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La barbarie aux portes des démocraties

Dans cette affaire complexe que les médias et la classe politique compliquent à l’envie plus qu’ils ne l’éclairent, il faut craindre que l’Europe soit à nouveau un prétexte ou un support pour des politiques d’une ampleur et d’une profondeur assez effrayante.

Peu importe ici que l’on soit euro-septique ou fédéraliste. Nous devons tous bien comprendre que la crise que l’on agite tant et plus n’est pas une affaire de gros sous mal dépensés par des pouvoirs publics incompétents comme on veut bien nous le faire admettre.

C’est surtout l’actualisation des règles de domination des démocraties acceptée par une oligarchie portée à la tête des États par des peuples qu’elle consent à soumettre à l’insatiable appât du gain et aux appétits de pouvoir sans limite d’une armée de ploutocrates et de rentiers.

Rappelons pour commencer que ce que l’on appelle « la crise grecque » est d’abord celle du système financier puis du système bancaire américain, lui même tête de pont du projet de financiarisation d’une économie mondialisée dont on reparlera plus tard.

Ce que les spécialistes appelle la « titrisation » est en fait un assemblage de titres de dettes devant faciliter leur commercialisation, façon de mieux partager ou de mieux refourguer le risque de non recouvrement. Ces dettes résultent d’emprunts contractés soit par des personnes ou des entreprises privées auprès des banques, soit par des États auprès des marchés financiers. Ces assemblages ne sont pas autre chose qu’une manière de dissimuler des dettes à très haut risque au milieu de dettes qui le sont moins afin de faciliter une escroquerie tout à fait légale. On améliore ainsi le piège de l’attractivité de ce qui est perçu normalement par les acheteurs, petits et gros, comme une créance future que leurs détenteurs entendent empocher un jour, service de la dette incluse que sont les versements des intérêts.

Cette « titrisation » barbare est une vulgaire remballe de produits indésirables qu’on surnomme tout aussi bien des «toxiques». Cette technique de reconditionnement ou d’emballage de dettes d’origines différentes aura permis au système bancaire et financier des États-Unis d’exporter facilement, pour beaucoup en Europe, les fameux subprimes. Voyons pourquoi ils ont été rebaptisés depuis « subcrimes ».

Pour relancer ses volumes d’affaire, les banques états-uniennes bouffies de liquidités et pourvoyeurs d’effet de levier ont cherché à développer un nouveau marché de l’immobilier en vendant des crédits (les subprimes) à une catégorie d’états-uniens jusque là jugés non solvables. Ces gens, non propriétaires de leur logement, étaient pour beaucoup désargentés voire même pauvres mais le temps était venu pour eux que l’état de grâce et les promesses de l’ « american way of life » vienne frapper à leur porte.

C’est ainsi que naquit cette « politique » d’initiative bancaire, d’une certaine manière d’aide très intéressée à l’accession à la propriété. Elle ne s’envisage pas comme foncièrement différente de celle que NS avait annoncée en 2007 lors de la campagne présidentielle. Rappelez-vous : “Je rêve d’une France de propriétaires”. Le candidat savait par ailleurs que Dominique Galouzeau de Villepin, pour quelques jours encore premier ministre, avait mis en place ce que l’on appelle un « crédit hypothécaire » à la française qui n’attendait plus que le regain de propriétaires pour alimenter la noria de l’endettement privé [1] .

Depuis, la situation s’est complètement retournée. La prise de conscience fut des plus brutale quand nous avons découvert, en 2008 et encore récemment, que les agents de la banque Dexia rompus au financement de nos collectivités territoriales s’étaient révélés totalement incompétents dans les pratiques de banques d’affaire dont la spécialité est de commercer sur les marchés financiers à des fins de spéculation. Résultat, cette banque a fini par faire faillite, après avoir acheté massivement sur le marché américain de cette « titrisation » qu’on a qualifié depuis d’ « actifs pourris » c’est à dire des titres de dette au recouvrement improbable que les agences de notation auraient du noter triple Z depuis des lustres. Dexia étant une banque franco-belge, chacun a du reprendre ses billes et la part de dette appariée. La part française s’est réfugiée sous les jupons de sa mère, la Caisse des dépôts, et devant la froideur intransigeante des règles comptables, la voilà qui lorgne sur les bas de laine les plus populaires du pays qu’on appelle aussi le Livret A. Chaud !

