Dernière mise à jour 20/09/2017

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Le nucléaire pour les Jeux

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Un pour tous, tous pourris !

Il y a tout juste un an notre ami Yann Fiévet nous avait livré une réflexion sur les jeux olympiques modernes d’un point de vue historique dans un article que l’on devrait relire attentivement pour mieux aborder l’actualité nauséabonde et anti démocratique de l’olympisme [1]. Il y montrait le recyclage de personnalités très marquées par l’idéologie raciste et leur grand intérêt pour les gros budgets qui vont de paire avec les grands projets (inutiles ?), c’est à dire des valeurs aux antipodes de l’image bien léchée de la marque aux cinq anneaux multicolores.

Mais une critique même à juste titre de cette usine à médailles ne peut être totalement satisfaisante tant qu’on a pas vu de nos propres yeux à quoi elle pouvait réellement servir au delà du spectacle enflammé et bardé d’affichages publicitaires qu’elle offre au monde tous les quatre ans. On pourrait, par exemple, se pencher à nouveaux sur la dette grecque et montrer combien les jeux olympiques d’Athènes de 2004 ont pesés lourds dans la balance des finances d’un pays et d’un peuple qu’on s’étonne de voir encore debout. On se contentera pour l’heure de l’actualité qui nous offre une occasion inouïe de faire la démonstration de son utilité véritable sans se mettre trop en frais et sans même prendre la peine de partir en quête de preuves.

Cet olympisme d’imposture profondément corrompu, comme vous le savez depuis hier[2], a organisé une mascarade au détriment des espagnols, des turcs et plus largement d’une humanité qu’on ne se lasse pas de tenter de flouer pour venir à la rescousse non pas du Japon ou des japonais mais de cette industrie mondiale défaillante, délinquante et assassine qu’est le nucléaire. Cette décision fait en vérité figure de véritable scandale planétaire. Elle n’est pas pour nous surprendre puisqu’il y a au moins le précédent du sponsoring de l’athlétisme, discipline olympique par excellence,  par le grand champion international du nucléaire qu’est Areva [3].

Nous avons à faire en réalité à un système global insane machiné par quelques esprits suffisamment dérangés pour être qualifiés de déments, des aliénés du pouvoir qui travaillent assidument et avec méthode à l’effacement de toute notion de dignité, de bon sens partagé, de raison et tout bonnement de perspective d’avenir à laisser comme héritage. La manie du contrôle des masses est une pathologie devenue débordante. Elle se traduit par une stratégie qui se doit d’être totale et la propagande en est le bras armé que l’on charge ici d’obérer l’aporie de sa propre logique affairée : le soft power[4] (comme les états-uniens aime à la désigner) n’a pas d’autre choix désormais que de raffermir un peu plus la poigne dissimulée dans son gant de velours et ce qui peut nous apparaitre comme des outrances insupportables n’est pas autre chose que le prolongement d’une guerre menée contre l’opinion.

Vous le verrez, toutes les justifications bienveillantes vont être déclinées une à une par un système médiatique servile afin de hisser la nouvelle au rang des plus grandioses occasions de démonstration de solidarité entre les peuples. D’ailleurs, on entend déjà dire que « twenty-twenty » est sans doute la meilleure des bonnes nouvelles pour les antinucléaires japonais depuis le 11 mars 2011, que la grande focale médiatique planétaire forcera le japon à un sursaut qui devrait pousser le pays à se dépasser pour déclencher un redémarrage économique, pour une nouvelle croissance et surtout pour mieux se sortir d’une situation que l’on sait pourtant et depuis bien longtemps inextricable [5]. Qui osera refuser d’apporter son aide au peuple japonais ?

Chaque jour en effet nous livre un véritable tourbillon de mauvaises surprises en provenance de Fukushima et chacune d’entre elles est à chaque fois une preuve supplémentaire de l’incurie achevée d’une industrie complètement incompétente, dépassée et incapable de faire face à la situation. La question qui se pose alors est de savoir comment il est encore possible de sortir d’une telle situation autrement que par le mensonge et la dissimulation - méthodes qui ne trompent désormais plus personne au Japon - sinon en faisant diversion et en essayant de dépasser le problème pour ne plus avoir besoin de chercher à le résoudre.


olympodollars.jpgToujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus fort

