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Jean Revest : le nucléaire c'est d'abord un problème de santé publique

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Greenpeace et le Réseau Sortir du Nucléaire sont les ONG les plus connues de la mouvance anti nucléaire. Le Collectif Anti Nucléaire Vaucluse (CAN84), organisé mais sans structure formelle, fait partie de cet autre mouvement anti-nucléaire qui met au centre de sa réflexion et de ses actions citoyennes, le problème de santé publique que pose le nucléaire et en tire les conséquences : il faut en sortir immédiatement et non pas dans 10, 20 ou 30 ans.
Ce dimande 11 décembre, le collectif CAN84 organisait une manifestation de sensibilisation de la population en faveur d’un arrêt immédiat et sans condition du nucléaire.
Non loin de la superbe Place du Palais des Papes, nous avons retrouvé Jean Revest qui a bien voulu répondre à nos questions.

Avignon, 11 décembre 2011,
9 mois après le début de la catastrophe atomique de Fukushima

45 minutes avec Jean Revest du CAN84

Tcherno_Fuku_11122011.jpgVous serez peut-être surpris comme nous l’avons été par ce militant anti nucléaire dont la motivation sort de cet ordinaire médiatique souvent muet ou lénifiant, pro ou anti nucléaire, qui domine aujourd’hui. Ce qu’il poursuit avant tout, en effet, c’est la préservation de la santé des populations et pour y parvenir, un arrêt non pas dans dix, vingt ou trente ans comme le préconisent d’autres associations et quelques rarissimes candidats aux présidentielles 2012, mais immédiatement.

De l’opinion de la population de cette région la plus nucléarisée de France, aux questions des rejets radioactifs et aux risques sismiques ou d’inondation en passant par les conditions de travail de plus en plus pénibles et dangereuses pour les travailleurs de cette industrie, Jean Revest porte une parole étonnante.

nucl_banderole_11122011.jpgLoin de l’image du militant fanatique, vous l’entendrez répondre à nos questions de manière calme et franche avec l’ambition de nous éclairer sur un sujet qui reste sans doute le plus tabou en France, surtout pris sous l’angle de la santé publique.

En cette période de fin d’année, vous entendrez durant toute cette entrevue, une parole porteuse d’une grande détermination mais aussi d’un vœux : obtenir l’abolition du nucléaire sans plus de délai.

9 mois jour pour jour après le début de la catastrophe atomique de Fukushima (Japon), alors que le sujet de la sortie du nucléaire a donné lieu récemment à des actions médiatiques éclatantes et à des marchandages électoraux sans surprises, il était important de faire entendre l’opinion d’un simple citoyen vivant tous les jours dans ce qu’il appelle le « triangle de la mort », entre Cadarache, Marcoule et le site de Pierrelatte et Bollène dans la région du Tricastin, hauts lieux du nucléaire Made In France.

Après le triangle historique des 3 accidents nucléaires majeurs que sont Three Miles Island (États-Unis), Tchernobyl (Biélorussie) et Fukushima (Japon), reportage sonore, en France, au centre prestigieux du « triangle de la mort ».

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Avignon, 11 décembre 2011,
9 mois après la catastrophe atomique toujours en cours de Fukushima (Japon)

45 minutes avec Jean Revest du CAN84

 

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Une émission diffusée par Netoyens.info

Production

Au Ras du Réel


Photographies de la manifestation du 11 Décembre 2011 en Avignon, Place du Palais des Papes
Merci à Wolakota, photographe du CAN84
Accéder à la galerie complète de Wolakota


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Commentaires (7)

Jean Marcon Jean Marcon ·  13 décembre 2011, 22h01

Je viens d’écouter Jean Revest.
Je cherche ce que je pourrais critiquer, en vain.
Bravo au CAN84

ARDR ARDR ·  13 décembre 2011, 22h16

Merci à vous, merci pour le CAN84

Wolakota Wolakota ·  13 décembre 2011, 22h49

Merci pour ce travail, j’ai beaucoup aimé l’interview, bravo à vous 2…

Le Dindon de la farce Le Dindon de la farce ·  14 décembre 2011, 18h16

3% de l’électricité circulant sur le réseau n’est pas consommée !
Justement parce que vous abordez le problème de la destruction de l’atome comme principe de la vie sous l’angle de la santé humaine, je me demandais ce que devenait ces 3% d’électricité non consommée.
Si on s’en tient aux chiffres de RTE (*) qui distribue l’électricité, toute source confondue, le total de la production électrique de source nationale en 2010 a été de 550,3 TWh.
3% de 550,3 TWh = 16, 509 TWh … que deviennent ces “fuites” électriques ?

