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Le travail ou la vie

À une certaine époque, les bandits de grands chemins rançonnaient les voyageurs en leur offrant le choix : « la bourse ou la vie » ; c’est à dire qu’il fallait choisir de perdre l’un ou l’autre…

Aujourd’hui, les néo-féodaux qui mènent le monde avec leurs laquais nous offrent un autre choix : « le travail ou la vie ». C’est ce que vient de nous montrer notre nabot de Président à Gravelines où il est allé apporter son soutien à ses amis les nucléocrates. Pour une fois, il avait la certitude d’être bien accueillis. Car pour les travailleurs du nucléaire venus l’écouter, le choix est là : garder son travail au risque de sa santé et de sa vie, ainsi que celle de sa famille, de ses voisins, de toute une région. Alors, on veut être rassuré comme le confie un salarié de GDF-Suez à un journaliste : « Moi je suis là, pour entendre le Président nous dire que le nucléaire ça marche, car c’est notre gagne-pain ».

Le gagne-pain voilà la chaîne qui nous attache sur ce Titanic qui fonce vers le naufrage. Et les deux mâchoires de la machine à broyer les résistances sont le travail et le chômage. Le travail que l’on craint de perdre et qui oblige à défendre même l’indéfendable et le chômage qui fait peur et qui asservi encore plus. C’est pourquoi les habitants de Louisiane pollués par BP défendent l’industrie pétrolière, que les travailleurs du nucléaire défendent l’énergie atomique – on pourrait multiplier les exemples – car il faut vivre et le système est bien verrouillé.

Donc, il faut casser ce système qui peut obliger quelqu’un à gagner sa vie au détriment de sa vie, de sa santé ou de celles des autres ou de l’environnement. Un revenu doit être la compensation d’un travail socialement utile et non dommageable. Le mot d’ordre doit être : « le travail et la vie ».

Seulement, pour imposer ce nouveau paradigme, il ne faut pas compter sur la dyarchie UMPS. Gouvernant tour à tour pendant trente ans, ces deux partis ont contribué activement à la main-mise de l’idéologie néolibérale sur l’économie française. Ils sont en cela solidairement responsables de la dés-industrialisation, des délocalisations, de la primauté de la finance sur la politique et l’économie, de l’abandon de souveraineté au profit de l’UE et de son illégitime commission et au final de la paupérisation d’une majorité de la population pour le plus grand bénéfice d’une oligarchie mondialiste qui se gave à nos dépens.


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