2020, « twenty-twenty » pour les marketeurs du nucléOlympisme et les sept années qui nous en séparent vont permettre de voir venir. Elles seront suffisantes pour fabriquer - en recourant à de lourds investissements qui donneront un peu de travail aux chômeurs - l’illusion d’un avenir assurément festif et ainsi désamorcer - ou plutôt tenter de désamorcer - une contestation antinucléaire de plus en plus populaire qui ne désarmera de toute façon jamais. Mais il faut bien compter sur ces sept années - et pas moins - qui nous séparent de ces hypothétiques jeux nippons pour renverser la situation désastreuse et catastrophique qu’on ne parvient plus à dissimuler complètement au monde. Il faut bien essayer de se convaincre et partant de faire croire en effet que le temps et une mobilisation de dimension olympique ne peuvent qu’arranger ces fâcheuses nucléo-mauvaises-affaires. Mais sept années pour tordre les opinions publiques risquent aussi d’être bien longues quand il faut encore parvenir à ses fins sans encombres.

Quel bon accueil pourrait-on réserver aux performeurs sélectionnés dans toutes les disciplines et aux aficionados des cinq continents, dans une ville et toute une région d’ores et déjà copieusement irradiées et à qui les sismologues et leurs sismographes promettent une sérieuse dégradation d’un jour à l’autre d’une situation qui ne s’est en rien arrangée malgré deux ans et demi de désinformation méthodique quasi quotidienne ? Comment et dans quel cerveau machiavélique a bien pu germer cette idée délirante d’organiser le mégashow inventé par Coubertin et d’accueillir les héros de l’Olympe et ses spectateurs à cet endroit ?

Il y a plus d’un demi siècle le président états-unien Dwight Eisenhower et derrière lui toute l’industrie de l’armement vendait avec un certain aplomb au peuple japonais d’abord et, le 8 décembre 1953 devant l’Onu, le concept fort malin du nucléaire pour la Paix[6] pour en réalité faire accepter le principe d’une dissuasion nucléaire. Il ne fallait pas manquer d’air en effet pour oser une telle manœuvre après avoir envoyé généreusement et sans préavis au dessus d’Hiroshima et Nagasaki deux bombes atomiques dernier cri. Cette invention états-unienne toute moderne a tout bonnement permis d’extraire le projet industriel de l’électronucléaire de toutes les indignités dans lesquelles il était plongé afin de faire de l’industrie dite civile la poule pondeuse du plutonium nécessaire à la bombe, le tout payé par une facture d’électricité on ne peut plus juteuse.

Voilà que cette fois, soixante ans plus tard, l’esprit mercantile des paradis artificiels de la concurrence, de la compétition et de la performance physique assistée par les pires roublardises chimiques vient souffler sur les nuques nippones pour mieux faire oublier aux têtes posées dessus les malheurs d’antan et surtout les affres occasionnées par les déclinaisons et les prolongements les plus récents de la même imposture atomique.

Par un enfumage très anti-démocratique et particulièrement grossier, c’est le désir irrépressible et branquignol d’une industrie pourtant sans avenir - et partant d’autant plus dangereuse qu’elle est sans doute aux abois - qui veut, coûte que coûte et au prix des pires manipulations, obtenir le redémarrage d’une cinquantaine de réacteurs électronucléaires obsolètes et foireux avec le consentement de toute une population pourtant déjà bien échaudées. Ces bouilloires se trouveront d’ailleurs très prochainement (dimanche 15 septembre prochain) à nouveaux toutes arrêtées, il était donc urgent de mettre en œuvre une contre-mesure aux dimensions du plus grand barnum planétaire pour y faire face.

Cette arrière-pensée funeste, l’olympisme vient de lui offrir sur un plateau les moyens de toutes les justifications car, en définitive, pour construire ces olympiades à l’été 2020 et alimenter le mégashOlympique, il faudra de l’énergie, beaucoup d’énergie, une énergie qui fait toujours défaut dans les économies productivistes et énergétivores et qui en l’occurrence rendra la puissance électronucléaire particulièrement indispensable aux yeux des pro-nucléaires. CQFD.

Nous voici donc face à la promesse de la réinvention du pareil au même dans la continuité d’un déjà vu historique que seul un esprit publicitaire et marketing particulièrement fruste et rustre à pu produire. Après le nucléaire pour la Paix en effet, je vous présente le nucléaire pour les Jeux, c’est à dire le secret espoir de reproduire le même tour de passe-passe qu’il y a 60 ans d’une relance industrielle par nature génocidaire aux dépends des peuples mais en prenant bien soin, cette fois, de fiche la paix aux colombes pour préférer la post-modernité c’est à dire de faire dans le spectacle blablatique plutôt que dans les bons sentiments. À force, tout ça devrait finir par lasser le plus grand nombre et pour ma part, ça me file en outre la nausée [7] .

