Dernière mise à jour 22/08/2018

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Vers une pensée désenchaînée

Au sommaire :

  1. "Pourquoi les pauvres votent à droite" : la rébellion conservatrice
  2. Le "populisme autoritaire" selon Stuart Hall
  3. La LCR se divise : le sarkozysme, "contre-révolution" ou "continuité" ?
  4. La pensée enchaînée : Comment les droites laïque et religieuse se sont emparées de l’Amérique
La pensée enchaînée

"Pourquoi les pauvres votent à droite" : la rébellion conservatrice

LE MONDE DES LIVRES | 31.01.08 | 19h41  ‚Ä¢  Mis à jour le 31.01.08 | 19h41

Un peu partout en Occident, la gauche est saisie de perplexité. Je suis l’héritière du mouvement ouvrier, j’incarne le combat pour l’émancipation sociale, et pourtant le peuple m’abandonne, se lamente la gauche. Cette angoisse, elle la formule avec ses mots à elle, sous la forme d’un âpre questionnement : pourquoi diable les pauvres gens soutiennent-ils la droite, autrement dit le parti des dominants ? Comment expliquer que les damnés de la terre apportent leurs suffrages à ceux qui roulent "objectivement" pour les maîtres du monde ?

La question ne date pas d’hier. Ces temps-ci, elle trouve néanmoins une actualité renouvelée. Afin d’y répondre, on peut opter pour la voie théorique : décortiquer les bons auteurs et reprendre l’étude de ce qu’on nommait, autrefois, "servitude volontaire" ou "aliénation". Thomas Frank a choisi un autre chemin : celui du reportage politique, entre recherche de terrain et flânerie narquoise. Son domaine d’enquête était tout trouvé : le journaliste a grandi dans l’Etat du Kansas, où naquirent jadis bien des révoltes, et où George W. Bush est aujourd’hui l’idole des plus démunis.
Ici, les masses déshéritées réclament la fin des droits de succession et la privatisation des hôpitaux. Ici, la colère vise non pas les élites économiques, mais la gauche "libérale", forcément "cosmopolite" et "arrogante" : voyez ces "démocrates" qui haïssent l’Amérique profonde ; voyez ces syndicalistes parasitaires, qui ne manquent pas une occasion de trahir le pays ; voyez ces "je-sais-tout" d’universitaires, incapables de manier une arme ou d’installer l’électricité chez eux, mais experts en féminisme chic et en fromage frenchie...

Thomas Frank se promène seul sur les terres de son enfance. Son regard est celui d’un ingénu gauchiste, et son livre, Pourquoi les pauvres votent à droite, ne prétend à aucune scientificité. Ecrit d’une plume alerte, le texte se dévore avec passion, sourire aux lèvres, un peu comme on regarde un documentaire de Michael Moore, à cette différence près que Frank ne cède jamais, lui, à la démagogie narcissique.

Donc, Frank va écouter le jeune prédicateur Phill Kline, qui électrise les salles en se présentant à la fois comme un guerrier de Dieu et comme le candidat "des barbecues et des packs de bière républicains". Il va à la rencontre de l’ancien soldat Mark Gietzen, chef de file d’un groupe de célibataires chrétiens, qui a passé des années à faire du porte-à-porte jusqu’à ce que sa ville bascule à droite. Frank se prend encore d’affection pour un certain Tim Golba. Travailleur à la chaîne dans une usine de mise en bouteilles, cet enthousiaste prend sur son temps libre pour animer des comités hostiles à la "décadence morale", aux partisans de Darwin et autres "mondains" : "Il travaille jour et nuit pour que les autres jouissent de leur capital sans avoir jamais à travailler", note Frank. Lequel tombe enfin sous le charme d’une mamie nommée Kay O’Connor, sénatrice au parlement de l’Etat, qui considère le vote des femmes comme le symptôme du déclin américain. Elle est loin d’être aisée, elle a même dû hypothéquer sa maison, mais "sa pensée semble pourtant tout droit tirée du credo politique des milliardaires du XIXe siècle", remarque l’auteur.