En 2008, on évaluait le montant de ces dettes à 60 000 Milliards de dollars. Une fois refourgué pour une part via les marchés financiers et notamment à travers Dexia, cette « crise financière » venait de franchir l’atlantique.

Dexia et les autres banques, après une première recapitalisation couverte par des garanties inventées par les États européens mais aussi des financements importés d’amérique par le FMI de DSK, il a fallu trouver les moyens pour en alimenter une seconde, la première s’étant révélée insuffisante durant l’été 2011, période qui a enfin révélé au monde l’abyssal endettement des États-Unis dont la note venait d’être dégradée. À vrai dire, tout le monde savait que c’était inéluctable, trop « d’actifs pourris » peuplaient encore le bilan des banques états-uniennes et européennes. En gros, il restait un montant équivalent à la moitié de ce qui avait été évalué en 2008. Il fallait donc trouver moyen d’« éponger » d’une manière ou d’une autre ces 30 000 Milliards de dollars de dettes que le système essayait de refiler en vain comme la patate chaude. Trop risquée. Le système bancaire notamment européen ainsi gravement plombé, menaçait à nouveau de s’effondrer. Il fallait donc mettre sur pied un deuxième plan de refinancement pour renforcer le premier. Il fallait bien que quelqu’un paye et ce fut, en cette année 2011, l’occasion de l’approfondissement de notre endettement public. On venait de créer notre surendettement collectif par le biais d’un mécanisme aux détours on ne peut plus opaque qu’il nous faut ici essayer d’éclairer.

Pourquoi est-il question d’un SUR-endettement public ? C’est que les États dont celui de la France s’était déjà, de longue date, endetté. Nous allons voir comment.

Loi n°73-7 du 3 janvier 1973 sur la Banque de France

Par une certaine loi de 1973 malheureusement trop méconnue, on accordait son indépendance à la Banque de France. Cette réforme au demeurant anodine puisqu’elle n’a pas suscité à l’époque de débat particulier et encore moins sous les fourches caudines référendaires, avait pourtant mérité ses surnoms. Ainsi au gré des articles, on l’appelait soit la « loi Pompidou-Giscard » soit la «loi Rothschild ». Pompidou, en effet, avait été directeur général de la banque Rothschild avant de devenir premier ministre puis chef de l’État à la succession de De Gaulle.

Sous prétexte déjà de « modernisation » (dixit Giscard alors ministre des finances), la France s’est obligé à emprunter aux banques aux taux du marché, c’est à dire avec à la clef des intérêts variant en fonction des fluctuations du marché. Cette loi et bien d’autres mais cette loi surtout, datent l’entrée du pays dans ce que l’on appelait déjà la mondialisation, une nouvelle mondialisation marquée par l’avènement d’un capitalisme financier rendu possible grâce à l’informatique et les réseaux. Ce nouveau système devait par ailleurs permettre au capitalisme « à papa » - un capitalisme essentiellement industriel fonctionnant sur le modèle fordiste - de rehausser des taux de profits qui ont une tendance naturelle et la fâcheuse manie de fondre comme neige au soleil.