Notes :

[1] Sous les Jeux la vérité d’une époque

[2] Tokyo accueillera les jeux Olympiques d’été (20 minutes)

[3] AREVA, partenaire de l’athlétisme

[4] Soft Power (Wikipédia)

[5] Tokyo en haut de l’Olympe (France Inter)

[6] Atom for Peace (Wikipédia) est aussi le thème du discours à l’ONU qui donnera naissance à l’AIEA basée à Vienne (Autriche), un pays qui a refusé par référendum la production électronucléaire.
Autre ironie de l’histoire, c’est ce même président qui, lors de son discours de fin de mandat avait prévenu le peuple américain du caractère néfaste d’un complexe militaro-industriel qui deviendrait trop puissant.
Extrait :

Dans les assemblées du gouvernement, nous devons donc nous garder de toute influence injustifiée, qu’elle ait ou non été sollicitée, exercée par le complexe militaro-industriel. Le risque potentiel d’une désastreuse ascension d’un pouvoir illégitime existe et persistera. Nous ne devons jamais laisser le poids de cette combinaison mettre en danger nos libertés et nos processus démocratiques. Nous ne devrions jamais rien prendre pour argent comptant. Seule une communauté de citoyens prompts à la réaction et bien informés pourra imposer un véritable entrelacement de l’énorme machinerie industrielle et militaire de la défense avec nos méthodes et nos buts pacifiques, de telle sorte que sécurité et liberté puissent prospérer ensemble.

[7] Fear and Fukushima (World Nuclear News)

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Éric Jousse

Auteur: Éric Jousse

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Commentaires (13)

isabelle isabelle ·  15 septembre 2013, 11h22

“Un puissant typhon devrait passer sur Tokyo et Fukushima”
Et si ce n’est pas celui là, se sera un autre, ou un tremblement de terre! Ou peut être simplement l’usure naturel des matériaux! Mais on ne voit pas comment les choses pourraient s’améliorer à Fukushima. On a enclenché quelque chose que l’on ne peut plus maitriser, on ne sait pas encore ce que cela va devenir. Mais je ne suis pas sure que l’on devra attendre 2020 pour le savoir.

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  23 septembre 2013, 12h29

Comment EDF va prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires

C’est un cap symbolique. Mi-septembre, EDF a présenté pour la première­ fois en comité central d’entreprise (CCE) son projet de « grand carénage ». Ce programme de maintenance lourde doit être réalisé ces dix prochaines années pour répondre aux nouvelles règles de sûreté post-Fukushima et, surtout, espérer prolonger la durée de vie des 58 réacteurs nucléaires jusqu’à soixante ans, contre quarante aujourd’hui…  Le reste

ValDuv ValDuv ·  25 septembre 2013, 19h03

Communiqué de presse du CAN84 du 25 septembre 2013 - 10h00

Fuite de tritium radioactif au Tricastin

Le Collectif antinucléaire de Vaucluse/CAN84 exige de l’ASN l’ordre de mise à l’arrêt des 4 réacteurs nucléaires.


Le 6 août 2013 EDF a évoqué une présence anormale de Tritium radioactif dans les eaux souterraines de la centrale nucléaire du Tricastin constatée depuis le 8 juillet 2013 entre les réacteurs n°2 et n°3. Alors que la moyenne de contamination par le Tritium des eaux souterraines était dans les 12 derniers mois de 15Bq/l elle a atteint depuis le 8 juillet 2013 un niveau de 180Bq/l et même, au niveau du radier du réacteur n°3, une activité de 690Bq/l.
Le 12 septembre 2013 l’ASN avait prescrit à Electricité de France – Société Anonyme (EDF-SA) sous un délai d’une semaine et de 12 jours toute une série d’obligations tant de protection de l’environnement que d’identification de l’origine des fuites radioactives et d’information des autorités et de limitation de toute opération faisant appel à ces équipements avec obligation d’en justifier l’utilisation éventuelle.
Le CAN84 rappelle qu’Il n’y a pas de dose de radioactivité anodine et sans effet sur la santé et le vivant.

