Dernière mise à jour 22/10/2018

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La vie de l'eau

La récente loi sur l’eau mar­que le refus de s’atta­quer sérieu­se­ment au pro­blème de la ges­tion de cette res­source. Le prin­cipe «pol­lueur-payeur» n’y est pas ins­crit, pas plus que la volonté de faire payer l’uti­li­sa­teur à son juste pré­lè­ve­ment sur la res­source. Les par­ti­cu­liers finan­cent 85% du coût des ins­tal­la­tions néces­sai­res à l’appro­vi­sion­ne­ment en eau alors qu’ils n’uti­li­sent que 10% de la res­source. Les agri­cul­teurs ne par­ti­ci­pent à ce finan­ce­ment que pour… 1% tan­dis qu’ils «pom­pent» 70% de cette même res­source.

Cepen­dant, de plus en plus de voix s’élè­vent pour dénon­cer l’opa­cité du par­te­na­riat public-privé par lequel les col­lec­ti­vi­tés loca­les ont aban­donné la ges­tion de l’eau aux trois géan­tes du sec­teur, la Lyon­naise, Veo­lia (groupe Vivendi) et la Saur (groupe Bouy­gues). De ce fait, le prix de l’eau est très iné­gal d’une com­mune à l’autre et le plus sou­vent sur­fac­turé. Ainsi, ces fir­mes se font payer le coût d’entre­tien du comp­teur d’eau des par­ti­cu­liers alors qu’en réa­lité elles ne s’occu­pent pas de cet entre­tien. Elles «éco­no­mi­sent» sur l’entre­tien du réseau, ce qui a pour con­sé­quence un gas­pillage non négli­gea­ble de la res­source et impose aux com­mu­nes un coût impor­tant de remise en état quand cel­les-ci déci­dent de repren­dre en main le con­trôle de la ges­tion de l’eau.

D’ici 2010, deux tiers des con­trats d’affer­mage pas­sés entre les col­lec­ti­vi­tés loca­les et ces fir­mes pri­vés vont arri­ver à expi­ra­tion. Plu­sieurs vil­les (Cher­bourg, Châ­tel­le­rault, Cas­tres, etc.) ont récem­ment «remer­cié’» l’une ou l’autre de ces fir­mes pour leur pré­fé­rer la ges­tion par une Régie muni­ci­pale. A Cas­tres, la fac­ture pour l’usa­ger a baissé de 10% et la jus­tice a débouté la Lyon­naise qui exi­geait des dom­ma­ges-inté­rêts pour le non renou­vel­le­ment du con­trat passé avec la ville.

Pour en savoir plus, ne man­quez pas de lire «L’eau des mul­ti­na­tio­na­les. Les véri­tés ina­voua­bles», Fayard 2006 de Jean-Luc Touly, pré­si­dent de l’Asso­cia­tion pour un con­trat mon­dial de l’eau (ACME). Ce livre indis­pen­sa­ble mon­tre pour­quoi le citoyen ne doit pas renon­cer au con­trôle du bien com­mun le plus indis­pen­sa­ble à la vie des hom­mes.


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