Dernière mise à jour 24/09/2017

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Eole vs Pachamama : une lutte rurale

eole-pachamama-Larzac-5.jpgLa semaine dernière, je suis allé manifester dans le Larzac, au beau milieu d’un champ. C’est un peu loin de chez moi, mais ce n’est pas parce qu’on habite en zone rurale qu’on ne doit pas se préoccuper de ce qui se passe dans le jardin/le champ du voisin surtout quand on sent le coup fourré et que l’on veut en savoir plus.

MC_larzac.jpgC’était donc en Aveyron à Saint-Victor et Melvieu où 7 hectares de bonnes, que dis-je, de très bonnes terres agricoles portant l’Appellation d’origine protégée (AOP Roquefort), doivent laisser place à un méga transformateur électrique de 2100 MW : mes poules auraient été hallucinées en voyant la taille des pissenlits.

Un méga nouveau transformateur, disais-je, alors qu’il y en a un qui occupe déjà à lui seul 3 hectares de terre nourricière à Melvieu. Pourquoi alors en construire un autre, aussi gigantesque, alors que le besoin local n’existera pas avant longtemps ? 

Eh bien… parce qu’il est dit qu’il est prévu qu’il doit être, dans un temps pas tout à fait encore déterminé, la clef de voûte d’un magnifique ensemble comprenant potentiellement 800 aérogénérateurs – en fait des éoliennes industrielles de 120 mètres de haut - et une ligne Très Haute Tension. [1]

Les Don Quichotte de la modernité

Bigre ! Diantre ! 800 moulins à vent ? Dîtes, vous ne pensez pas que ça fait un peu beaucoup ? Vous imaginez un peu le grand projet que l’on cherche à imposer (cf. GPII-GTII) ? Ca va en faire du taf pour les Don Quichotte !

- Ah mais si c’est pour des éoliennes, il faut pas s’y opposer ! Il-fô-pas ! C’est de l’énergie renouvelable. Ou alors tu es contre la transition énergétique ! Tu n’serais pas pronucléaire des fois  ?

- Euh non, pourquoi ? Mais, on a bien dit éolien « in-dus-triel », non ?

- Oui et alors ? C’est une énergie renouvelable pareil puisque le vent est renouvelable et que ça ne pollue pas.

- Et l’alternateur à aimants permanents (cf. encart au bas de l’article), c’est du renouvelable ? Jusqu’à 800 kg d’un alliage de lanthanides – de la terre rare –  mais aussi du néodyme-fer-bore, du dyprosium, du praséodyme, etc. extraits et raffinés en Chine dans des conditions sanitaires, environnementales et sociales inconcevables chez nous, en tout cas totalement inacceptables. Et tout ça pour UN composant d’UNE éolienne ?! [2]

Et en effet, bizarrement ce composant qu’est l’alternateur, dans les docs, les débats et un peu partout en réalité, ce truc est complètement passé sous silence comme si une éolienne c’était comme un simple moulin. Qu’on aille voir un peu ce que nous montre et nous expliquent les grandes associations environnementales et écologistes. Même ici [3] où tous les éléments sont soit disant détaillés, l’alternateur manque à l’appel.

Bon, la Chine c’est bien loin mon petit et ils ne sont plus à ça près, au moins ça ne pollue pas ici.

Bah… c’est pas sûr du tout, parce qu’il est question que la France redevienne un pays minier et qu’elle exploite ses propres terres rares [4]… Même si on n’en a pas des masses. C’est surtout qu’elles ne sont pas sous le contrôle des chinois comme 97% des stocks prouvés dans le monde [5] .

En tout cas c’est bien le souhait de notre ministre du redressement productif quand il dit: 

«Je souhaite donner une nouvelle ambition à la France, celle de redevenir un pays dans lequel on peut exploiter des mines, comme le font de nombreux pays européens. ». Vrai ou pas vrai ?

Et il ne plaisante pas ce Montebourg en disant cela car il y a déjà un permis signé et une douzaine en attente [6]

- Des terres rares ?

- Oui. Des terres rares. En plus, l’électro-éolien est une industrie de production intermittente, surtout quand on joue avec les grands modèles. Une éolienne transforme le vent en électricité, en moyenne, moins de 20 % de son temps d’exposition. Mais ce n’est pas tout. L’électricité n’est pas facile à stocker, c’est une énergie de flux que l’on doit consommer au fur et à mesure qu’elle est produite et comment fait-on quand les éoliennes ne donnent pas assez, voire pas du tout ? Eh bien, il faut que cette production soit relayée ou complétée par une autre source d’énergie facilement modulable, plus souple : il faut donc des centrales à gaz, à fuel ou à charbon.