En conséquence de quoi le Collectif Antinucléaire de Vaucluse adresse une mise en demeure à l’ASN de faire respecter le Code de l’Environnement, les décrets de 2007 relatifs aux Installations Nucléaires de Base, l’arrêté de 2013 fixant les règles générales relatives aux INB, la décision de l’ASN n° DC-2013-0360 du 13 juillet 2013 relative à la maîtrise des nuisances et impacts sur la santé et l’environnement des INB.
Le CAN84 demande à l’ASN communication des éléments d’informations correspondant à ses prescriptions et, par mesure de précaution, de prononcer la mise à l’arrêt immédiat des 4 réacteurs nucléaires de la centrale du Tricastin.
Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  28 septembre 2013, 19h07

Tepco, très critiqué pour sa gestion de l’accident de Fukushima, fait partie des opérateurs ayant déposé un dossier pour rouvrir des centrales. Il demande à faire valider la sûreté des tranches 6 et 7 de la plus grande centrale de l’archipel, celle de Kashiwazaki-Kariwa, au nord-est du pays. Jusqu’ici, le gouverneur de la préfecture de Niigata avait opposé son veto à cette réouverture.

A lire dans :

EJ EJ ·  03 novembre 2013, 17h33

Un membre du PLD prône que Fukushima soit classée inhabitable

03/11 | 05:45

Un responsable du Parti libéral-démocrate (PLD) au pouvoir au Japon a mis en cause dimanche le projet du gouvernement d’autoriser certains habitants évacués après la catastrophe de Fukushima de retourner chez eux, estimant que la région devrait être classée comme ne pouvant plus jamais être habitable.

La centrale nucléaire de Fukushima avait été en grande partie détruite par un tremblement de terre suivi d’un tsunami en mars 2011 et environ 150.000 personnes avaient dû être évacuées.

Une grande partie des territoires environnant la centrale ont été déclarés inaccessibles en raison du fort niveau de radiation, mais le gouvernement espère que les anciens habitants de cette zone puissent être autorisés à rentrer chez eux.

Pour Shigeru Ishiba, secrétaire général du PLD, il est inévitable que certaines personnes ne puissent jamais être autorisées à retourner dans leur maison.

“Le temps va forcément venir où quelqu’un va devoir dire ‘ils ne peuvent plus vivre dans cette région et ils doivent être indemnisés’”,

a dit Ishiba cité par le journal Asaha Shimbun.

L’opérateur de la centrale, la société Tepco, essaie en vain de contenir les fuites radioactives s’échappant toujours du site dévasté.

http://www.lesechos.fr/entreprises-…



EJ EJ ·  01 décembre 2013, 23h37

Extrait de l’intervention de Cécile Asanuma-Brice, chercheur associée à la Maison franco-japonaise à Tokyo, durant le débat organisé par Nature et Progrès lors du Salon Marjolaine, en novembre 2013 :

Un mot sur le coût qu’engendrerait la migration et l’indemnisation des populations pour leur permettre le refuge [hors zones contaminées]

En fait, je crois que ce n’est pas la question. Je me la suis posée longtemps et je m’aperçois qu’on dépense de telles sommes dans la décontamination, que le gouvernement japonais en plus est prêt à investir - malgré la dette qui est considérable suite à Fukushima - dans la construction d’un superbe stade pour les jeux olympiques de 2020. Donc il semblerait bien que l’argent ne soit pas le problème dans cette situation. 

Ce que l’on cherche à faire c’est surtout de maintenir l’image d’un capitalisme du désastre qui serait écologiquement correct. La vraie question qu’il faudra se poser un jour est : 

est ce que l’on veut continuer dans un système industriel et capitaliste avec toutes les conséquences que cela peut avoir tant du point de vue social qu’écologique ?

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  10 février 2014, 01h48

Après avoir quitté le pouvoir en 1994, Morihiro Hosokawa s’était consacré à la poterie. Mais l’accident nucléaire de Fukushima l’a convaincu de revenir en politique, à 76 ans, pour tenter de transformer ce scrutin en référendum sur l’énergie nucléaire. Il a trouvé un allié de poids : un autre ancien Premier ministre, le toujours très populaire Yuinichiro Koizumi, 72 ans, dont la spectaculaire conversion à l’anti-nucléaire avait surpris tout le Japon.

Mais à en croire les observateurs, la campagne des deux hommes a eu du mal à décoller. À leur décharge, celles de leurs concurrents n’ont pas non plus soulevé les passions. Le mieux placé dans les sondages, Yoichi Masuzoe, 65 ans, a beau être soutenu par un pro-nucléaire, le Premier ministre Shinzo Abe, il a surtout axé sa campagne sur la réussite des JO d’hiver de Tokyo, en 2020.

