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Mélenchon... faute de mieux ?

Au milieu de ce nuage opaque fait de pollutions blablatiques et des fumées toxiques de la crise, d’autres thèmes plus certains mais aussi plus difficiles tentent de trouver leur place pour concrétiser un authentique débat politique.

En amont, la dette écologique : elle pèse déjà et pèsera de plus en plus lourd. En aval, une inquiétude de plus en plus prégnante pour faits de pollution incriminant notre mode de développement et partant, accusent les responsables politiques et les élus de mises en danger de la vie d’autrui.

Il nous faudra bien revenir à la question de fond et le plus tôt sera le mieux : comment allons-nous mieux répartir moins de richesse ?

Cette question qui cherche à provoquer le débat, veut poser à la fois la question de la méthode pour y répondre, celle de la justice globale à rétablir et celle de l’écologie au sens systémique et politique du terme.

Quand précisément cette question a été posée en 2007 en marge de la « campagne Bové », il s’est trouvé qu’elle a été bien plus dénigrée que réellement critiquée et discutée. Je l’ai reprise en 2008 dans une réflexion hélas inachevée [1] mais se trouve encore plus d’actualité maintenant qu’il y a 5ans même si le NPA a été entre temps siphonné par le candidat Mélenchon, jeu de triangulation désormais traditionnel lors des Présidentielles©.

Un peu dans la même démarche que celle soutenue par Paul Ariès dans son édito [2] du dernier Sarkophage en date où il part en quête d’une définition de la « gauche » et de la « révolution », il nous faudra montrer que « mieux répartir » comme le prône Jean-Luc Mélenchon avec apparemment de plus en plus de succès, non seulement ne sera pas suffisant mais, en l’état, ne peut plus être ni révolutionnaire, ni de gauche. Et surtout, une telle proposition qui ne manque pas de donner le change, ne manquera pas non plus de nous emmener dans une impasse que peu d’entre nous peuvent réellement appréhender dans la mesure où elle est occultée par une autre, à savoir celle qui fait tous les jours la Une des journaux et dont nous parlait ces jours-ci Paul Jorion [3] sur un ton particulièrement alarmiste.

La croissance même traduite ou rhabillée au forceps en une « relance de l’activité » enchassée dans une « planification écologique » aux traits on ne peut plus productivistes sinon virido-croissancistes quoiqu’en dise Jean-Luc Mélenchon pour s’en défendre [4], cette croissance est d’ores et déjà - et sera à l’avenir - d’autant plus contrainte par le « retour des limites » qu’on persistera dans la même voie.

« Ce qui interdit finalement à la gauche d’être révolutionnaire, résume fort justement Paul Ariès, c’est qu’elle oublie qu’aucune exigence de gauche n’est justifiable si elle ne va pas avec un autre projet de société, si elle se contente d’exiger une plus grosse part du gâteau empoisonné. »

Il faut savoir gré au candidat Mélenchon de mener un combat à rebrousse poil contre l’extrême-droitisation pour ne pas dire la fascisation de l’offre électorale. Ce travail est immense et il en va, à brève échéance, de l’avenir même du projet démocratique alors qu’il ne demande qu’à être concrétisé.

Il nous faut en effet être à la fois vigilants, clairvoyants et fidèles à nos aspirations profondes de liberté, d’égalité et de fraternité. En ce début de 21ème siècle, opter pour le retour à l’offre républicaine radicale serait faire la moitié du chemin. Et quand bien même elle serait préférable au sarkozysme, cela équivaudrait à revenir à l’étape historique des préconisations du Conseil National de la Résistance sans se garder de la part d’anachronisme que cela comporte. En effet, s’il faut sans aucun doute faire vivre coûte que coûte le désir profond de justice et de solidarité, d’égalité dans la liberté et de fraternité entre nous et entre les peuples, les moyens pour y parvenir ne pourront plus exactement être les mêmes. C’est là toute la difficulté.

