Dernière mise à jour 20/10/2017

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Appel à signature de la déclaration internationale des peuples victimes des pratiques de Chevron

antichevron-21mai14.pngDes communautés de cinq pays dans quatre continents unissent leurs voix pour s’opposer aux pratiques de la société transnationale pétrolière Chevron-Texaco dans le monde et publient une déclaration commune à l’occasion de l’Assemblée générale de Chevron aux États-Unis, qui se tiendra le 28 mai dans une ville perdue au fin fond du désert du Texas, loin des ONG et activistes qui pourraient les déranger. Seul le directeur général, John Watson, pourra exercer un droit à la parole.

Gaz de schiste : appel à signature de la déclaration internationale des peuples victimes des pratiques de Chevron

Une  manifestation mondiale est prévue le 21 mai dans plusieurs capitales

L’Unión de Afectados por las Operaciones Petroleras de Chevron‐Texaco ‐ UDAPT en Équateur,

L’opérateur Texaco (qui a fusionné avec Chevron en 2001), a contaminé durant les 26 ans d’exploitation plus de 450 hectares et affecté environ 35 mille personnes. Il pollue sans scrupules l’environnement et menacent la survie même des peuples indigènes.

Dans cette région, deux peuples ont déjà disparus, les Sansahuari et les Tetete. 

En 2011 et après près de 20 années de litige, cette population a remporté un jugement avec, à la clef, une condamnation à verser 9,5 milliards; un montant qui pourrait ne pas être payé parce que Chevron a retiré ses actifs dans ce pays.

Actuellement Chevron enchaîne les procès aux États-Unis pour invalider ce jugement et poursuivre les victimes.

La condamnation de Chevron serait pourtant un exemple concernant les responsabilités environnementales des transnationales sur le plan mondial.

Les Communautés de Richmond en Californie, États‐Unis

Ils dénoncent la contamination laissé par la raffinerie de Chevron au milieu de la ville, qui a été aggravée par un incendie en 2012

Les Communautés du Delta du Niger, Nigeria.

Chevron a été dénoncée pour de vastes zones polluées du delta du Niger et également condamné pour avoir incité à la répression des manifestations de résidents.

La Confédération Mapuche de Neuquén, Argentine.

Les Communautés de Région de Vaslui, Roumanie.

La compagnie a également été liée à la répression de l’État dans ces deux pays.

« Chevron est devenu le fer de lance de l’exploration de réservoirs non conventionnels, par la fracturation hydraulique, technique expérimentale controversé, qui amplifie le risque de contamination de nos territoires et sources d’eau souterraines. Chevron a été le promoteur de l’exploitation allié à ces gouvernements qui ont réprimé les protestations, en violation de nos droits collectifs des sites. »

Video annonçant cette journée internationale contre Chevron :

TOTAL lui n’a pas eu la prudence de Chevron en faisant son Assemblée Générale à Paris.

C’est une argentine, Carolina Garcia, ingénieure en ressources naturelles et environnement, travaillant à la direction des aires naturelles protégées de la province de Neuquén, dans le nord de la Patagonie qui est venu interpeller Christophe de Margerie.

«Vous dites que vous êtes une entreprise responsable respectant les plus hauts standards environnementaux et sociaux au monde. Mais quelle est votre crédibilité, sachant que vous forez à la recherche de gaz de schiste dans une aire naturelle protégée?»

À quoi il a répondu qu’il avait eu les autorisations. Et oui ! Le gouvernement de Neuquen les a donné contre l’avis des experts des aires naturelles protégées et avec quelques tripatouillages de documents de la part de Total.

Juliette Renaud, chargée de campagne aux Amis de la Terre France :

« L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels en Argentine illustre tristement le double standard qui existe selon que les multinationales françaises agissent en France ou dans un pays du Sud. La loi française interdit le recours à la fracturation hydraulique au nom de la protection de la santé des populations et de l’environnement, mais le gouvernement français n’a rien fait pour freiner le développement de gaz et huiles de schiste en dehors de nos frontières. Il doit agir immédiatement, en reconnaissant d’une part la responsabilité légale des maisons-mères des multinationales sur les activités de leurs filiales et sous-traitants, et d’autre part en prenant des actions concrètes pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles ».

Bien d’autres compagnies sont aussi sur les rangs : les Américains Chevron et Exxon Mobil, l’Allemand Wintershall (filiale de BASF), le Néerlando-Britannique Shell, le Brésilien Petrobras…

Une véritable ruée vers les gaz et huiles de schiste en Patagonie argentine comme l’indiquent le rapport et le documentaire (Terres de schiste) des Amis de la Terre.

Qui pense encore que les gouvernements nous protègent ?

Ceux qui s’étonnent lorsqu’on leur distribue des tracts anti-TAFTA et qu’on leur explique l’accord de libre échange qui se négocie ente l’Union Européenne et les États-Unis :

« Mais l’État va pas laisser faire ça ? »

Ben si, c’est lui qui le négocie…pour les multinationales…qui pourront enfin venir exploiter notre gaz et pétrole de schiste, malgré la loi anti-fracturation que les députés ont votée parce que le peuple était dans la rue.

Alors, le week-end prochain…


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Ania

Auteur: Ania

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