Dernière mise à jour 24/07/2017

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Qui sauvera le soldat Montebourg?

forum-grands-projets-2012.jpgL’actualité nous offre l’occasion d’illustrer un peu plus concrètement la complexité des difficultés structurelles de la période que nous abordons. Personne ne peut désormais ignorer la menace qui pèse sur les 3300 salariés de PSA/Aulnay. L’étude des informations qui sont à notre disposition indique que PSA a prévu d’annoncer la mauvaise nouvelle en août prochain.
Par ailleurs, du 7 au 11 juillet prochain, à Notre Dames des Landes, se tiendra le 2ème Forum Européen contre les Grands Projets Inutiles Imposés.

Quel rapport entre ces deux actualités ? On ne sait pas trop mais nous avons été très tenté d’aller voir de plus près ce que recouvre exactement le grand projet qu’Auchan propose de réaliser et que voudrait bien imposer Jean-Pierre Blazy, le Maire PS de la ville de Gonesse malgré ce que peuvent en dire les opposants au projet.

En décembre 2010, Yann Fiévet nous alertait en montrant la mégalomanie de ce maire de gauche et l’anachronisme de ces politiques industrieuses [1]. Sept mois plus tard, dans un style plus satirique, une petite enquête avait tenté de montrer comment l’affairisme parfois pharaonique s’était drôlement immiscé dans les stratégies de conquête des pouvoirs du Parti Socialiste français [2] .

Où ça ? Quoi ça ?

Pour commencer, il est utile de planter un peu le décor. Dans un article annonciateur de la régression industrielle locale, Médiapart en décrivait le contexte dès l’été 2011 au travers de la révélation du projet de fermeture du site de PSA/Aulnay [3]  :

« Site stratégique, entre trois autoroutes et deux aéroports et à quelques encablures de Paris, l’usine d’Aulnay pourrait sans doute être remplacée un jour par des immeubles de bureau, un parc des expositions flambant neuf pour remplacer le vieux centre de congrès de Villepinte, ou des centres commerciaux, qui pullulent déjà dans la zone. Dans un document interne révélé par Mediapart, PSA a d’ailleurs calculé que la vente du terrain lui rapporterait 306 millions d’euros, bien plus que les 184 millions d’euros que lui coûterait le plan social.
Mais les habitants de Seine-Saint-Denis ne s’y retrouveraient pas, craint Claude Bartolone, le président PS du conseil général. «C’est le côté terrible de ce département, explique l’élu. Nous sommes la deuxième destination d’investissements en Ile-de-France, des entreprises s’installent pour des raisons hôtelières, mais elles offrent des emplois de services qui nécessitent une hausse sensible de la qualification des habitants, si l’on ne veut pas condamner une partie de la population à regarder arriver des emplois auxquels elle n’a pas droit. »

Europa City : un projet gigantesque dans le Triangle de Gonesse (*)

Ce que ne dit pas l’article, c’est que le site de PSA/Aulnay se trouve le long de l’autoroute A1 et que de l’autre coté de l’autoroute, au nord, juste en face, subsiste un lopin de 80 hectares de terre nourricière qui fait l’objet depuis plusieurs années de la convoitise des promoteurs. Ici en l’occurrence, il s’agit du groupe Auchan-Immochan qui dit vouloir mener « une politique de croissance internationale progressive et maîtrisée, et concentre ses investissements sur des zones de développement prioritaires : l’Europe occidentale, l’Europe centrale et de l’Est et l’Asie » si l’on en croit la présentation officielle de ses activités [4], une présentation qui semble t-il a convaincu tout le conseil municipal de la ville.

europacity_psa-aulnay.jpg
Sur ces 80 hectares de terres arables cultivées et de plus en plus rares aux portes de la capitale, un projet dont le rapport de présentation du projet passé devant le Conseil municipal de la ville de Gonesse (Val d’Oise) le 20 octobre 2010 indique qu’ « il ne s’agit ni d’un centre commercial ni d’un parc d’attractions. » Les centres commerciaux de Paris Nord I et II ainsi que Mickey Land Paris © et son oncle Piquesous n’étant pas très éloignés, nous voilà rassurés. Mais qu’est ce donc alors ?