- Oui mais quand même, s’il n’y avait pas les éoliennes, on polluerait plus en faisant tourner plus souvent ces centrales !

- Ce n’est pas si sûr, car ce ne serait pas les mêmes centrales :

« Helmer (député européen) a démontré que les parcs éoliens obligent à l’emploi de centrales au gaz qui sont souples mais qui consomment 50% de gaz en plus que les centrales que l’on aurait pu installer s’il n’y avait pas d’éoliennes. …les centrales thermiques doivent faire face à ces variations imprévisibles et incessantes et doivent être très souples. Il est donc impossible d’installer des centrales au gaz à haut rendement. »

- Et alors ?

- Alors ? « …Rappelons que le Danemark par exemple consommerait 20 à 30% d’énergie fossile en moins sans les éoliennes. » [7]

- Oui mais c’est quand même beaucoup moins dangereux que le nucléaire !

- Certes ! De toute façon, plus rigide et moins dangereux que le nucléaire, tu meurs. C’est cent, mille, des millions de fois pire qu’une centrale thermique. Mais vous croyez quand même pas que l’éolien industriel va permettre de diminuer et encore moins d’abandonner le nucléaire ?

- Mais si, bien-sûr, c’est pour ça qu’il faut en mettre partout, si on veut arrêter le nucléaire. C’est la seule solution. Et puis, on a tous besoin d’électricité, de plus en plus. Tout ça, c’est bon pour la croissance et il en faut bien de la croissance.

La volonté de la France est d’arriver à 23% d’énergies renouvelables en 2020

Depuis qu’on a commencé à inciter financièrement les promoteurs à développer l’éolien industriel, a-t-on pu constater un infléchissement réel de la politique nucléaire en France ? Non, absolument pas. On dirait même que plus ils veulent de croissance ripoliné en vert, plus il faut de l’énergie renouvelable et plus on veut du renouvelable, plus ils trouvent moyen de faire de la place au nucléaire [8].

Si j’ai bien compris - je ne suis pas spécialiste - si on veut un arrêt immédiat du nucléaire, il faut construire des centrales thermiques et diminuer notre consommation d’énergie. Aider financièrement l’isolation des maisons, arrêter le chauffage électrique qui justifie le nucléaire….

On pourrait aussi tendre vers plus d’autonomie énergétique : petit éolien, chauffe-eau solaire, etc. Non, là, tout de suite, c’est forcément pas sérieux.

Au lieu de renvoyer cette électricité produite par les aérogénérateurs dans des réseaux trans-nationnaux avec des méga-transformateurs polluants et des lignes à Très Hautes Tensions (celle de Saint Victor et Melvieu devrait aller jusqu’au Maroc en passant par l’Espagne), avec une déperdition de l’énergie de 1% sur 50 km. Plus on implante d’éoliennes industrielles et plus il faut de méga-transformateurs et de lignes THT. C’est pas une pollution de plus ça ?

On peut aussi parler du montage financier. L’électricité est rachetée par EDF a un prix exorbitant. D’un côté ces promoteurs gagnent plus d’argent que s’ils jouaient en bourse et en toute sécurité (le taux de rentabilité est entre 20 et 50 %), de l’autre les contribuables payent sur leur facture d’électricité les bénéfices de ces promoteurs (dont certains ont leur siège social dans des paradis fiscaux comme le Luxembourg ou les Iles Vierges et dans lesquelles investissent les fonds de pension). Y’a rien qui vous gêne dans ce montage financier ? Si encore c’était les collectivités locales qui prenaient tout en charge y compris les bénéfices. Non, elles prennent les miettes.

eole-pachamama-larzac-1.jpgMais il y a pire ailleurs, comme au Mexique, à Tehuantepec sur les terres sacrées du peuple Ikoot où EDF ENR participe à un méga-projet - « Mareña Renovable » - porté par un consortium international regroupant Mitsubishi, Coca-Cola-Mexique (FEMSA) et d’énormes fonds d’investissements australiens et néerlandais : 5000 aérogénérateurs sur une étroite bande de terre. Avec l’aide des militaires et de tueurs à gages, ils délogent paysans et pêcheurs indigènes qui tentent de s’y opposer [9].

Ah ! J’oubliais. Il y a aussi les producteurs de bétons qui se frottent les mains vu les quantités qu’ils vendent pour installer les éoliennes (jusqu’à 2000 tonnes par éolienne sur 20 m de profondeur). Et le béton de Lafarge, il ne pollue pas peut-être ? Et puis on remet un peu de terre par dessus : ni vu, ni connu. Ben ça tombe bien, ils ne savaient plus quoi faire de leur béton depuis qu’on ne construit plus de grands barrages hydrauliques.