Pour un homme de gauche, c’est à n’y rien comprendre. En guise d’explication, Frank insiste sur le coup de génie des conservateurs : d’un côté, ils se sont réapproprié un thème largement abandonné par les démocrates, celui de la juste fureur des "masses" contre les élites ; de l’autre, ils ont substitué la "guerre culturelle" à la lutte de classes. Les valeurs d’abord ! "Ce qui divise les Américains, ce serait l’authenticité, et non quelque chose d’aussi complexe et dégoûtant que l’économie", précise le journaliste. D’où la marginalisation des thèmes propres à la gauche (salaires, protections sociales...) et le triomphe d’enjeux touchant à l’avortement, à la religion, bref aux "modes de vie". D’où aussi la posture victimaire adoptée par ces idéologues républicains, riches à millions et diplômés d’Harvard, qui prennent "des accents ruraux, racontant à qui veut l’entendre leur jeunesse passée dans les cabanes et hurlant après les élites suréduquées"...

Une fois au pouvoir, les mêmes se garderont bien de tenir leurs promesses "morales", insiste Thomas Frank. L’essentiel de leur action consistera à appliquer le programme néolibéral : "Votez pour interdire l’avortement et vous aurez une bonne réduction de l’impôt sur le capital (...). Votez pour faire la nique à ces universitaires politiquement corrects et vous aurez la déréglementation de l’électricité (...). Votez pour résister au terrorisme et vous aurez la privatisation de la sécurité sociale"... Devant tant de paradoxes, Frank fustige l’évolution d’un Parti démocrate honteux de lui-même, incapable de capter la colère d’une population qui devrait, en bonne logique marxiste, se tourner vers lui...

C’est alors que l’enquête trouve sa limite. Car en parlant de "dysfonctionnement" ou de "masochisme" populaire, l’auteur se révèle prisonnier d’une grille de lecture qui l’aveugle plutôt qu’elle ne l’éclaire. C’est du moins ce qu’affirme Wendy Brown, spécialiste de sciences politiques : "Bien que Thomas Frank explique de façon convaincante que les riches et les puissants ont exploité le désespoir et la frustration des classes moyennes et ouvrière américaine, son analyse suit un modèle d’"intérêts objectifs" d’une part, et (...) de manipulation idéologique de l’autre. Elle ressuscite ainsi, au moyen de l’image usée de la "fausse conscience", un certain espoir politique, et évite la perspective plus inquiétante d’une orientation subjective antiégalitaire, asservissante et abjecte, dans une partie importante de la population américaine", écrit-elle dans Les Habits neufs de la politique mondiale (éd. Les Prairies ordinaires, 144 p., 12 ‚Ǩ). Brown y décrit précisément les zones de divergence, mais aussi de convergence, entre les "valeurs" du néoconservatisme, d’un côté, et les "intérêts" défendus par le néolibéralisme, de l’autre. Pour elle, il ne s’agit plus de déplorer les "illusions" populaires en ces domaines, mais de réaliser que cette alliance entre rhétorique morale et doctrine économique signe l’avènement d’un citoyen non démocratique : "Ce dernier n’aime ni la liberté ni l’égalité, même sous une forme libérale. Il n’attend du gouvernement (...) ni vérité ni responsabilité", note-t-elle.

"Pourquoi les pauvres votent à droite. Comment les conservateurs ont gagné le coeur des Etats-Unis. (What’s the matter with Kansas ?)" de Thomas Franck. Traduit de l’anglais par Frédéric Cotton, Agone, "Contre-feux", 368 p.., 24 ‚Ǩ.
Jean Birnbaum

Article paru dans l’édition du 01.02.08.


Le "populisme autoritaire" selon Stuart Hall

LE MONDE DES LIVRES | 31.01.08 | 19h41  ‚Ä¢  Mis à jour le 31.01.08 | 19h41

¬´Je ne cherche pas à obtenir le statut de théoricien. A quoi bon être théoricien ? Je recours à la théorie pour comprendre et déverrouiller les conjonctures dans lesquelles je me trouve, de façon à agir politiquement en leur sein¬ª, confiait Stuart Hall dans un entretien avec Mark Alizart (Stuart Hall, Ed. Amsterdam, 2007). Né en Jamaïque en 1932, Hall s’installe en Angleterre à l’âge de 18 ans, avant de devenir l’un des animateurs de la New Left Review. Penseur de renommée internationale, il reste largement méconnu en France. Grâce aux éditions Amsterdam, certains de ses textes sont désormais disponibles. Dans Le Populisme autoritaire. Puissance de la droite et impuissance de la gauche au temps du thatchérisme et du blairisme (Amsterdam, 208 p., 13,90 ‚Ǩ), il examine le mélange de coercition idéologique et de "consentement populaire actif" qui distingue l’actuelle "lame de fond populiste" en Grande-Bretagne : "Son succès et son efficacité ne reposent pas sur sa capacité à duper des gens naïfs, mais sur le fait qu’il s’attaque à de vrais problèmes, à des expériences vécues et bien réelles (...) tout en étant capable de les représenter dans une logique discursive qui les inscrit systématiquement dans les politiques et les stratégies de classe de la droite", écrit-il.