C’est nouveau, ça vient de sortir !

En effet, c’est une innovation comme on se doit d’en trouver pour donner du poids à l’argumentaire des promoteurs et partant des élus. On dit même que c’est un nouveau “concept” pour donner dans la philo, pour faire plus sérieux, plus académique, plus scientifique sans doute aussi :

« Europa City se positionne comme une vitrine des cultures européennes. Il s’organise autour de cinq univers culturels (britannique, méditerranéen, nordique, slave et français) et s’articule autour d’un espace dédié à l’Europe. Le commerce, les loisirs et la culture se déclineront dans chacune des sphères culturelles. Hôtels, pôle restauration et pôle luxe complèteront la programmation. Sur les 450 000 m² de SHON, 50% des surfaces seront consacrées au commerce, 35% aux loisirs, 10% à la culture, 5% restants pour les locaux administratifs et techniques. Il s’agit d’un investissement entièrement privé compris entre 1,5 et 2 milliards d’euros. »

Ni un centre commercial, ni un parc d’attraction mais 50% des 450 000 m2 seront tout de même consacrés au commerce et 35% aux loisirs comme par exemple, faire du ski tout au long de l’année ! C’est comme l’investissement qu’on dit être entièrement privé mais qui devront beaucoup à son insertion urbaine et aux services publiques de desserte du site que décrit parfaitement ce rapport [4] complétant avantageusement l’article de Médiapart concernant l’affaire PSA/Aulnay [3] :

« il s’avère que la partie sud-est du Triangle de Gonesse est celle qui permet de réunir les conditions de faisabilité du projet : une disponibilité foncière suffisante, une proximité immédiate avec la gare du métro automatique et du barreau ferroviaire RER B – RER D grâce à un franchissement de l’avenue du Parisis, une façade le long de l’autoroute A1 et l’accès aux deux axes routiers que sont la RD370 et la RD 170 (avenue du Parisis) ». [4]

Sans ses équipements, il y a fort à parier qu’Auchan n’engagerait pas le moindre kopek dans ce gigantesque projet. Gigantesque et néanmoins fabuleux en effet si l’on en croit toujours la présentation et les ambitions qu’il affiche :

« À terme (sic !), Europa City génèrera environ 30 millions de visites par an. À titre de comparaison, la Tour Eiffel en accueille 7 millions par an, le Forum des Halles 40 millions. » et « génèrera de nouvelles recettes fiscales importantes ».

Cela va sans dire mais, cerise sur le gâteau « le projet Europa City prévoit de créer entre 7000 et 8000 emplois directs ». On entend même dire que ça en créera en fait plus de 12000 (cf. vidéo en bas de page). Diantre ! Autant de visiteurs, autant - mais combien vraiment ? - de recettes pour la ville, autant d’emplois en cette période de crise, de vache maigre et de chômage, ce serait inespéré [5].

Quel progrès ?

Mais voilà, il se trouve que ce grand projet doit encore démontrer son utilité car il a des opposants. Comme d’habitude me direz-vous ! Encore des agitateurs, des activistes spécialisés dans les collectifs « anti », perpétuellement dressés contre le progrès économique et social, et même contre le progrès tout court. Une de ces sectes à jamais insatisfaites, défenseurs de la veuve et de l’orphelin, de la pieuvre et de l’alevin. Peu importe du moment qu’ils puissent être contre et nous servir leurs incantations égoïstes et affligeantes et pour tout dire, en général, ce ne sont que des bobos ! Fermez le ban [6].

