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Européennes : de la meilleure façon de boycotter

Geneviève Confort-SabathéLa meilleure façon de boy­cot­ter, qu’on se le dise, c’est celle que l’on choi­sit avec sa rai­son et sa pas­sion, ses neu­ro­nes et ses sens. Que la méthode soit mul­ti­ple ne des­sert, en rien, le mes­sage, au con­traire. L’acte, en soi, est com­bat­tif !

On peut choi­sir de ne pas se ren­dre dans les bureaux de vote, choi­sir de jeter, dans l’urne, un bul­le­tin arc-en-ciel ou gris foncé agré­menté d’un « Boy­cott ! » sur­li­gné en orange (voir notre site), choi­sir de glis­ser, dans l’enve­loppe, un rêve fou à déplier, une uto­pie à déployer. Choi­sir c’est gran­dir. L’acte en soi est libé­ra­teur !

La meilleure façon de boy­cot­ter, c’est de choi­sir la liberté con­tre la faci­lité, la créa­ti­vité con­tre la nor­ma­ti­vité, l’audace con­tre le sui­visme. Il serait pres­que déce­vant que les boy­cot­teurs bri­dent leur ima­gi­na­tion. Nous n’avons rien à con­seiller, rien à impo­ser. 

Le boy­cott ne doit pas être une tech­ni­que mais un acte de con­tes­ta­tion réflé­chi et cons­cient. Par cet acte citoyen, uni­que dans son expres­sion, l’indi­vidu mar­que son appar­te­nance à un groupe donné, à un moment donné, pour une cause don­née.

Le boy­cott répond, par une mul­ti­tude d’inven­tions citoyen­nes, aux sté­réo­ty­pes des modes d’expres­sion, con­sé­quen­ces dépri­man­tes des pen­sées pré­fa­bri­quées. L’acte, en soi, est révo­lu­tion­naire.

Aux ado­ra­teurs des mots d’ordre en tout genre, le boy­cott pro­pose une réponse sans con­ces­sion, exi­geante, abso­lue, enga­gée.  L’acte en soi est cou­ra­geux !  

Boy­cot­tez les élec­tions euro­péen­nes. Comme vous le vou­lez ! Et signez la péti­tion pour être comp­ta­bi­lisé. Si vous le vou­lez !


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Geneviève Confort-Sabathé

Auteur: Geneviève Confort-Sabathé

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Commentaires (4)

emachedé emachedé ·  26 mai 2009, 23h10

Le seul “hic”, c’est que l’abs­ten­tion ou boy­cott, est jus­te­ment l’objec­tif des deux par­tis poli­ti­ques qui se sont suc­ces­si­ve­ment échan­gés le pou­voir en France, depuis l’après-guerre. Et vu ce qu’ils en ont fait…
Alors qu’en pen­ser de ce boy­cott, en théo­rie fort loua­ble mais en pra­ti­que para­doxa­le­ment con­traire au résul­tat voulu, à part que cela sem­ble une fausse bonne idée?

Géraldine Géraldine ·  01 juin 2009, 14h44

Pour moi, le boy­cott du vote n’est pas une bonne idée parce que le seul résul­tat est qu’on ne peut être entendu. L’idée est effec­ti­ve­ment superbe puisqu’elle se pré­vaut d’une liberté pres­que créa­tive mais je pense que dans notre monde, aujourd’hui, ces bul­le­tins libres ne seront que des pétards mouillés. Je pré­fère voter, même si je sais que le par­le­ment euro­péen est fan­to­che et qu’il a peu de pou­voir, je pré­fère expri­mer par un vote mes con­vic­tions anti­li­bé­ra­les même si je sais que ces par­tis ne me con­vien­nent pas tout à fait. Je crois que ce boy­cott n’est pas effi­cace dans cette société telle qu’elle est actuel­le­ment. Il le serait si nous étions dans une société véri­ta­ble­ment démo­cra­ti­que ; or, ce n’est pas le cas actuel­le­ment, comme vous le savez.

EJ EJ ·  01 juin 2009, 17h56

Géral­­dine,
Ce qu’il faut d’abord rete­­nir c’est que les dés sont pipés. Pas éton­­nant si on ne trouve pas de solu­­tions qui nous con­­vien­­nent réel­­le­­ment. Et ce n’est pas parce que la démo­­cra­­tie serait impar­­faite. Non, c’est parce que les ins­­ti­­tu­­tions - qui ne sont pas les nôtres - sont tor­­dues pour ser­­vir une logi­­que et nous y faire adhé­­rer.
Donc libre à cha­­cun de faire ce qui lui sem­­ble bon de faire quitte à inven­­ter une solu­­tion telle que celle que nous pro­­pose sur ce site Edro­­bal depuis hier : voter N - - o - - n - !… un vote clan­­des­­tin en quel­­ques sorte. Pour­­quoi pas. Il suf­­fit de télé­­char­­ger le bul­­le­­tin de vote, de l’impri­­mer et de le met­­tre dans l’urne. Il y en a 4 par page A4 pour ceux qui, dans ton entou­­rage, y ver­­rait un inté­­rêt.
Pour ce qui me con­­cerne, je crains fort que je ne me dépla­­ce­­rai pas cette fois. Je crois que l’on pourra peser bien plus en fai­­sant valoir une abs­­ten­­tion lourde et mas­­sive, ce qui sem­­ble de plus en plus pro­­ba­­ble. Je con­­si­­dère en effet que, pour les Euro­­péen­­nes en tout cas, l’abs­­ten­­tion fait figure de vote depuis tou­­jours. Au début c’était le désin­­té­­rêt mais au fur et à mesure que l’abs­­ten­­tion s’est ren­­for­­cée de manière con­­ti­­nue et pro­­gres­­sive, elle est deve­­nue un vote de con­­tes­­ta­­tion voire de répro­­ba­­tion, ce que per­­sonne n’ose vrai­­ment ana­­ly­­ser. Une élec­­tion avec une mino­­rité d’au plus 40% de vote enlève toute légi­­ti­­mité à ceux qui accep­­te­­ront leur man­­dat dans ces con­­di­­tions mais remet aussi en ques­­tion l’ins­­ti­­tu­­tion sur­­tout quand le mes­­sage vient de France.
Je ne me fais aucune illu­­sion, même avec 35% de par­­ti­­ci­­pa­­tion, ils trou­­ve­­ront moyens de moyen­­ner. Il fau­­dra y tra­­vailler ensuite, ça ne se fera pas tout seul évi­­dem­­ment. Mais de toute façon, quoi faire d’autre que de veiller au grain et d’oeu­vrer pour une alter­na­tive ?

Geneviève Confort-Sabathé Geneviève Confort-Sabathé ·  02 juin 2009, 16h26

Merci Eric,
J’ai le sen­ti­ment d’avoir un peu pesé dans ta déci­sion même si je suis, moi-aussi, tiraillée entre la néces­sité de ce boy­cott et le res­pect que je dois aux Anciens qui se sont bat­tus comme des hom­mes pour avoir le droit de voter.

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