Figure fondatrice des études postcoloniales, Stuart Hall est l’auteur d’articles majeurs sur la différence culturelle et l’expérience diasporique. Plusieurs d’entre eux ont été rassemblés sous le titre Identités et cultures. Politiques des cultural studies (Amsterdam, 336 p., 22 ‚Ǩ). Cette édition a été établie par Maxime Cervulle, qui enseigne les études culturelles à Paris-I et Lille-III. Il répond à nos questions.

Quelle est la place de Stuart Hall sur la scène des "études culturelles" (cultural studies) ?

Hall a joué un rôle central dans leur développement en Grande-Bretagne. Lorsqu’il succède à Richard Hoggart à la tête du Centre for Contemporary Cultural Studies de Birmingham, en 1968, il poursuit le projet qui consiste à opérer un retour réflexif sur le marxisme et à développer des analyses ethnographiques des modes de vie et cultures populaires. Parallèlement, il ouvre de nouvelles pistes : par exemple, en prêtant l’oreille aux contestations féministes au sein du Centre, en mettant l’accent sur les identités culturelles dans la réflexion sur le pouvoir ou encore en s’inspirant des théories critiques européennes, de la "French Theory" à Gramsci. Ce dernier va d’ailleurs jouer un rôle important en lui permettant d’adopter une approche plus dynamique de la culture - loin du réductionnisme économique du marxisme classique - et en substituant aux concepts de "domination" et d’"aliénation" celui, plus souple, d’"hégémonie". Plutôt que de critiquer un "grand méchant média" qui injecterait directement des contenus dans les cervelles de masses passives, Hall s’attache à décrire les multiples idéologies qui s’affrontent sur le terrain culturel.

Les "cultural studies" semblent recouvrir un champ très large, comment les définit-il ?

Ce qui rassemble ce champ d’études, c’est le questionnement sur les relations de pouvoir dans la sphère culturelle. Les deux concepts majeurs de Hall, la "politique de la représentation" et la "politique de la signification", renvoient tous deux à la lutte sémiotique qui se joue au sein du discours. L’enjeu est d’analyser les rapports qu’entretiennent la signification, la représentation et les dynamiques de pouvoir au sein d’une société, et ce afin d’intervenir politiquement. Il s’agit non seulement de décoder les processus de violence culturelle et matérielle, mais également de tenter de les transformer en intervenant dans les processus idéologiques qui les rendent signifiants.

Quelle est la place de Hall dans la gauche anglo-saxonne ?

En tant que "postmarxiste", travaillant à la fois avec et contre le marxisme, Hall joue le rôle de conscience réflexive de la gauche britannique. Ses interventions sur le thatchérisme ou le New Labour ont servi de cadre de référence pour penser les contextes politiques auxquels devaient faire face la gauche. Plus généralement, comme un grand nombre d’auteurs postmarxistes tels que Chantal Mouffe ou Ernesto Laclau, Hall pousse la gauche à voir ce sur quoi elle ferme les yeux : l’importance de la notion d’identité dans les cultures contemporaines et la nécessité de formuler une version de gauche de la "politique identitaire", l’indispensable articulation des luttes contre l’injustice économique avec les combats féministes, antiracistes et antihomophobes.

Quasiment ignorée en France, l’oeuvre de Hall commence à peine à y être traduite. Quels sont les effets d’un tel contretemps ?

L’un des effets de cette réception tardive est la troublante impression d’actualité de sa critique du thatchérisme face au contexte français. Pourtant, si l’approche de Hall peut nous être utile, ce serait une erreur que de superposer les deux situations. Il ne faut pas sous-estimer la spécificité des conjonctures historiques, nous dit-il. Ce qui n’empêche pas que l’on se serve de la force de ses analyses pour repenser la gauche française : lorsqu’il écrit "la gauche ferait bien de commencer par "apprendre du thatchérisme"" comment ne pas penser qu’ici aussi la gauche devrait tirer les leçons du sarkozysme et, plutôt que de "résister" passivement, ferait mieux de s’atteler à défaire les constructions idéologiques qu’il a patiemment articulées pour les reconfigurer dans un autre cadre de pensée ?

Propos recueillis par J. Bi.

Article paru dans l’édition du 01.02.08.




La LCR se divise : le sarkozysme, "contre-révolution" ou "continuité" ?