Insultes suprêmes donc que l’on peut passer en revue sans prétendre à l’exhaustivité : bobos, complotistes ou terroristes pourquoi pas s’ils s’entêtent un peu trop dans l’exercice de la résistance. Du moment que l’on parvient à les faire taire, tous les moyens sont bons, insultes, dénigrement, matraques et lacrymo compris. Ci devant, par exemple, Bernard Loup, militant écologiste connu pour son flegme et sa persévérance qui, en effet, tient la digue face à la folie productiviste des hommes en général et des hommes d’affaires en particulier de gauche comme de droite. Ici l’incinérateur Sarcellois de DSK, là le môle touristico-commercial de Jean-Pierre Blazy baptisé Europa City. Et que dit cet écologiste en substance de ce projet de la démesure et de la déraison ? [7]  :

  • Le territoire d’implantation d’Europa City est déjà saturé en centres commerciaux existants ou en projet. Le dernier arrivé est déjà en difficulté avec des effectifs en baisse deux mois seulement après son inauguration fin avril 2011;
  • Construire et laisser construire un centre commercial géant sur 450 000 m2, c’est accentuer la bulle actuelle de l’immobilier commercial qui ne pourra pas créer durablement 8 000 emplois sans en détruire un très grand nombre ailleurs;
  • Si Auchan veut implanter sa Tour de Babel commerciale près du deuxième plus gros aéroport européen, c’est parce que ces millions de clients étrangers espérés viendront d’abord en avion, entraînant un accroissement des nuisances pour les riverains dont le maire PS de Gonesse qui, rappelons porte et défend le projet, reconnaît devant ses administrés « la nécessité de réduire les nuisances ».
  • Enfin, avec une autonomie alimentaire de 1,6%, la région Ile-de-France ne peut plus se permettre de voir ses terres fertiles disparaître au profit de projets [comme Europa City] ne servant pas l’intérêt général.

Quel redressement industriel ?

Tout deux anciens du Nouveau Parti Socialiste M. Blazy et M. Montebourg devenu depuis chantre de la démondialisation et Ministre du sibyllin redressement industriel (pardon… du redressement productiviste), pousseront-il leur quête du Graal “croissance” jusqu’à des réalisations concrètes marquées par une idée jusque là jugée comme rétrograde à savoir la relocalisation ? Un redressement industriel dans l’esprit de la relocalisation de l’économie et l’organisation de circuits courts pour des échanges de biens et de services au plus près des besoins mais aussi de l’élaboration de projets alternatifs et de substitution à des industries sans avenir induisant toujours plus le recours à la bagnole, au transport aérien de masse, au consommationnisme en temps de crise systémique et de récession subie, voilà une politique ambitieuse et nécessaire. Le changement, pourquoi pas maintenant en effet ? [8]

Certes, Europa City permettra de vendre encore plus d’écrans plats qu’on ne sait pas recycler. Il permettra aussi d’assécher plus vite encore les puits de pétrole en attirant des européens qui viendront faire leurs courses en Airbus A380 dans une zone touristique où l’on pourra travailler le dimanche : Monsieur Blazy à n’en pas douter donnera son autorisation, comme à son habitude (cf. Quand la gauche n’essaie même plus).

Certes, Europa City s’accomplira pleinement en apportant sa contribution efficace à l’échec des politiques contre le dérèglement climatique. Mais, au bout du compte, Europa City deviendra, comme toutes les inventions de même engeance, un déchet moderne dont on ne saura que faire.
Luxe, calme et volupté sur les plaquettes de papier glacé. Superflu, drames et pauvreté sur les trottoirs, près des bouches de métro et des poubelles.

Le Commun des mortels

Peu avant son décès le 12 juin 2012 soit dix jours avant RIO + 20, la première femme à avoir reçu le prix Nobel d’économie pour ses travaux sur la théorie des communs, Elinor Ostrom publiait un texte dont le titre était : « La politique verte doit être impulsée de la base » [9]. Elle avait sans doute raison d’insuffler une bonne dose de volontarisme dès l’énoncé du titre car non seulement ce n’est pas le peuple qui impulse les politiques d’avenir - jamais, même ici en France qui est supposée être une démocratie - mais ce sont des politiques grises, des projets de bétonnage pérennes et mortifères qu’une oligarchie d’affairistes sans conscience, à l’imaginaire bouché ou à la vision harnachées d’oeillères, cherche à nous imposer conduisant ainsi les générations futures à devoir composer avec des choix opérés par leur aînés aux conséquences irrémédiables et irréversibles.

