Dernière mise à jour 19/11/2017

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Pas d'unité nationale, avec aucun fauteur de guerre

Au-delà de l’émotion suscitée par cette horrible assassinat, nos pensées vont d’abord vers les parents et amis des victimes, dont beaucoup furent des compagnons de luttes et de résistance contre cette société mortifère.

Au-delà de l’émotion suscitée par cette horrible assassinat, nos pensées vont d’abord vers les parents et amis des victimes, dont beaucoup furent des compagnons de luttes et de résistance contre cette société mortifère.

Cet attentat renoue avec les méthodes fascistes de la terreur, en niant le droit à l’existence et à l’opinion de l’autre. Nous devons combattre toutes les formes de violences totalitaires, qu’elles soient d’origine religieuses, politiques, militaires ou étatiques.

Car les buts de ces politiques de terreur sont clairs : restreindre la liberté d’expression, dresser les communautés les unes contre les autres, dans une prétendue « guerre de civilisation ».

Comment d’ailleurs ignorer que l’une des causes de la radicalisation de certains jeunes, c’est la politique néo-colonisatrice des pays occidentaux, qui, en provoquant des conflits armés pour conforter leur approvisionnement en matières premières et énergies fossiles, suscite une réaction de haine contre l’injustice qui frappent les peuples dominés. Conflits qui permettent à notre industrie de l’armement de conserver son leadership.

L’abandon de cette jeunesse dans des quartiers ghetto où seuls les prédicateurs ont encore une présence, alors que l’ensemble des services publics a déserté (ainsi que les militants !), ne peut que renforcer ce sentiment de révolte.

La haine n’est pas défendable, la démocratie, si !

Faisons attention que les communautés musulmanes ne deviennent pas les prochaines victimes de cette « unité nationale » guerrière. Nous devons au contraire mettre en évidence les responsabilités de nos gouvernements et non pas défiler derrière leurs chefs de file, comme s’ils n’avaient aucune responsabilité dans la situation actuelle.

Pour défendre une presse libre et indépendante, les Objecteurs de Croissance réaffirment que ce n’est pas d’unité dont nous avons besoin mais de la diversité culturelle et cultuelle des communautés sur notre territoire. Il ne faut ni stigmatiser les populations immigrées, ni laisser les fascistes installer la terreur dans ces populations, ni laisser nos états renforcer leur arsenal répressif ou criminaliser des mouvements sociaux.

Nous faisons nôtre la déclaration de Fabian Stang, maire d’Oslo, après la tuerie de l’Île Utøya perpétrée par le néo-nazi Anders Breivik en 2011 (69 morts parmi les jeunesses socialistes norvégiennes): « Nous allons punir le coupable. La punition, ce sera plus de générosité, plus de tolérance, plus de démocratie ».

La coopérative du MOC (Mouvement des Objecteurs de Croissance)


Document(s) attaché(s) :

  1. no attachment



Évaluer ce billet

5/5

  • Note : 5
  • Votes : 1
  • Plus haute : 5
  • Plus basse : 5

Mouvement des Objecteurs de Croissance

Auteur: Mouvement des Objecteurs de Croissance

Restez au courant de l'actualité et abonnez-vous au Flux RSS de cette catégorie

Commentaires (0)

Soyez le premier à réagir sur cet article

Ajouter un commentaire Fil des commentaires de ce billet


À voir également

nuclear-power-plant-stop.jpg

Retourner vivre à Fukushima ? Non merci !

La Maison de la culture du Japon à Paris organise du 21 juin au 8 juillet 2016 une exposition de photos de Jun Takai sur la vie du village de Suetsugi, situé à 27 km de la centrale nucléaire de Fukushima-Dai-Ichi. Elle est soutenue par l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, organisme public sous la tutelle de cinq ministères français) et la CIPR (Commission internationale de protection radiologique). par le Collectif pour un monde sans nucléaire 578

Lire la suite

contributions.jpg

Des groupes antinucléaires ont décidé de quitter le Réseau Sortir du Nucléaire

Le Réseau Sortir du nucléaire n’est plus l’outil dont a besoin le combat pour l’arrêt du nucléaire en France. Reconstruire une force antinucléaire au plus près des groupes et des luttes de terrain est désormais nécessaire. 256

Lire la suite