LE MONDE | 26.01.08 | 13h50  ‚Ä¢  Mis à jour le 26.01.08 | 13h51

Quel nom donner au sarkozysme ? Après l’ouvrage d’Alain Badiou - De quoi Sarkozy est-il le nom ? (Lignes, 14 euros) - qui taxait le président de la République de "pétainisme rampant", c’est aux militants de la Ligue communiste révolutionnaire, réunis en congrès à Saint-Denis, de se poser la question. Rupture à droite, voire "contre-révolution conservatrice" ou simple durcissement du projet libéral : les termes du débat ont opéré une césure au sein de l’organisation trotskiste entre une majorité refusant de "dramatiser" la victoire du candidat UMP en mai 2007 et une minorité qui assure que M. Sarkozy est lancé dans une entreprise de "démolition" des valeurs traditionnelles de la société française.

La minorité emmenée par Christian Picquet avait d’emblée posé le décor de son analyse dans sa plate-forme soumise aux congressistes. Le sarkozysme est, à ses yeux, une droite "nouvelle" dans la lignée de Margaret Thatcher et George Bush, rompant avec le chiraquisme. S’inspirant de la droite néoconservatrice américaine, la démarche de Nicolas Sarkozy opère une "rupture" avec l’histoire de la "nation politique" française, son modèle social, les acquis du Conseil national de la Résistance.
"C’est une volonté de déclarer une guerre totale au modèle républicain français et à l’idée même de démocratie", a lancé M. Picquet. Il en veut pour preuve la volonté d’imposer "un retour à une société d’ordre et de valeurs", "la prééminence des religions" donnant aux différentes confessions le soin de "l’encadrement moral de la société" et les "attaques sans précédent contre le mouvement ouvrier". "Il faut comprendre la gravité de ce à quoi nous sommes confrontés", insiste Francis Sittel, membre du même courant.

"RÉSISTANCES SOCIALES"

La direction refuse un tel pessimisme. Pour les animateurs, il y a une "continuité" dans la politique de la droite. "Sarkozy a fait un pas de plus, mais l’offensive avait été ouverte par Balladur et Fillon", estime Yvan Lemaître. "Il y a une accélération, mais pas de rupture", renchérit Christine Poupin, membre du bureau politique. D’autres proches d’Olivier Besancenot ne rejettent pas le terme de rupture. Mais avec un bémol : "Sarkozy n’est pas Thatcher. Il n’a pas cassé les résistances sociales", tempère François Sabado.

La discussion sémantique a son importance, au moment où la LCR entend donner le coup d’envoi de la création d’un "nouveau parti anticapitaliste". "Si on pensait qu’on était dans une situation de recul absolu du mouvement social et de la gauche, on ne s’amuserait pas à lancer notre projet", assure Pierre-François Grond, membre de la direction. Vendredi 25 janvier, les militants semblaient majoritairement approuver une telle analyse.

Sylvia Zappi

Article paru dans l’édition du 27.01.08.




Susan George : La pensée enchaînée : comment les droites laïques et religieuses se sont emparées de l'Amérique -Fayad - 10/10/07La pensée enchaînée : Comment les droites laïque et religieuse se sont emparées de l’Amérique

Susan George; André Cabannes - 10 octobre 2007- Fayard

Voici une enquête remarquable et souvent terrifiante au coeur de la société américaine.

Selon Susan George, la prise de pouvoir par la droite aux Etats-Unis ne se réduit pas à la présence de George W. Bush à la Maison-Blanche et ne se terminera pas forcément quand il n’y sera plus. Elle est la conséquence d’une "longue marche à travers les institutions" qui dure depuis des décennies. Tandis que la gauche restait dans la désorganisation et l’angélisme, la droite s’emparait avec méthode et détermination de positions stratégiques dans tous les domaines de la vie sociale.

Ce début de XXIe siècle made in USA voit le règne d’un libéralisme économique exacerbé mettant au ban les valeurs de progrès issues des Lumières et marginalisant les questions sociales et environnementales. Il est aussi marqué par un ordre moral mesquin, le refus de l’évolutionnisme et le fondamentalisme religieux.

On rencontre ici des personnages souvent méconnus dont le rôle dans la diffusion de cette pensée est déterminant. On pénètre également les rouages parfaitement huilés d’un système incarné dans des lobbies, des fondations, des associations, des partis politiques, des mouvements religieux, et qui ne touche pas que l’Amérique...

Extrait : La politique comme prolongement de la guerre par d’autres moyens -  netoyens.info

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Éric Jousse

Auteur: Éric Jousse

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