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Aéronautique civile ou l'aveuglement de nos élus

Ces deux informations tombées à une semaine d’intervalle sont irrésistibles.

Deux ou trois questions qui viennent :
1 - Chères et chers élus de France, de Navarre et d’ailleurs, y a t-il vraiment besoin de nouveaux aéroports… à Notre Dames des Landes, par exemple ?
2 - Dans quel état est le réseau ferré du pays ? Où en est le ferroutage ?
3 - 60 000 suppressions d’emploi et autant de maltraitance à la clef, suppressions qui apparaissent comme un début. Serait ce le résultat de l’inconséquence de nos décideurs, l’aveuglement et partant le manque de vision de l’avenir… et la décroissance…. subie, la décroissance mal-à-droite ?

Jugez plutôt …


Dix-huit maires de Nantes Métropole réaffirment leur soutien au transfert de l’aéroport

CGT Roissy - lundi 12/10/09

Réunis ce matin autour de Jean-Marc Ayrault, dix-sept maires de la majorité de Nantes Métropole ont réaffirmé avec force leur soutien au projet de transfert de l’aéroport de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes. En égratignant au passage les opposants qui « inventent chaque jour un nouvel argument » pour contester un projet dont « l’intérêt stratégique est aujourd’hui établi et partagé ». Les élus soulignent que l’idée d’une 2e piste transversale à Nantes Atlantique est « un leurre », et que la fermeture de l’aéroport permettra de lutter contre l’étalement urbain tout en évitant de grignoter des terres agricoles dans l’agglomération nantaise.

http://www.ulcgtroissy.fr/spip.php?breve143


Transport Aérien : 35.000 emplois supprimés chez les transporteurs européens en 2009

Boursier.com, 19/10/09 - 06:32:00

2009 sera une année noire pour les transporteurs aériens européens. L’AEA, l’association qui regroupe les compagnies du vieux continent, s’attend en effet à ce que ses membres aient supprimé 35.000 emplois en un an d’ici la fin de l’année, plus 60.000 emplois indirects chez les sous-traitants. Le résultat opérationnel global des compagnies européennes est attendu à -2,9 Milliards d’Euros, 50% de plus que le record qui avait été établi en 2001, tandis qu’elles devraient avoir transporté 22 millions de passagers en moins qu’en 2008.

Le président de l’AEA, actuellement Ivan Misetic, président de Croatia Airlines, a expliqué que la dimension du ralentissement est “sans précédent”. “Sur les 35 dernières années, nous n’avons jamais vu une telle perte de valeur. Et les choses ne reviendront pas à la normale : les consommateurs changent leurs habitudes, et cela continue”, a-t-il déclaré devant l’assemblée générale de l’organisation.

http://www.fortuneo.fr/fr/actualites/actualites-sur-la-valeur/607684/transport-aerien-35-000-emplois-supprimes-chez-les-transporteurs-europeens-en-2009.jsp

Conclusion

On comprend pourquoi monsieur Sarkozy ne souhaite pas appliquer sa taxe carbone à l’aéronautique, seul secteur exonéré d’office de taxe avec le nucléaire. Ce n’est évidemment pas parce que le kérosène brulé ne dégage pas de CO2, non bien sûr. On peut considérer en effet qu’un Boeing 747 en dégage autant au décollage que 800 bagnoles coincées une heure dans un embouteillage. Il en décolle un toutes les 2 minutes en moyenne à Roissy, environ… et heureusement, pas que des 747. Cette comparaison est d’ailleurs possible tous les matins, sur l’autoroute A3, entre la porte de Bagnolet à l’est de Paris et l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

La raison de cette exonération ? C’est la fuite en avant… aveuglément ! La même logique qui conduit les uns à construire plus d’aéroports, les autres plus d’autoroutes et le gouvernement à ne pas appliquer à certains une taxe qu’en principe tous les pollueurs doivent payer, un principe voulu par notre Président, un principe qui pourtant vise à réduire la consommation des énergies fortement émettrices de gaz à effet de serre, en premier lieu le C02, responsables du réchauffement climatique, faut-il le rappeler ?

Outre que ne pas appliquer la taxe carbone à l’aéronautique est une contradiction dans les termes, si l’on en croit les boursicoteurs de service et l’association des professionnels de la profession, l’évidente et durable chute de l’activité n’aurait logiquement pas couté très cher à cette activité. En revanche, le peu qu’elle aurait rapporté aurait eu surtout la valeur d’un signal symbolique fort. À défaut, on voit une classe politique s’enferrer dans une logique de plus en plus difficile à défendre, à Nantes comme ailleurs.

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Éric Jousse

Author: Éric Jousse

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