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Du 29 janvier au 19 mars... et puis ?

Nous voyons se déve­lop­per des révol­tes un peu par­tout, sur fond de crise du capi­ta­lisme recon­nue par tout un cha­cun, y com­pris par les repré­sen­tants paten­tés de ce sys­tème.
Le 29 jan­vier, nous étions 2 mil­lions et demi à mani­fes­ter. Sur des aspi­ra­tions beau­coup plus pro­fon­des et lar­ges qu’une sim­ple reva­lo­ri­sa­tion du fameux pou­voir d’achat ou de la per­pé­tua­tion de notre con­di­tion subor­don­née de sala­riés.
Il en est pour pen­ser que c’est l’unité syn­di­cale qui a payé.

Je pense plu­tôt que l’indi­gna­tion gronde de par­tout, et que les syn­di­cats ont en effet réa­lisé ce jour-là l’unité indis­pen­sa­ble pour con­ser­ver un mini­mum d’audience, parce que, s’ils avaient con­ti­nué à faire défaut, à soi-disant nous repré­sen­ter, mol­le­ment, dans des négo­cia­tions entre pots de fer et pots de terre, par-des­sus notre tête et sans mener aucune lutte, ils auraient fini par être com­plè­te­ment et peut-être (rêvons un peu !) irré­mé­dia­ble­ment débor­dés par “la base”, laquelle est tout à fait capa­ble de s’auto-orga­ni­ser en Col­lec­tifs divers, dès lors que les citoyens déci­dent de se pren­dre en mains.
C’est ce que nous voyons avec les Col­lec­tifs d’ensei­gnants-cher­cheurs, ou avec tant d’autres Col­lec­tifs qui ont pris l’ini­tia­tive des lut­tes, les­quel­les sont en géné­ral récu­pé­rées par des diri­geants syn­di­caux que le pou­voir en place dési­gne comme les seuls inter­lo­cu­teurs repré­sen­ta­tifs, alors qu’en aucun cas ils n’ont été libre­ment man­da­tés par la base.
La bureau­cra­tie syn­di­cale est deve­nue une ins­ti­tu­tion, qui freine nos com­bats. Une réelle démo­cra­tie vou­drait que la base man­date sur un objet pré­cis et pour un temps déter­miné, qui elle veut, avec révo­ca­tion pos­si­ble à tout moment.
Je pré­cise, comme d’habi­tude, que je ne vise pas ici nos cama­ra­des syn­di­qués qui s’enga­gent régu­liè­re­ment sur le ter­rain à nos côtés, avec toute leur con­vic­tion et leur dyna­misme. Ce sont les gens ins­tal­lés dans les hau­tes sphè­res qui, objec­ti­ve­ment, nous tra­his­sent, nous tous, qu’ils le veuillent ou non.
La Grèce s’est révol­tée. Les Antilles “fran­çai­ses”, avec la Gua­de­loupe, sont en grève géné­rale. Ici ou là en France, et en par­ti­cu­lier dans l’Édu­ca­tion Natio­nale, des mou­ve­ments radi­ca­le­ment con­tes­ta­tai­res se déve­lop­pent.
Et les direc­tions syn­di­ca­les ont jugé qu’il était urgent d’atten­dre, que la soli­da­rité active ne s’impo­sait pas, ni la mobi­li­sa­tion de tous autour d’une grande réflexion sur la néces­sité de chan­ger de con­trat social et de chan­ger les bases du fonc­tion­ne­ment éco­no­mi­que qui nous est imposé, alors que même nos gou­ver­ne­ments recon­nais­sent qu’il faut “réfor­mer” le capi­ta­lisme.
Moi, je dirais qu’il faut fran­che­ment pas­ser à tout autre chose. Et que c’est vio­lent d’enten­dre en ce moment des dis­cours qua­si­ment plus “révo­lu­tion­nai­res” dans la bou­che de ceux qui veu­lent, à droite, “mora­li­ser” le capi­ta­lisme, que dans les paro­les de ceux qui pré­ten­dent une fois encore nous satis­faire de miet­tes épar­ses et nous gaver de déses­poir, en évi­tant sur­tout soi­gneu­se­ment toute con­ta­gion d’une con­tes­ta­tion radi­cale ! (J’ai cité Mar­tine Aubry !). Ah ! on est bien, avec de si zélés défen­seurs ou “repré­sen­tants” ! Pas besoin d’enne­mis, nos meilleurs “amis” sont assez effi­ca­ces !