En économie comme en écologie et particulièrement à propos du projet de transition énergétique sans le nucléaire [5], cette « vraie gauche » qui se présente comme une alternance voire comme une alternative manque tragiquement de profondeur sinon dans l’analyse (de ce point de vue on a une certaine confiance dans la présence au sein du Parti de gauche du courant Utopia), mais bien plutôt dans la vision et les remèdes qu’elle propose car elle s’en tient malheureusement à ce qui fait de plus en plus figure de poncifs ouvriéristes qui auront certainement leur efficace électorale et, le cas échéant, apporteront comme le paracétamol, leurs effets analgésiques et antipyrétiques… mais combien de temps et à quel prix ?

Jean-Luc Mélenchon reconnaît qu’il s’était trompé en février 1992 en appelant à voter lors du référendum pour la ratification du Traité sur l’Union dit Traité de Maastricht et avant cela, que le PS n’avait pas vu venir le vent liberticide du néolibéralisme Reaganien et Thatchérien lors du premier septennat de Mitterrand. Sera t-il à nouveau, vingt ans après, sur des questions ici cardinales, encore à coté de la plaque alors qu’il semble en si bonne voie depuis 2005 et plus récemment, par la révélation écologique qui se trouve parmi les fondements du Parti de gauche qu’il a créé… mais pour aller où ?

De la même manière, il reste au milieu du gué quand il pourfend fort justement la 5ème Rep’ et son monarque républicain. Il fait la moitié du chemin en proposant une 6ème République mettant l’accent sur la représentation parlementaire, alors que le temps est sans doute venu de créer les conditions de la réalisation concrète des aspirations des mouvements citoyens planétaires que l’on sait (anonymous, 99%, indignados, etc.) en commençant par souffler les premiers mots d’une 1ère Démocratie qui pourrait advenir lors de la Constituante qu’il nous promet pour cette année.

Le jour où le candidat du Front de gauche sera élu, n’oubliez pas de soutenir l’homme qui dit à qui veut l’entendre que lhumain_dabord.jpg« personnellement » il veut sortir du nucléaire alors que le petit livre rouge qu’il brandit et arbore fièrement le titre « L’humain d’abord », étrangement ne le veut pas… comme d’ailleurs le futur ex-Président Sarkozy [6].

Ce jour là n’oubliez pas les promesses de référendum et à défaut, organisez les. N’oubliez pas non plus de prendre au mot le slogan qu’eux-mêmes affichent partout : prenez le pouvoir !

Notes :

[1http://www.netoyens.info/index.php/contrib/07/10/2008/Relance-PA-PN-la-mission-du-NPA

[2]  « Battre Sarkozy… sans illusion »

[3http://www.dailymotion.com/video/xohsvs_paul-jorion-le-temps-qu-il-fait-le-10-fevrier-2012_news

[4]  notamment dans son discours en réponse à l’Appel des 3000 lors du congrès de France Nature Environnement :
http://www.dailymotion.com/video/xoamsf_jean-luc-melenchon-au-congres-de-fne_news

[5]  L’abolition du nucléaire comme du gaspillage énergétique sont un seul et même combat contre le dérèglement climatique et la prédation de la planète par le système dominant, un « système à bout de souffle » (Y. Marignac). Nous en reparlerons bientôt.

[6] Sarkozy a décidé de prolonger la durée de vie des centrales françaises - La Tribune - 12/02/2012 | 12:24




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Éric Jousse

Author: Éric Jousse

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Comments (9)

Minga Minga ·  12 February 2012, 14h22

Pour la première fois, les présidentielles de 2012 laisse un courant de pensée sans candidat : celui de la gauche, la vraie, celle pour qui la démocratie est directe ou n’est pas. L’opération Mélanchon n’est qu’une opération politicienne conçue dans le bureau de Marie-Georges Buffet en février 2008. En 2007, la direction du PCF avait rejeté la candidature unitaire venant “d’en bas”, de l’action des collectifs unitaires issus du rejet de la constitution Giscard pour l’Europe. Pour 2012, MGB a cru malin de faire un hold-up sur cette aspiration unitaire avec une démarche radicalement opposée : l’union par “en haut” des partis qui refusèrent l’union en 2007 ! La manœuvre est grossière, mais elle semble porter ses fruits auprès de militant-e-s déboussolés, orphelins d’une gauche qui soit de gauche, à en juger par cet article !

