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Où est notre liberté ?

Melenchon_520x290_mel-800.pngOù est notre liberté (Jean-Luc Mélenchon au meeting de Toulouse) ? Pas dans la résignation ! Pas dans la sujétion ! Dans la souveraineté !

RésistanceFrance belle et rebelle, comment pourrais-tu voter pour un Hollandréou ? L’esprit de Münich souffle-t-il encore sur toi ? Rappelle-toi que le renoncement et la capitulation t’avaient apporté cinq années de souffrance. Se débarrasser de Sarkozy est ton obsession, mais pas pour en avoir une copie rose pâle – si pâle – sinon, est-ce bien la peine de voter ?

Car ce n’est pas seulement de Sarkozy qu’il faut se débarrasser mais du système dont il est un rouage, c’est à dire du capitalisme, du darwinisme économique qui met en concurrence – la trop fameuse concurrence libre et non faussée du TCE – les individus et les peuples.

La société du bonheur ne peut être fondée que sur la solidarité. Est-ce cela que nous promet le candidat du PS ! Non ! Il ne veut pas combattre la “bête” : le capitalisme et son dernier avatar, l’ultra-libéralisme. Il ne promet que d’en soigner les effets. Vain combat ; on ne soigne pas une maladie en traitant la fièvre, mais en s’attaquant au germe qui la provoque. Au PS, ils n’ont pas de mots assez durs pour dénigrer le programme du Front de Gauche : « utopie », « inapplicable », et même « soviétique ». C’est sans appel, pour eux, le modèle social français est indéfendable. Münich vous dis-je. « I am not dangerous », on croirait entendre ces politiciens de 1936 à plat ventre devant Hitler.

Alors, le choix est clair ; voulez-vous vivre dans l’assistanat et la résignation ? Votez Hollande. Voulez-vous vous battre pour votre dignité et vos droits ! Votez Mélenchon.

Le bon sens le dit : il ne faut pas s’attacher à l’étiquette, seul le contenu du bocal compte. Ce n’est pas un hasard si le modèle de Hollande est Tony Blair. Blair est ce qu’on appelait jadis un radis : rouge à l’extérieur mais blanc à l’intérieur. Sous l’étiquette travailliste, il a continué et approfondi la politique antisociale de Thatcher « la dame de fer ». Vous savez dans quel état se trouvent les services publiques en Grande-Bretagne, un pays qui s’est désindustrialisé au point de ne plus pouvoir construire ses propres grands navires civiles ou militaires, qui a tout misé sur la finance au mépris de sa souveraineté. Aujourd’hui, avec la mondialisation et ses délocalisations, combien de produits ne sont plus fabriqués chez nous ? Certains disent que c’est trop tard pour renverser la situation. Est-ce vraiment jamais trop tard pour refuser de perdre sa liberté, ou de se battre pour la retrouver ?

Souveraineté ! J’entends déjà les hurlements au PS : Mélenchon utilise un mot de droite ! Et alors ! Faut-il s’interdire de dire que la terre est ronde sous prétexte que le FN le dit aussi ? Et puisqu’il n’y a pas de liberté sans souveraineté, la défense des deux va de pair. La souveraineté n’est donc pas une valeur de droite ou de gauche, c’est un droit fondamental auquel s’oppose la mondialisation libérale.

Mélenchon cite volontiers de Victor Hugo les “Misérables” et la droite qui aime à se faire peur propage la rumeur que Quatrevingt-treize, le grand roman de Hugo sur la Terreur, serait actuellement best-seller dans les librairies du 9-3. Moi j’en aime ce passage :

« Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée ».

Hollande veut secourir les pauvres, avec Mélenchon, on peut espérer voir la misère supprimée.


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