Ces conséquences conditionnent absolument la réalité de l’exploitation - et pour tout dire de l’appropriation - des biens communs que sont par exemple les ressources hydriques et l’accès aux terres arables qui font et feront l’agriculture et les pénuries alimentaires de demain. Elles conditionnent à n’en pas douter plus largement et plus généralement l’exploitation de toutes les ressources et les conditions de travail de cette humanité transformée depuis qu’elle est en prise avec le système global qui la domine, cette humanité que Tony Négri appelle la multitude.

Avec lui, on doit aussi dire, reconnaître et s’entretenir qu’« il ne suffit pas de définir la prise de conscience de cette condition commune de l’exploitation pour permettre la construction consciente du commun pour la multitude et le nouveau prolétariat. Cette conscience commune émergera et se transformera en tendance quand elle commencera à construire des objectifs communs de lutte pour la multitude. Avant toute chose, contre les formes d’organisation de la propriété privée et de la propriété publique, qui ne sont pas différentes l’une de l’autre, dans la généralisation des processus d’exploitation. Au privé et au publique, il faut opposer le commun - la revendication du commun. Ce passage est décisif pour la prise de conscience révolutionnaire. » [10].


Europa City, le “petit Dubaï” !




Le projet Europa City contesté (Val-d'Oise) par vonews

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Éric Jousse

Auteur: Éric Jousse

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Commentaires (8)

jlvoitou jlvoitou ·  12 juillet 2012, 12h43

Pour mieux comprendre le contexte du projet de ce “petit dubaï” totalement inutile, je vous invite à lire cet article :
Gonesse-Val de France : deux fautes politiques
http://loctopusvoitou.blog4ever.com…
Merci

Dindon de la farce Dindon de la farce ·  19 septembre 2012, 14h29

La bande à Blazy a le bras long. La presse gratuite qui fait des affaires est venue ce matin au secours du “petit dubaï”… qui n’est encore qu’un projet, un grand, un inutile et un imposé. En page 6 de : http://kiosque.directmatin.fr/Pdf.a…

Dindon de la farce Dindon de la farce ·  06 novembre 2012, 00h40

Malgré ses graves conséquences, le bétonnage des terres agricoles s’intensifie :
http://sciencesetavenir.nouvelobs.c…

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  26 juin 2013, 23h19

Lu dans le n°47 à la page 26 du mensuel de la Région Ile de France

Gonesse : EuropaCity n’est pas la solution

SAUVEGARDER

Préserver la vocation agricole du triangle de Gonesse est un impératif. À l’heure où les surfaces agricoles représentent moins de la moitié du territoire, à l’heure où les Franciliens sont dépendants des importations alimentaires à hauteur de 90 %, ces 700 hectares de terres fertiles doivent être conservés pour permettre le développement d’une agriculture saine et de proximité.

Mais deux visions du monde s’affrontent désormais sur ce territoire, au cœur du corridor aéroportuaire Roissy-Le Bourget. Certains élus locaux poussent le projet EuropaCity, porté par le promoteur immobilier Immochan. Ce projet est un miroir aux alouettes pour les habitants du territoire. Le modèle de développement qu’il met en avant est à bout de souffle.

EuropaCity projette en effet de créer 500 boutiques, des restaurants, des hôtels, deux salles de spectacle, des espaces de loisirs dont un parc à neige avec une piste de ski intérieure… Le promoteur Immochan compte sur plus de 30 millions de visiteurs pour faire vivre ce mégacentre commercial et de loisirs. Une évaluation douteuse à plusieurs titres : Disneyland Paris, le parc le plus visité d’Europe, totalise 15 millions de visiteurs annuels. Les centres commerciaux sont déjà trop nombreux sur le territoire. Ils peinent à trouver leur clientèle.