Pourtant, à lire l’interview que Mélenchon donna à l’Huma où il déclarait : “je ne suis pas démocrate, je suis républicain”, il est bien clair que cet ex-membre de l’OCI reste ce qu’il a toujours été : un politicien professionnel avant tout soucieux de pérenniser sa caste : celles des “représentants” payés 6000 €/mois pour ne représenter qu’eux même !
Ne nous y trompons pas : Mélanchon n’offre aucun espoir à la gauche : il n’est que le syndic de faillite d’une direction du PCF qui a trahi le communisme de Marx, celui d’une société (et donc d’un parti) sans classes et donc sans hiérarchie.

S’il s’imagine qu’il suffit d’affréter des bus et de remplir ainsi des salles avec les vétérans du PCF pour représenter l’espoir d’un peuple, Mélanchon se trompe et nous trompe. Il ne suffit de mettre ensemble les carriéristes qui prospèrent sur la désespérance et l’absence de perspective réelle dans une grande marmite politicienne et de remuer cette tambouille en disant “Mélanchon, Mélanchon” pour incarner le peuple de 1789, 1871, 1936, et 1968 !

L’espoir est encore bien mince, mais il n’est pas là : il est dans l’émergence de mouvement politiques non hiérarchistes (et en ce sens authentiquement communistes) tels que le mouvement des Indignés ou les Anonymous. L’union au sommet d’un PCF assassiné par des directions catastrophiques successives et d’un PdG reconverti en syndic de faillite est aux antipodes d’une réelle perspective de changement. Certes, cette énième magouille trompera peut-être 8% de l’électorat, mais par rapport au 30 à 40% du potentiel réel du courant démocrate anticapitaliste, c’est ridicule, et même contre-productif. Depuis 1945, la sensibilité “communiste” (au sens marxiste d’une société sans classes) a toujours représenté au moins 30% à 40% de l’électorat, dispersé entre les courants de pensées qui se revendiquent du marxisme, ceux qui se revendiquent de l’écologie politique, et ceux qui se réclament du socialisme autogestionnaire.

Pour la première fois, en 2012, l’immense majorité de cet électorat se dirige vers l’abstention, faute de candidature pour nous représenter à la présidentielle. Rien ne sert de cautionner la manœuvre politicienne Buffet-Mélanchon, car elle ne sert à rien. Comme le disait Anicet Le Pors : “pendant la mue, le serpent est aveugle”. Inutile donc d’ajouter la bêtise à l’aveuglement simplement pour assouvir le plaisir devenu masochiste de glisser un bulletin de vote dans les urnes plantées dans la Raie Publique : je ne voterais PAS Mélanchon ! Si je vote, ce sera à la rigueur pour Eva Joly, en soutien à la lutte contre la corruption et pour la sortie du nucléaire, ou sinon ce sera un vote symbolique et protestataire pour le F.A.R.I.D : http://farid2012.org

edrobal edrobal ·  14 February 2012, 11h23

En quoi Eva Joly est-elle plus révolutionnaire ? Parce qu’elle veut supprimer le 14 Juillet. Quant à sa sortie du nucléaire, est-elle vraiment crédible ? Elle non plus ne propose pas le nouveau paradigme qui rendrait possible cette sortie. Les allemands eux-même ne pourront le faire qu’en poursuivant leur politique de désindustrialisation et de délocalisation. Est-ce tenable ?
Pourquoi cette hargne contre Mélenchon ? Netoyens va-t-il se mettre au service de Hollande le mollusque ? Même indirectement, ce serait contre nature.