Dans le con­texte social actuel, le sys­tème aux com­man­des pro­duit de plus en plus d‘“exclus”, exclus qui en réa­lité font par­tie inté­grante de ce sys­tème pré­da­teur qui les fabri­que et qui les vam­pi­rise, car ils ser­vent à engrais­ser les pro­fi­teurs par le biais de la mise en con­cur­rence des pré­cai­res, et les mécon­tents sont de plus en plus nom­breux et remon­tés. Dans ce con­texte, en dépit des évè­ne­ments qui sur­vien­nent par ailleurs, et comme s’il était bien entendu que cha­cun va se can­ton­ner à son petit pré carré, en bons “indi­vi­dua­lis­tes égoïs­tes” que nous serions, comme le pré­tend la pro­pa­gande ordi­naire, nous appe­ler à une seule jour­née de grève géné­rale et de grande mani­fes­ta­tion “uni­taire”, nous impo­ser des mots d’ordre de défense du pou­voir d’achat sans relier les lut­tes, dans des par­cours rou­ti­niers sans len­de­mains, c’est tra­vailler à nous démo­bi­li­ser en n’ouvrant sur­tout pas les pers­pec­ti­ves du chan­ge­ment social à inven­ter, c’est tout faire pour évi­ter d’être débordé. C’est sacri­fier à ce besoin de gar­der les mou­ve­ments sous-con­trôle tou­tes les poten­tia­li­tés de ger­mi­na­tion créa­trice qui sont à l’œuvre dans la société en ce moment.


Et quels sont donc les hori­zons qu’ils s’apprê­tent à nous décou­vrir inces­sam­ment sous peu, nos dignes bureau­cra­tes et con­sorts ?
Mais bon sang, mais c’est bien-sûr, voici venir le temps des élec­tions euro­péen­nes, qui vont nous faire miroi­ter à nou­veau les “votez pour moi”, “et moi, et moi, et moi”, qui vont pou­voir atti­ser des pas­sions et des espé­ran­ces par­fai­te­ment illu­soi­res, puisqu’il s’agit de nom­mer à un Par­le­ment sans pou­voir, des “élus” qui nous échap­pe­ront tota­le­ment dès qu’ils auront reçu nos suf­fra­ges, et qui, même ani­més de la meilleure des bon­nes volon­tés, seraient inca­pa­ci­tés dans le libre exer­cice de leur action, le sys­tème étant ce qu’il est, et par­fai­te­ment conçu pour pha­go­cy­ter les diver­gen­ces.
Et comme cela s’est pro­duit avec les élec­tions pré­si­den­tiel­les, nous ris­quons fort de nous divi­ser, de nous affai­blir, de nous fati­guer à cou­rir après un leurre, alors que l’essen­tiel serait encore une fois occulté.

L’essen­tiel, c’est le ras­sem­ble­ment. Non pas l’unité à visée élec­to­ra­liste au som­met, mais la mise en réseau des citoyens de base déci­dés à se situer en adul­tes dans une société réel­le­ment démo­cra­ti­que et éga­li­taire.
Peu importe si nous ne som­mes pas tous com­plè­te­ment d’accord. “Je ne veux voir qu’une seule tête”, c’est une con­cep­tion tota­li­taire. Nous n’avons pas besoin d’un pro­jet par­fai­te­ment éla­boré “clefs en main”, au con­traire, nous avons besoin de cogi­ter ensem­ble, de re-créer un nou­veau con­trat social, et d’aller jusqu’à nous sur­pren­dre nous-mêmes.
Je crois beau­coup que le tra­vail mené dans les Col­lec­tifs pré­fi­gure ce que serait une société réel­le­ment libre et adulte, et qu’il s’agit de déve­lop­per et de péren­ni­ser ce type d’orga­ni­sa­tion, qui a beau­coup plus d’enver­gure et d’ancrage à la base que n’importe quel parti ou syn­di­cat.