Pour séduire les élus locaux et la population, Immochan fait miroiter la perspective de créer 11 000 emplois directs. Mais les emplois éventuellement créés ne feront que reprendre ceux des zones commerciales aux alentours et ajouter à leurs difficultés. Ces emplois se créeront au détriment des commerces de proximité.

Les emplois éventuels ne profiteront pas à la main-d’œuvre locale qui n’est pas adaptée, ils ne profiteront pas aux anciens salariés de PSA par exemple. Les employés viendront de la Picardie ou de l’ensemble de l’Île-de-France, ajoutant des déplacements supplémentaires de population. Le groupe Europe Écologie-Les verts invite les décideurs et les élus à plus d’audace et d’inventivité pour relancer l’activité durable sur nos territoires et, parmi les solutions développées, à ne pas négliger le potentiel de développement agricole. Un secteur avec un fort potentiel de création d’emplois.

À l’heure où de jeunes agriculteurs ne trouvent pas de terres pour s’installer, il est temps de changer les modes de pensée économique.
>01 53 85 69 45 /
eelv@iledefrance.fr / http://elus-idf.eelv.fr

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  02 octobre 2013, 00h22

EuropaCity : Jose Bové veut « un vrai débat public »

Rédigé le 1/10/2013

Alors que mercredi, la Commission nationale des débats publics doit décider du mode de concertation autour du projet EuropaCity, José Bové et le groupe Europe Ecologie Les Verts régional redoutent que l’organisation du débat public soit confié au groupe Immochan.

Les Ecologistes montent au créneau, alors que la Commission nationale des débats publics établira mercredi le mode de concertation autour du projet EuropaCity. Une volonté, celle de ne pas voir le promoteur Immochan obtenir les clefs du débat.

« Permettre à Immochan d’organiser lui-même la discussion sur EuropaCity reviendrait à lui donner un blanc seing pour un projet largement contesté »

estiment ainsi Mounir Satouri, président des élus EELV du Conseil régional d’Ile-de-France, Corinne Rufet, vice-présidente Agriculture, Environnement et Energie de la Région Ile-de-France, Alain Amedro, vice-président Aménagement du territoire de la Région Ile-de-France et José Bové, vice président de la Commission Agriculture du Parlement.

Selon les écologistes, le projet est loin de faire l’unanimité :

« Contrairement à ce que les représentants d’Immochan font valoir, les élus sont extrêmement divisés sur l’opportunité d’EuropaCity. Les élus écologistes notamment, mais ils ne sont pas les seuls, ont dénoncé les prévisions fantaisistes en terme d’emploi et de fréquentation avancées par les promoteurs pour séduire les élus locaux ».

Les élus demandent ainsi un

« un réel débat permettant aux citoyens de juger eux-mêmes de l’opportunité du projet ». 

De leur côté, les associations de défense du Triangle de Gonesse jugent que

« la concertation en cours organisée par l’un des porteurs du projet et au cours de laquelle la grande majorité des acteurs du comité de pilotage sont absents ou silencieux ne peut tenir lieu de débat public ».

Pour elles,

« l’ampleur du projet qui se veut de dimension internationale, justifie l’organisation d’un débat public organisé par la CNDP et la nomination d’une commission particulière du débat public (CPDP) ».

Source : VONews


Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  23 septembre 2014, 21h03

EUROPACITY : Plusieurs centaines de personnes ont défilé ce samedi 20 septembre dans les rues de Gonesse (Val-d'Oise) pour s'opposer au gigantesque projet de pôle commercial et de loisirs "EuropaCity", rêvé sur des terres agricoles du Val-d'Oise à l'horizon 2020 par le groupe Auchan. http://www.lagazettedescommunes.com...

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  30 septembre 2014, 01h05

Europacity : La carotte ou le béton

EricJ EricJ ·  30 juin 2015, 22h03

La fronde se poursuit contre EuropaCity (vidéo)

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