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La zone la plus tabou du Japon : Karuizawa

Radioactivity_Fuku.jpgPourquoi ? Pourquoi le gouvernement japonais ne rend-il publique aucune nouvelle carte de contamination des sols depuis près d’un mois ?

Radioactivity_Fuku.jpgLa dernière concernait la préfecture relativement épargnée de Niigata (r) et tout le monde attend avec impatience celle de Nagano. En effet, ces mesures aériennes, réalisées en août par l’armée américaine [1]  avaient révélé, à raison d’une carte par semaine, un très forte contamination des sols, avec une grande et mauvaise surprise : la moitié nord de la préfecture de Gunma, presque complètement au niveau IV de Tchernobyl (cliquez sur l’image ci-contre).

Nagano se trouve juste à gauche. On devine facilement que la ville très touristique de Karuizawa, la région très agricole de Saku, et la célèbre station de ski de Shiga (Yamanouchi) sont au moins au premier niveau bleu ( > 30 000 bq/m2 en césium), et parfois au deuxième niveau bleu (> 100 000 bq/m2 en césium). Le problème est que la loi japonaise définit depuis longtemps qu’au delà de 40 000 bq/m2, un territoire est déclaré « contaminé » avec interdiction d’en sortir des biens ou des personnes c’est à dire, interdiction d’y vivre. Ce serait gênant pour la plus grande ville touristique de montagne au Japon (Karuizawa), pour la plus grande région de production de salades (Saku) et pour la station de ski qui a accueilli les JO d’hiver de 1998.

Je viens d’envoyer un courriel de protestation au ministère de l’éducation afin d’obtenir enfin la carte de Nagano, mais il n’ y a aucun espoir, à mon avis… Les enjeux sont trop énormes [2] .

Même mes amis du groupe « Radio defence project » n’ont presque pas vérifié les sols de Nagano…[3]

Il y a urgence.

Vivement que je trouve enfin un moniteur de radioactivité d’occasion pour commencer à mesurer les sols de l’est de la préfecture ! En attendant, ma fille ne jouera plus dans son parc d’attraction préféré, car je sais qu’il est en plein dans « la zone la plus tabou du Japon » : Karuizawa.

À propos, la préfecture proposait, dans cette ville, la semaine dernière, une « grande fête des champignons » avec dégustation gratuite de champignons.


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Laurent Mabesoone

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