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Après Fukushima : quoi faire du nucléaire?

ban_couv_apresfukushima-arretimmediat.pngConférence et point presse
Mercredi 7 mars  2012 à 13h30 (accueil à partir de 13h) à Saint-Denis à l’occasion de la publication du recueil de haïku « Après Fukushima ».

Depuis mars 2011 et les accidents nucléaires à la centrale de Fukushima Daiichi, la vie est devenue infernale pour des millions de Japonais et résidents, et ailleurs de par le monde, selon l’orientation des vents. Avec la menace constante d’une aggravation de la situation, à la merci de nouveaux événements sismiques ou dégradations matérielles des installations. La gestion de ce désastre par la TEPCO, fournisseur d’électricité de Tokyo, le gouvernement japonais et l’AIEA (agence internationale de l’énergie atomique) a été incroyablement inefficace et grandement inerte, montrant l’impréparation des gestionnaires – malgré toutes les belles déclarations antérieures et les propos rassurants depuis mars 2011 - et l’imprévisibilité du risque d’accident nucléaire. Dans le pays qui a déjà été tragiquement frappé par les bombes de Hiroshima et Nagasaki, quel terrible destin !

Après encore  les accidents majeurs à Three Mile Island en 1979 et à Tchernobyl en 1986, mais aussi les conséquences des essais nucléaires en différents points du monde, ce désastre montre - si besoin était encore -  l’inanité du choix humain (sans consultation des populations) de la production électronucléaire.

Déjà, les calculs économiques et les mouvements financiers se multiplient pour discréditer cette industrie dont le rapport bénéfices-risques s’avère inviable.

Mais comment en sortir ? Déjà, des scénarios existaient pour préparer la transition énergétique en fonction des changements climatiques accélérés par les activités humaines, prenant plus ou moins en compte le risque nucléaire. Le désastre de Fukushima rend ces scénarios insuffisants : des mouvements populaires de plus en plus nombreux exigent l’arrêt immédiat du nucléaire. Par ailleurs, le démantèlement des centrales et la gestion des déchets nucléaires préemptent l’avenir pour des centaines de milliers d’années sur des territoires qu’il faudra certainement condamner, rétrécissant encore la finitude de notre petite planète. Alors, comment faire ?

avec :

  • Seegan Mabesoone (par liaison informatique), poète de haïku, romancier, essayiste et comparatiste français, résidant au Japon depuis 19 ans, co-auteur et coordinateur de « Après Fukushima » (Golias)
  • Jean-Luc Pasquinet, objecteur de croissance, membre du comité Stop Nogent et de la coordination stop-nucléaire pour l’arret immédiat du nucléaire, coauteur de « Nucléaire, sortie immédiate » (Golias)
  • Eric Jousse, co-fondateur du site de publication collaborative Netoyens.info

Point presse animé par Véronique Gallais, co-fondatrice de l’association Action Consommation, en charge du dossier Irradiation des aliments, membre du conseil scientifique d’Attac France.

Accès libre sur inscription (accès privilégié pour la presse) – vous recevrez en retour confirmation du lieu et des indications d’accès : vgallais[AT]no-log.org – 06 86 89 78 89

Couv_apresfukushima.jpgComment parler de la vie et de l’avenir quand on a vécu une catastrophe nucléaire ?

« Après Fukushima » est un recueil collectif de haïkus, ces poèmes japonais extrêmement brefs, dans lesquels les auteurs expriment leur ressenti, leurs peurs, leurs espoirs.

L’ouvrage est coordonné et préfacé par Seegan Mabesoone (nom de plume de Laurent Mabesoone), qui assure également la traduction des textes en japonais.

Mabesoone est un poète de haïku, romancier, essayiste et comparatiste français s’exprimant en langue japonaise, né en 1968.

Il vit au Japon, à Nagano depuis 1996.

Il a publié, entre autres, quatre recueils de haïkus (dont Sora aosugite, Prix Setsuryôsha (So Sakon) 2002), un ouvrage de recherche (Shi toshite no haikai, haikai toshite no shi, Nagata shobô, 2004 – these de doctorat), un recueil de haïbun (Issa to wain, Kadokawa shoten,2006), une biographie de Kobayashi Issa “sous l’angle de l’écologie”(Edo no ekorojisuto Issa, Kadokawa shoten, 2010).

Il a créé en 2004 le cercle de poètes de haïku Seegan kukaï, qui se réunit régulièrement à Nagano et à Nagareyama (Chiba).

Il est aussi un des initiateurs du mouvement du “ruban jaune anti-nucléaire” au Japon

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L’objet de cette présentation est ainsi d’ouvrir le champ de la réflexion collective autour des délais de sortie du nucléaire et des conditions de samise en oeuvre. Elle espère que soit posée en préalable la connaissance partagée des conséquences de la catastrophe comme élément déterminant au choix qui devra actualiser le principe de responsabilité tel que le définit Hans Jonas pour éviter l’horreur de la catastrophe : si nous n’avons pu être en capacité de refuser de faire ce choix technologique au vu de ses conséquences non maîtrisables, nous devons aujourd’hui être en capacité de refuser immédiatement de le poursuivre.

2012-02-11 00:00


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