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  14 February 2012, 21h45
Ania Ania ·  22 February 2012, 20h27

Hier, triste journée, le MES a été ratifié (merci encore aux députés socialistes).
Le quoi ?
Vous savez, ce machin dont on nous dit dans les médias (quand il en a été question) qu’il est un outil de solidarité entre les pays européens…

Le MES est le nouveau dictateur européen : un résumé en 3mn51
http://www.youtube.com/watch?v=rFTb…

Qui vous en parle et explique pourquoi il s’y oppose ? Mélenchon (http://www.dailymotion.com/video/xo… )
Mélenchon qui s’est battu contre le TCE en 2005, contre le même appelé Lisbonne… et qui n’a cessé d’en parler depuis.

Il y a pour moi une ligne de partage infranchissable, celle du référendum de 2005. Jamais je ne voterais pour la candidate d’EELV qui ont appelés à voter OUI à cette Europe et qui se sont acoquinés avec Cohn Bendit.

Cette Europe pour laquelle j’ai voté non (depuis Maastricht) et qui entraîne les citoyens dans la « rigueur » (la famine pour les grecques), les persuade du bien-fondé de la destruction des solidarités, qui monte les pays et les gens les uns contre les autres, et bien-sûr qui continuera l’entreprise de destruction de l’environnement comme de l’humain…
Cette Europe nous conduit à la misère et à la guerre.

Certes Mélenchon n’est pas le candidat qui répond à toutes nos aspirations, il n’est pas anti-productiviste, pas démocrate, a fait alliance avec les pires du PCF (et je garde un souvenir très cuisant de St-Ouen en décembre 2006)…

Mais Mélenchon n’a aucune chance d’être élu.

Je pensais m’abstenir, mais il me semble de plus en plus que ce serait comme rester les bras croisés face à ce qui se passe en Grèce, en Europe, dans le monde et laisser interpréter que nous sommes pour l’Europe des dictateurs libéraux ? Car que diront-ils des abstentions ? Peu de chose, que les français se désintéressent de la politique, mais certainement pas qu’ils sont contre la politique Européenne.

Si je vote, je ne voterai pas pour élire un président, je voterai contre le Traité de Maastrich, contre celui de Lisbonne, contre celui du MES…. encore une fois.

Ania

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  01 March 2012, 00h53

Rendez-vous ici le 23 mars pour le Grand entretien avec Jean-Luc Mélenchon

Uto_pistes Uto_pistes ·  03 March 2012, 00h50
Entretiens video avec Alain Badiou “Elections piège à cons ?”
Partie 1


Partie 2
valduv valduv ·  03 March 2012, 01h01

Pour répondre à Alain Badiou qui fait référence lui aussi aux places de Tunisie d’Egypte et de Wall Street avec les Indignés…Extrait de la chronique de Christian Salmon sur Le Monde.fr

http://www.lemonde.fr/m/article/201…

“Loué soit Melenchon”