Un point de cli­vage, de bas­cule pour refon­der la société, ce qu’il s’agit d’abo­lir radi­ca­le­ment, ce qui nous assas­sine tous dans le sys­tème actuel, c’est le règne des pro­fits moné­tai­res. C’est à par­tir de cette dic­ta­ture de la ren­ta­bi­lité finan­cière, à par­tir de cette logi­que moné­taire et de cette vio­lence ano­nyme action­na­riale pré­sen­tée comme la seule “réa­lité pos­si­ble”, si ce n’est la fin de l’his­toire !!, que nous som­mes som­més de nous assu­jet­tir aux con­sé­quen­ces dra­ma­ti­ques qui en décou­lent, pour la vie elle-même, et dans la vie de tous et de cha­cun. Il est urgent de chan­ger de cadre. Il est urgent de repren­dre les ques­tions à la base.
Que vou­lons-nous vivre ? Quels besoins vou­lons-nous satis­faire ? Com­ment nous répar­tis­sons-nous les tâches et com­ment par­ta­geons nous les biens et les pro­duits ? Com­ment nous garan­tis­sons-nous mutuel­le­ment les moyens de vivre dans le bien-être et la bonne humeur, et de trans­met­tre à nos enfants et petits-enfants un monde où il puisse faire bon vivre ?
Com­ment repren­dre en mains les choix con­cer­nant notre des­tin com­mun, pou­voir qui est actuel­le­ment con­fis­qué par une caste diri­geante de pro­fes­sion­nels de la poli­ti­que et de la finance ?
L’abo­li­tion des pro­fits finan­ciers, c’est le remède radi­cal à tous nos maux.
Et l’abo­li­tion de ces pro­fits exige une orga­ni­sa­tion liber­taire de la société au plus près de la base et du local.

À mon avis, c’est cela qu’il s’agit de tra­vailler et de faire mûrir, une réflexion de fond sur l’éco­no­mie, et sur la démo­cra­tie. Et la réflexion sur la stra­té­gie gagnante pour arri­ver à nos objec­tifs.

Auto-orga­ni­sons-nous.
Et pré­pa­rons le 19 mars dans ce sens. Le 19 mars, et le 20, le 21, le 22, le 23….

Vive les Col­lec­tifs. Par­ta­geons le pou­voir entre citoyens de base égaux en droits, et déve­lop­pons de mul­ti­ples réseaux inno­vants.

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Gdalia Roulin

Author: Gdalia Roulin

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Comments (3)