De ce fait, le gouvernement de la France d’alors faisait le choix délibéré de s’interdire et partant d’interdire à tout nouveaux gouvernement, de se tourner vers leur banque centrale, en l’occurrence la Banque de France, pour financer les politiques publiques. Dès lors, les gouvernements devront trouver d’autres sources de financement que la fameuse « planche à billets » - façon triviale de rappeler le droit régalien des États lui permettant de frapper la monnaie - un droit délégué jusqu’alors uniquement aux banques centrales comme la Réserve Fédérale américaine qui l’a toujours ou la Banque de France devenu membre de la BCE. Par cette loi de 1973, La BF devenait indépendante et n’avait essentiellement pour rôle que de prêter aux banques privées à des taux faibles leur permettant de prêter à leur tour à des taux plus élevés, aux emprunteurs privés (personnes et entreprises) et publics tels que les États. C’est ainsi que l’on inventa la plus grosse bulle bancaire et financière de tous les temps, une bulle aux aspects fukushimesques !

En empruntant aux banques privées ou en lançant des emprunts nationaux (dernièrement le «grand emprunt» lancé par NS), les gouvernements surenchérissaient mécaniquement le financement des politiques publiques car, redisons le tant c’est l’endroit précis où tout se joue, là où la banque centrale de France prêtait directement à l’État à des taux faibles ou nuls, les banques privées appliquent depuis des taux variables pour une part fonction du “sérieux” de l’État emprunteur dont l’appréciation est le monopôle de fait des trois fameuses agences de notation, partie intégrante de ce système que sont, pour ne pas les nommer, Moody’s, Standards & Poor’s et la très française Fitch Ratings, certes basée à Londres, mais contrôlée par Marc Eugène Charles Ladreit de Lacharrière via une holding française (Fimalac) dont il est le principal actionnaire.

Cette loi votée en France au début de 1973 comme celles équivalentes adoptées dans d’autres pays, donne de fait aux banques privées un rôle de contrôleur des dépenses publiques et soumet ainsi les États aux lois de la finance. Partant, ce sont les nations et leurs contribuables qui sont soumis à des mécanismes que les apôtres du néolibéralisme auront voulu complètement dérégulés, c’est à dire sans garde-fous donc sans contrôles opérés en retour par la force publique. Voilà comment le peuple héritier de 1789 se retrouve en proie au bon vouloir des marchands en général et du système financier et bancaire plus particulièrement… et ce n’est pas les gouvernants qui viendront apporter la contradiction. L’actualité en témoigne chaque jour ou presque depuis bientôt trois années.

La laisse de l’endettement

Nous sommes donc, depuis les années 70, en prise avec un système financier mondial rénové et ragaillardi qui, avec le consentement des gouvernements, aura pu actualiser le contrôle des États, des peuples et de leurs économies. On observe à partir de cette période, une montée progressive et constante de l’endettement public. Il s’avère que cet endettement est, avec un décalage de quelques années, corrélé à une montée du chômage de masse induisant une diminution relative des contributions à l’impôt. Ce manque à gagner pour les finances publiques est renforcé par une redistribution des profits qui organise l’évasion fiscale en favorisant la rémunération des actionnaires au détriment des salaires. Ce transfert de richesses réelles - dont la valeur tient du processus de transformation par la force de travail (main d’oeuvre + matières premières + énergie) - est de l’ordre de 12% par an, soit entre 170 et 190 milliards d’euros pour ce qui concerne la France. Cette manne nouvelle dont disposent les actionnaires ira essentiellement nourrir la spéculation financière au détriment de l’économie du quotidien dite «réelle». C’est en effet un manque à gagner pour l’économie qui ne vie principalement que par la dépense des salaires nets.

En conséquence, d’un coté l’État finance ses politiques avec de l’argent emprunté à des banques privées qui réclament légitimement des intérêts de plus en plus élevés à mesure que l’État devient un peu moins solvable, appauvri de l’autre par des ressources qui s’amenuisent. C’est ainsi que mécaniquement il s’expose non pas à la faillite mais au défaut fatidique de paiement quand il finit par ne peut plus pouvoir faire face à ses engagements.