“Car M. Mélenchon, lui, à la différence de Mme Le Pen, madone médiatique, fruit d’un croisement -hasardeux entre Jeanne d’Arc et Sarah Palin, fait de la politique à l’ancienne, celle qui, depuis les Grecs, fait naître la “res publica” de l’esprit de révolte et qui renaît en cette année 2012 sur les places publiques d’Athènes et se propage de Tunis au Caire, de Madrid à Wall Street. La politique considérée non pas comme une série télévisée, mais comme un moment d’intense discussion. Car, on l’avait oublié, il n’y pas d’autre forme à la démocratie que l’attroupement spontané d’une foule en colère. C’est elle qui donne naissance au premier forum. C’est elle qui inaugure la grande dispute citoyenne qui fonde la démocratie. C’est le grand mérite de la campagne de M. Mélenchon que de renouer avec ces sources de la démocratie. Elle opère un triple déplacement du débat public. De la scène du souverain et de ses rivaux vers la scène du forum, de la place publique. Elle milite pour un changement social mais aussi pour un changement de perception. Elle rend contagieux un certain état d’esprit. Le renversement ironique du haut et du bas. L’esprit du carnavalesque qui préside aux périodes de grand bouleversement.
Loin des “éléments de langage” qui sclérosent la parole politique, M. Mélenchon emploie une langue qui se souvient de Rabelais, de Villon, mais aussi de Brassens. Aux “ébahis de la com’” qui ne savent qu’imiter les campagnes à l’américaine, M. Mélenchon oppose l’histoire de France de l’émancipation : “De La Boétie aux philosophes des Lumières, des “Maillotins” de Paris, courant plus vite que les bourgeois, aux sans-culottes, Robespierre, fondateur de notre liberté, Olympe de Gouges, notre remords, Gracchus Babeuf, ceux de 1848 et les communards, le martyr des résistants pour vaincre les nazis, la lutte pour la décolonisation. Tout, nous prenons tout. Jean Jaurès et l’indomptable Louise Michel.” Le revoilà, le citoyen qui avait disparu des campagnes électorales soumises à la bêtise narrative, celle qui nous fait choisir un candidat comme une marque, dans un mouvement de sympathie dévoyée. Le revoilà le peuple absent, le “peuple qui manque”, disait Gilles Deleuze, un peuple qui s’était détourné de la gauche… Car comme le rappelait le philosophe allemand Peter Sloterdijk, “c’est leur colère synchrone contre l’arrogance sans bornes des puissants qui a appris aux petites gens qu’ils voulaient désormais être des citoyens”.

valduv valduv ·  04 March 2012, 18h56

Un jour j’ai appris que : La convergence ce n’est pas attendre que l’autre se rallie à ma position c’est faire chacun un pas vers l’autre pour se retrouver ensemble mais grandis, augmentés, par cette l’alterité.
Pourquoi chercher à savoir qui a raison ?

Melenchon à Elkabbach et son collègue journaliste ce matin sur Europe 1 :

« Et vous tous, vous vivez dans une illusion que vous êtes entrain de vivre comme les autres fois, une élection « à la papa » qui va succéder à une autre élection et en précéder une qui viendra derrière ; vous ne comprenez pas le caractère profondément bouleversé, le tohu-bohu qui s’annonce sur tout le continent, et cette élection ce n’est qu’une date, un rendez-vous à l’intérieur d’une séquence historique dans laquelle il va y avoir une intervention massive des masses populaires sur la scène de l’histoire »

Le journaliste le coupe : « un 1789 à l’échelle de l’Europe ? »

Il reprend : « Ah personnellement, je le souhaite, car cela ferait le plus grand bien »

Voir la vidéo de l’entretien :
http://www.itele.fr/emissions/magaz…

EJ EJ ·  25 April 2012, 17h10
  1. François Hollande, le munichois ? : http://www.lesmutins.org/Le-plan-de-bataille-des-financiers

  2. Les financiers au coin du bois (pour des lendemains qui déchantent) : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2429
    Document à télécharger. Indispensable : http://goo.gl/w4awb
  3. Entretien avec Larry Portis : « Qu’est-ce que le fascisme ? » : http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article3883

    Je propose une définition simple et « générique » comme point de départ : le fascisme est un mode de contrôle politique autoritaire et totalitaire qui émerge dans les sociétés industrielles capitalistes en réponse à une crise économique. Il existe comme idée et mouvement, et non seulement comme régime politique. Phénomène social à la fois simple et complexe, il faut en accepter l’ambiguïté pour en comprendre la dialectique.

  4. Rappel : Les trois scénarios de 2012 : http://www.reporterre.net/spip.php?article2102 - (Hervé Kempf - 21 avril 2012)

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