Régis ROQUETANIERE Régis ROQUETANIERE ·  14 March 2009, 15h10

C’est ça.
Nous orga­ni­ser par la base.
Assu­rer les con­ver­gen­ces.
Remet­tre en cause la caste poli­ti­que et les “auto­ri­tés” de toute obé­dience.
Pour quoi faire?
Pour sor­tir la tête haute du sys­tème qui s’effon­dre.
Pour ne pas remet­tre les clés de notre ave­nir à ceux qui, déja orga­ni­sés, pour­raient se trou­ver seuls en situa­tion de pren­dre la suite, sans autre pro­jet que de con­ti­nuer ce qu’ils ont tou­jours fait c’est à dire ce qui se fait aujourd’hui : la loi du plus fort, la domi­na­tion par l’argent, la course vers le vide, la vio­la­tion de la nature, l’embri­ga­de­ment idéo­lo­gi­que.
Choi­sis­sons l’espoir.
Il ne s’agit nul­le­ment d’orga­ni­ser un “nou­veau” rap­port de force c’est à dire de per­pé­tuer un cli­mat de guerre.
Ce dont il est ques­tion aujourd’hui c’est de nous par­ler.
C’est de res­pec­ter l’autre même s’il n’est pas du bon bord par ce qu’il est apte à écou­ter et capa­ble d’évo­luer.
Aller vers le pro­grès c’est à dire pas­ser outre les “savants” et les “sachants” pour pri­vil­lè­gier les rap­ports de fra­ter­nité et d’effi­ca­cité.
Et puisqu’il est ques­tion d’élec­tion et de l’élec­tion euro­péenne de juin pro­chain, fai­sons mieux que Gla­dia le pro­pose.
Entrons réso­lu­ment dans cette élec­tion.
Ni pour cau­tion­ner les poli­ti­ques de l’Europe tel­les que nous les con­nais­sons, ni pour obte­nir un man­dat sans pou­voir.
Entrons dans l’arêne d’une autre façon, en citoyen libre pour ouvrir de nou­vel­les pra­ti­ques démo­cra­ti­ques.
En cons­ti­tuant des lis­tes non pour pla­cer des copains, des pro­té­gés ou des pis­ton­nés.
Recueillont l’accord à can­di­da­ture d’un grand nom­bre citoyens et de citoyen­nes, grande région par grande région.
Il y en a sept ce qui faci­lite la tâche.
Par­mis ces volon­tai­res, tirons au sort, en toute trans­pa­rence, les can­di­da­tes et les can­di­dats de nos lis­tes, à parité bien sûr.
Don­nons leur un man­dat clair, fixons le temps de notre délé­ga­tion sur la base d’un con­trat de can­di­da­ture qui repren­dra les thè­mes sur les­quels nous som­mes fon­da­men­ta­le­ment d’accord.
Une dizaine de grands objec­tifs suf­fi­sent à créer une iden­tité com­mune et à sus­ci­ter un groupe neuf et libre.
Même si nous diver­geons ou nous hési­tons sur la hié­rar­chie des prio­ri­tés.
Fai­sons con­fiance à la démo­cra­tie, vrai­ment con­fiance, pour régler le moment venu les dif­fé­ren­ces qui ont besoin du temps pour être clai­re­ment expo­sées et tran­chées.
Par chance cette action d’enver­gure natio­nale, ce galop d’essai oppor­tun et indis­pen­sa­ble, cette répé­ti­tion gran­deur nature sont pos­si­bles sans réu­nir aucun moyen finan­cier préa­la­ble.
Nous pou­vons échap­per à la domi­na­tion qui a de tout temps per­verti le monde poli­ti­que : l’argent de celui qui paie et com­mande.
Il faut dépo­ser une liste dans cha­cune des sept gran­des cir­cons­crip­tions en res­pec­tant les règles pré­ci­sé­ment et scru­pu­leu­se­ment pour ne ris­quer aucune inva­li­da­tion.
Cons­ti­tuer un comité par cir­cons­crip­tion élec­to­rale.
Tirer au sort ses res­pon­sa­bles.
Gérer dans la plus totale trans­pa­rence cette cam­pa­gne, au plus près des citoyens, en leur deman­dant d’en assu­rer le con­trôle per­ma­nent.
Appel­ler à par­ti­ci­per, a s’enga­ger en toute liberté, non seu­le­ment les amis et les réseaux que nous con­nais­sons bien, mais aussi ceux que nous con­nais­sons moins, ceux qui ont pour objec­tif des inté­rêts que nous par­ta­geons même si nous abor­de­rions les solu­tions qu’ils envi­sa­gent autre­ment.
Ouvrons nous aux autres.
Uti­li­sons le peu d’espace que nous offre la loi pour miner de l’inté­rieur l’oppres­sion dont nous som­mes vic­ti­mes.
Maté­riel­le­ment, les pro­fes­sions de foi, les bul­le­tins de votes peu­vent être réa­li­sés et dis­tri­bués par Inter­net.
des dos­siers thé­ma­ti­ques peu­vent voir le jour ou nous être con­fiés par des per­son­nes ou des grou­pes que cette démar­che peut intér­res­ser.
Cà ne coûte pra­ti­que­ment rien.
Osons notre liberté main­te­nant, pas demain ou un jour pro­chain.
Tant qu’il en est encore temps.
Nous n’aurons par d’autres occa­sion de le faire avant lon­temps.
Peut-être même sera-t-il trop tard.
En agis­sant main­te­nant, il nous reste quel­ques semai­nes non pour créer la sur­prise, mais pour prou­ver que l’impli­ca­tion citoyenne, çà mar­che.