C’est d’autant plus vrai que, plus son niveau d’endettement augmente plus les agences de notation diminuent sa note signifiant ainsi au système financier le risque croissant de lui faire crédit. En conséquence, on accepte de lui prêter mais à des taux d’intérêt qui ne vont faire qu’augmenter la charge des remboursements. C’est ainsi que ceux qui ont de longue date le contrôle des affaires du monde, vampirisent la force publique des États et font main basse sur les démocraties. On aura beau vouloir reculer l’échéance, comme la Grèce l’aura tenté, impossible d’échapper au bons conseils ploutocrates. En l’occurrence, le conseil en dissimulation aura été la très états-unienne banque Goldmann Sachs. Tôt ou tard, la logique implacable des comptes finit par faire surface et la contrainte qui s’exercer en retour est telle que l’appauvrissement est inéluctable et le verdict sans appel : ne dit-on pas, à droite comme à son immédiate gauche, qu’il faudra bien payer ?

Disons en passant que l’Allemagne et la France qui s’adressent avec tant d’aplomb à la Grèce ont toute l’attitude de la Dame Thatcher qui réclamait en son temps : « I want my money back ! ». C’est qu’en vendant inconsidérément de l’armement fort couteux (ici encore une affaire de vedettes) à une Grèce par ailleurs membre de l’Europe donc sous sa protection, et sous prétexte de menace de conflit avec une Turquie par ailleurs candidate à l’entrée dans l’Europe. Voilà donc un axe Berlin-Paris fort coupable de chercher à se faire payer mais qui devrait moucher son nez avant de remettre en cause la Constitution des hellènes.

Malheureusement, ce n’est pas aussi simple diront certains. ll est vrai que la machine à titrisation avait aussi réussi à mélanger des subprimes et de la dette grecque, irlandaise, portugaise ou espagnole et qu’elle avait su en fourrer un peu dans toutes les poches… qu’on accuse maintenant d’être trouées.

Voilà comment la crise financière est en fait d’abord et avant tout l’organisation de l’appauvrissement des États et la paupérisation des peuples en conformité avec le dogme néolibéral qui ne supporte pas la présence d’un État providence. S’en suivent une crise économique et sociale et finalement, une crise politique qui est le résultat de la menace directe portée contre la démocratie grecque pour ne parler que de la plus médiatique car à travers «la dette grecque», on se rend bien compte que c’est la démocratie partout où elle existe qui est attaquée par une ploutocratie mondiale.

L’oeuvre grandiose d’un certain Naboléon

Le surendettement de l’État sera à jamais, pour ce qui concerne la France au moins, l’œuvre grandiose d’un homme sans cesse remarqué pour sa petite taille. Malgré la référence historique que cette particularité permet, l’œuvre est à ce point sans précédent en situation de paix - certes relative ! - qu’elle résulte d’un aveuglement démocratique et d’une fuite en avant oligarchique jamais vue. En outre, cette oeuvre est annonciatrice de conséquences encore difficiles à mesurer mais suffisamment inouïes pour nous plonger littéralement dans l’inconnu. Elle résumera à elle seule le quinquennat finissant et par extension, la faillite sans nom d’une logique et d’un système qui fait peser des menaces rappelant les pires moments de l’histoire du capitalisme. Rien de ce qui aura été fait avant, pendant et même après cette période ne transparaîtra… sauf peut-être la casse larvée de la Sécu et des retraites.

Pourquoi l’Europe ne serait, dans cette affaire, qu’un prétexte ? C’est bien simple. Avons-nous jamais entendu la petite voix faiblarde de la caution démocratique européenne qu’est son parlement ? Non, rien ! D’ordinaire et pour bien moins que ça, nous aurions vu s’ouvrir sur le haut de la barricade médiatique, le trou béant que forme la très grande gueule de Daniel Cohn-Bendit. Ici rien non plus ! Quant à Jean-Luc Mélenchon toujours député européen, son mandat ne compte plus tant il a bel et bien disparu derrière son statut de candidat aux présidentielles. Qui d’autres alors ?