Japon: Tokyo élit son gouverneur - RFI - dimanche 09 février 2014

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  12 février 2014, 00h20

Le jeux olympiques vus par Jean-Marie Brohm comme la reconnaissance d’un État et d’une politique (2008)

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  16 février 2014, 11h45

Mais la mère de Yuzuru refuse de céder au désespoir. Elle n'a qu'un réflexe, un seul, trouver une autre patinoire pour Yuzuru. Son fils patine depuis l'âge de trois ans. Un don lui permet de s'installer avec sa mère au Canada. Son entraîneur canadien, Brian Onser, se dit bluffé par son perfectionnisme.
Trois ans après la vague, dans les régions dévastées où les stigmates restent dans les cœurs, la médaille d'or de Yuzuru Hanyu redonne du courage aux survivants du tsunami, aux réfugiés de Fukushima.

Une victoire emblématique
http://www.franceinfo.fr/sports/tro...

On appelle ça de l'information sur France Info.

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  20 juin 2014, 14h41

JO-2020 : le gouverneur de Fukushima veut la torche dans sa région


http://www.lematin.ch/sports/depeches/jo2020—japon-gouverneur-fukushima-veut-torche-region/story/14255596
Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  19 décembre 2014, 01h53

Une épreuve des Jeux olympiques délocalisée à Fukushima ?

La ville de Fukushima, désireuse de montrer qu'elle a complètement récupéré de la catastrophe nucléaire de 2011, souhaite accueillir certaines épreuves des Jeux olympiques d'été 2020, organisés à Tokyo. Le gouverneur de la préfecture nord-est Masao Uchibori s'est entretenu avec son homologue de Tokyo Yoichi Masuzoe mardi pour discuter de la question.

«Nous avons besoin de fixer un objectif pour que nous puissions montrer combien Fukushima a récupéré», a déclaré Masao Uchibori, dans des propos relayés par Kyodo News. Uchibori n'a pas précisé quelles épreuves Fukushima voulait accueillir, mais les matches de football restent l'hypothèse la plus probable. Yoichi Masuzoe va dans le même sens : «Les Jeux olympiques sont destinés à montrer au monde la reconstruction de la région de Tohoku. Nous voulons coopérer autant que possible.»'' - Source : http://www.lequipe.fr/Tous-sports/A...

Ericj Ericj ·  31 octobre 2016, 22h35

Le Japon se prépare à accueillir les JO de 2020 et la préfecture de Fukushima est pressentie pour recevoir certaines épreuves. Pour les autorités nippones, il est hors de question d’aborder la question des contaminations radioactives. En revanche, tout est fait pour faire croire à un retour à des conditions de vie normales : une politique de communication ventant le bon air et les bons produits de la province de Fukushima incitait déjà au retour des réfugiés sur leur lieu de vie d’origine mais elle sera renforcée dès mars 2017 par une politique bien plus contraignante consistant à couper les subventions qui permettaient aux réfugiés de se loger hors des territoires contaminés.

Le 18 mars 2011, Haruko Boaglia quitte le Japon une semaine après le début de la catastrophe nucléaire de Fukushima. Elle nous raconte comment elle a vécu la journée du 11 mars 2011, sa décision de fuir la radioactivité tout d’abord à travers le Japon, puis vers la France.

La catastrophe nucléaire impose aux victimes de prendre des décisions fondamentales : quitter sa vie d’avant ou rester au péril de sa vie future. Au-delà des conséquences sanitaires d’une catastrophe nucléaire, ce témoignage rend compte du choix impossible auquel ses victimes sont confrontés.

Ericj Ericj ·  14 mars 2017, 11h49

Les désastres annoncés se succèdent sans fin à Fukushima
Ce fut d’abord une politique de décontamination toute aussi drastique, coûteuse, qu’inefficace, qui a conduit à l’entrepôt de milliers de sacs contenant des tonnes de terre contaminée répartis sur plus de 115 000 sites dans la préfecture, principalement en bord de mer. Cette politique ayant rempli son seul rôle de regain de confiance citoyenne en démontrant que le gouvernement se préoccupait de la situation, et devenue ingérable par le volume occupé, s’est conclue par la décision de réutiliser les débris en deçà de 8 000 Bq/kg pour la construction des routes et autres travaux relatifs aux ponts et chaussées dans l’ensemble du pays. Cette stratégie s’est accompagnée d’une campagne de communication sur l’acceptation du risque pour inciter au retour en vue d’une “stabilisation” avant l’accueil des jeux Olympiques de 2020, avec notamment la construction d’un centre dans lequel on apprend aux habitants les différents modes de décontamination possibles via des maquettes ludiques, ou encore des visites organisées dans la centrale nucléaire endommagée pour les lycéens, sans protection mais armés de dosimètres.

Extrait de « Fukushima : une catastrophe sans fin»
Le 13.03.2017 à 10h27
par Cécile Asanuma-Brice, chercheur en sociologie urbaine, adjointe au directeur du bureau CNRS Asie du Nord.

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