Régis ROQUE­TA­NIERE 14 03 2009

Geneviève Confort-Sabathé Geneviève Confort-Sabathé ·  14 March 2009, 16h03

Régis,

Tu par­les de ne pas créer “un nou­veau rap­port de force” mais de s’écou­ter, de se com­pren­dre, de s’aimer même, pour­quoi pas.
Peace and love, mon pote, je l’ai vécu ce mou­ve­ment, j’avais seize ans, c’était le bon temps, le temps des copains.
Ose­rai-je te dire que le temps des potes est fini, nous som­mes déjà entrés dans un rap­port de “for­ces”.
Si j’écris “for­ces” au plu­riel, c’est que les for­ces en pré­sence cor­res­pon­dent à la lutte des clas­ses. Pas moyen d’y échap­per, d’ailleurs, les “autres”, les méchants l’ont bien com­pris. Ils ten­tent de désa­mor­cer les colè­res par la cri­mi­na­li­sa­tion gran­dis­sante du mou­ve­ment social. Aujourd’hui, le sim­ple fait de n’être pas d’accord avec l’idéo­lo­gie domi­nante fait de toi un sub­ver­sif dan­ge­reux.
D’ailleurs, toi-même ne sem­ble pas vrai­ment sûr de ton coup quand tu décris “le peu d’espace que nous offre la loi”…
En ce qui me con­cerne, je compte bien écar­ter les murs en boy­cot­tant les élec­tions euro­péen­nes qui sont une mas­ca­rade ridi­cule et hon­teuse dans laquelle la démo­cra­tie n’a aucune place.
Ce boy­cott, il faut le ren­dre visi­ble, il faut l’argu­men­ter.
Ne perds pas ton temps à jouer sur l’échi­quier des autres, fabri­que ton aire de jeu.

Gdalia Gdalia ·  15 March 2009, 12h15

Bon­jour,

D’accord avec toi, Gene­viève.

Pour­tant, je trouve le mes­sage de Régis super inté­res­sant. Cela rejoint l’idée de créer nos pro­pres struc­tu­res, cel­les qui con­trô­le­raient le pou­voir pour qu’il reste à la base. Des struc­tu­res fon­ciè­re­ment dif­fé­ren­tes de cel­les du sys­tème actuel, avec leurs élus soi-disant repré­sen­ta­tifs.

Cepen­dant, Régis, je ne vois pas com­ment il serait pos­si­ble de fonc­tion­ner selon des prin­ci­pes auto-orga­ni­sa­tion­nels dans le cadre du sys­tème euro­péen tel qu’il fonc­tionne, et dans le cadre élec­to­ral tel qu’il s’impose à nous.

Com­ment fais-tu pour relier deux types de fonc­tion­ne­ment qui sont natu­rel­le­ment incom­pa­ti­bles ?

Le genre de mobi­li­sa­tion dont tu par­les peut-il s’ins­crire dans les lois exis­tan­tes ? Peux-tu nous expli­quer ?

N’y a-t-il pas plu­tôt néces­sité d’une rup­ture avec ce monde qui s’écroule, pour recons­truire sur des fon­da­tions sai­nes ?

Il ne s’agit pas d’abat­tre des per­son­nes, mais des empi­res cri­mi­nels, en inter­di­sant à ceux qui les por­tent de con­ti­nuer à nuire. Quand nous aurons imposé l’éga­lité des droits, nous pour­rons vivre en paix (l’exi­ger à l’échelle des grou­pes humains du moins. Dans les rela­tions per­son­nel­les ce sera tou­jours plus com­plexe).

Il me sem­ble que le mou­ve­ment des Col­lec­tifs se déve­lop­pe­rait plus libre­ment et avec dyna­misme à par­tir de la grève géné­rale illi­mi­tée, jusqu’à ce que nous ayons, tous ensem­ble, adopté de nou­vel­les règles du jeu et con­clu un nou­veau con­trat social, qu’à par­tir d’une fiè­vre élec­to­rale qui ne secoue plus grand monde, et qui pei­ne­rait for­cé­ment à trou­ver son sens.

Ami­ca­le­ment

Gda­lia

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