Contrairement aux apparences, je pose la question on ne peut plus sérieusement et je me doute que la réponse ne doit pas être simple, mais l’électricité quand ça électrocute, on ne peut pas dire que ce soit tellement bon pour la santé, non ?

(*) http://www.rte-france.com/uploads/M…

Le Dindon de la farce Le Dindon de la farce ·  14 décembre 2011, 18h50

A chaque fois que j’écoute cette interview, j’ai des questions qui me viennent. En voilà une autre, last but not least. Quand l’eau des nappes phréatiques ou des rivières est contaminée - vous semblez dire qu’elle l’est plus souvent qu’on le croit voire peut-être même en permanence dans les régions nucléarisées - normalement cette eau est rendue potable avant d’être distribuée dans nos robinets non ? Je me demandais comment c’était techniquement possible ? Des filtres de ce genre pour filtrer l’eau, ça existe ?

Jean Jean ·  14 décembre 2011, 21h27

@Le Dindon de la farce :
La radioactivité - principe de destruction atomique - n’est pas une pollution chimique qui pourrait être évacuée par une filtration ou une dilution. Pour simplifier :seul l’arrêt du processus par épuisement énergétique est possible. Un peu comme au billard : une boule frappe une autre boule qui frappe une autre boule qui frappe une autre boule et ainsi de suite. Tant qu’il y a mouvement le processus de destruction atomique se poursuit et ne s’arrête qu’à épuisement de la réaction en chaîne (on appelle cela la 1/2 vie). En matière de radioactivité, selon le type de “boules” (radio-éléments tel le tritium, le plutonium, l’uranium, etc…) la propagation de la radio-activité peu durer de quelques heures à plusieurs milliers d’années. En sachant, par exemple, que le radio-élément “Tritium” est composé d’hydrogène… tout comme l’eau (H2O) donc en continuité de radioactivité. Il n’y a pas de moyenne dans la radioactivité mais un cumul. Ainsi la seule solution que les nucléocrates ont mit en place est de rejeter chaque minute dans l’air et l’eau la radioactivité générée par les réacteurs et installations nucléaires . Une dose de plutonium, une dose de tritium, une dose de … etc,… Et tout cela s’accumule jour après jour dans l’environnement, dans la chaîne alimentaire, dans notre eau de bain ou de vaisselle, dans l’air que nous respirons, dans notre organisme, dans nos organes et génèrent : cancers du foie, cancers du pancréas, cancers des intestins, leucémies, atteintes cardiaques, atteintes neuronales, destructuration de l’ADN, malformations,… Il n’y a pas de dose anodine. Une contamination, une irradiation pernicieuse, une pollution permanente scandaleusement autorisée par les pouvoirs publics aux ordres du lobby nucléaire (ils appellent cela “autorisations de rejets d’effluents et gazeux)

ValDuv ValDuv ·  03 novembre 2013, 14h34

Source : Article dans le journal La Provence du Dimanche 03 Novembre 2013

“En cas de catastrophe nucléaire, ce sera la panique”

Les antinucléaires s’insurgent contre le prochain exercice de simulation d’Areva

Extraits :

Jean Revest - CAN84 : “Cet exercice est une vision technocratique déconnectée du réel”

Pierre Péguin - Ancien chercheur et physicien au centre de recherche nucléaire de Grenoble : “L’État reporte par ce biais sa responsabilité sur l’individu, Nul ne pourra dire qu’il n’a pas été prévenu”

Pour lire l’article cliquez sur l’image ci dessous

LaProvence_03112013

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