çais du texte de Yan­nis Alm­pa­nis



Cour­rier ori­gi­nal :

Dear all,

The finan­cial situa­tion in Greece is get­ting worse eve­ry­day. For the time being, it is impos­si­ble for the coun­try to bor­row from the finan­cial mar­kets. The rate of inte­rest for the Greek 10 years bonds is 10,55% (18,50% for the 2 years bonds). In rea­lity nobody wants to lend Greece.

The govern­ment tries to speed up the pro­cess of the EU-IMF aid. If they don’t get the money until May 18, the state will be obli­ged to sus­pend pay­ments. Never­the­less, the terms impo­sed by Ger­many and IMF for the loan will cause a real social disas­ter. Our Euro­pean “part­ners” demand: 15% reduc­tion in sala­ries both in pri­vate and public sec­tor, increase of the age limit before reti­re­ment to 67 years, decrease of the pen­sions, thou­sands (maybe hun­dreds of thou­sands) of job cuts in the public sec­tor, abo­li­tion of col­lec­tive labour agree­ments bet­ween trade unions and employers, abo­li­tion of any legal res­tric­tion in job-cuts in the pri­vate sec­tor, cuts in public expen­di­ture (it is already announ­ced that next year the pupils in every class will go from 25 to more than 30). As you unders­tand this is the worst pos­si­ble IMF plan.

But it is highly pos­si­ble that the situa­tion will finally get out of con­trol even with this catas­tro­phic plan. Many peo­ple com­pare the situa­tion with that of Argen­tina. First of all, there is a wave of money with­dra­wal of the banks. Rich and middle class peo­ple are afraid that the Ger­mans will kick Greece out of the euro-zone. They are trying to save their Euros by trans­fer­ring them to Cyprus or by making real-estate invest­ments in Lon­don (some just keep the at home…). In addi­tion to that, as the time goes by, it seems impos­si­ble that Greece will be able to pay its debt event with the IMF aid. It is said that among the five next GNP, the one should be used to pay the public debt.

In con­clu­sion, Greece is in front of the abyss.

On May 5, there will be a gene­ral strike in Greece. It would be a good idea for the Euro­pean move­ments to make of this day a day of soli­da­rity to the Greek peo­ple and inter­na­tio­nal resis­tance to the IMF-EU neo­li­be­ral poli­cies.

P.S. When I star­ted to write this note at 11:00 the rate of inte­rest it was 10,58. Now it is 11:25 and the rate is 10,85%…

Yan­nis Alm­pa­nis (mem­ber of the Net­work for Poli­ti­cal and Social Rights)

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Foumonde

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