Qui connaît seulement le nom du président du Parlement ? Personne ! Encore moins en cette période où il brille par son absence assourdissante. Exit donc le Parlement et son Président, rappelons le, d’origine tchèque, Jerzy Buzek.

Quant à la Commission, disparu M. José Manuel Durão Barroso, l’inébranlable mais non moins fantomatique président de la Commission européenne attaché à son poste comme le morpion à la tignasse depuis le 23 novembre 2004 !

Aux oubliettes M. Herman Achille Van Rompuy, actuel président potiche du Conseil européen.

En revanche, hormis ce malheureux Geórgios Andréas Papandréou à cette heure plié par une indigestion de chapeaux et de parapluie, qui voyons-nous sans cesse devant l’objectif des caméras ? Nous voyons deux chefs d’États européens dont notre Naboléon national en quête de l’hormone magique qui pourrait faire de la croissance de économique comme celle de sa renommée. Tout deux excessivement soucieux de leur avenir politique manigancent le sauvetage sans avenir d’un système moribond au prix d’un double coup d’État.

Le premier est un coup d’État à tête multiples qui procède à la confiscation absolue du temps médiatique en Europe obérant toutes les autres paroles - on vient de le voir - sur ce sujet comme sur tous les autres. Ce n’est pas sans de graves conséquences quand on s’avance à reconnaître la légitimité démocratique des peuples pour mieux en bafouer les expressions référendaires, dernièrement en Grèce mais combien de peuples avant en avaient fait les frais ?

Le second, quant à lui, procède à la surdétermination de la souveraineté du peuple grec par l’immixtion des intérêts bancaires et financiers dans leurs affaires, intérêts tenus pour l’alpha et l’oméga de la démocratie hellène. Jamais l’Europe n’a vu de menaces aussi sournoises portées sur une démocratie qu’on sent pétrifiée. Et le message est clair : que les autres se le tiennent pour dit.

C’est maintenant comme si la Chine capitaliste était devenue source d’inspiration voire même le modèle. Le gant de velours du « soft power » états-unien et européen trouve chaque jour un moyen nouveau de se faire un peu plus rêche. Quant à la main, c’est la dèche qu’elle organise pour le grand nombre en resserrant son étreinte. Au réveil, la potion ne sera pas magique mais bien amer. Et l’ont voit ainsi comment la situation peut tourner vinaigre.

Tout cela ne serait pas trop grave, si on n’était pas en train de se fourvoyer en commettant l’erreur fondamentale de croire qu’elle pourra malgré tout accomplir des miracles car, comme le rappelait dernièrement Dany-Robert Dufour [2], ce n’est rien de moins que notre civilisation qui est en crise. Cette crise induit une remise en cause complète, intégrale, des acquis de la civilisation et les effets seront valables pour tous. Elle ne peut donc pas se résumer aux seules affaires de trésorerie et se réduire à l’administration d’une cure appliquée aux plus faibles.

A fortiori quand les montants alignent un nombre de zéro qui rend la situation tellement surréaliste qu’elle se rend aussi coupable de manipulation et de dissimulation des réalités et même de la vérité. Non pas celle que l’on assène en ramenant sans cesse l’affaire historique aux questions d’argent mais celle qui devrait nous apparaître si nous faisions l’effort de comprendre la complexité qui la sous-tend.

Une crise systémique intégrale comme celle à laquelle nous devons déjà et devront encore longtemps faire face mérite sans doute mieux que des procès moqueurs en petite taille du nain et de sa progéniture. On ferait mieux de s’inquiéter de l’énormité du tour de passe-passe en train de parachever la révolution conservatrice la plus revancharde de l’histoire.

Notes :

[1Travailler plus pour rembourser plus

[2] Une civilisation en crise Point de vue | LEMONDE | 29.10.11 | 14h23


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Éric Jousse

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