- Bof… le bruit, les ultrasons, les flash lumineux, c’est pas grave, c’est pas mauvais pour la santé.

- Ah oui ? Eh bien je n’en suis pas si sûr voyez-vous. Il y a bien un médecin, le Dr Nina Pierpont qui parle de ” Syndrome Eolien”[10] , elle avait fait une étude d’où il résultait que les infrasons des éoliennes produisaient des troubles physiques. Mais l’Académie de Médecine en France a dit qu’il n’y avait aucun problème. Je ne me souviens pas qu’ils aient fait eux aussi une étude, mais ce sont de savants bâtés, ils n’en ont pas besoin. L’argument d’autorité, ça a l’air de contenter notre démocratie.

- La mortalité des oiseaux et des chauves-souris n’est pas significative par rapport aux autres activités humaines d’après la Ligue de Protection des Oiseaux.

- En effet, pas en France on dirait. Mais en Allemagne et surtout en Espagne[11] - comme c’est étrange - on dit le contraire. Il faut dire que le groupe Suez, grand promoteur éolien, a choisi le président de la LPO, Alain Bougrain-Dubourg [12], comme son porte-parole pour la «protection de la biodiversité», et que l’association, en mal de financement, est régulièrement commanditée pour la réalisation d’études d’impacts des promoteurs.

eole-pachamama-larzac-2.jpgChères netoyennes et chers netoyens, avez-vous déjà été voir comment ils éventrent la terre et les forêts pour apporter tous ça sur nos montagnes, dans des Parcs Naturels Régionaux et transformer des sentiers de grandes randonnées en autoroute pour convois spéciaux ?

eole-pachamama-larzac-3.jpgIl y a aussi des gens qui parlent de « pollution du paysage ». Personnellement, je trouve que le pire se voit de près, quoique à force d’en voir pousser partout et d’avoir de plus en plus l’horizon empêché par ces mats, c’est vrai que ça fini par devenir une pollution. 

Mais je me souviens de ma première réunion d’information sur une ZDE (Zone de Développement Eolien - actuellement remplacée par les Schémas Régionaux Eoliens) , organisée par les élus PS et EELV locaux, il y a plus de 5 ans. Je leur ai dit :

« Si vous pouvez me prouver que l’éolien industriel pourra freiner le réchauffement climatique, arrêter ou même diminuer le nucléaire, alors la carte postale je m’en moque ». 

À quoi ils ont répondu :

« Si vous n’acceptez pas cette ZDE, nous n’aurons pas assez d’argent pour financer l’entretien des routes, les crèches et les cantines… »

Bien-sûr il y a des anti-éoliens qui sont pro-nucléaire, mais ils n’ont pas du tout le même discours. Ce qui les gêne, ce n’est pas le système dans son ensemble, mais le fait de voir les éoliennes de leur fenêtre et surtout la dévalorisation de leurs biens immobiliers.

- Et José Bové, qui habite à côté. Et EELV, ils vous aident ? 

- Ah non ! Bové et sa clique, ils ont été achetés par RTE. 

- Allez ! Il manquait plus que ça ! 

- Eh oui ! De toute façon, EELV, ils sont pro-aérogénérateurs…et libéraux.[13]

Vers un seul et même combat pour changer DE système

C’est vraiment une lutte rurale. Car lorsqu’on apprend qu’un projet de centrale éolienne par définition industrielle (maintenant on parle de « ferme éolienne », quelle ironie !) arrive près de chez soi et que l’on commence à se renseigner vraiment, alors tout change. Au départ on est pour, bien-sûr, mais seulement de loin ou quand on voit ça à la télé. Et puis à force de creuser le sujet, on comprend que là encore derrière les belles images sévit la désinformation, et que c’est une vaste fumisterie. Et cette lutte est la plus difficile à expliquer.

À Saint Victor et Melvieu, j’ai rencontré des personnes qui n’avaient jamais milité de leur vie mais la plupart participaient déjà et depuis longtemps à de nombreuses autres luttes : faucheurs, anti gaz de schiste, antinucléaire, Notre Dame des Landes, ZAD du Tarn [14], TAFTA. J’étais venue avec une amie qui habite un mazet éclairé au petit éolien. Pour elle comme pour tous ceux qui étaient là, l’évidence est qu’il faudrait se battre sur tous les fronts car tout se tient. Derrière, c’est la même logique qui opère. Il s’agit d’un seul et même système qu’il faut combattre. Non pas un combat qui serait la somme de toutes ces luttes mais un combat systémique pour la vie, un combat qui reste encore à inventer, sans quoi cela deviendra impossible !

Quoiqu’il en soit, quoiqu’il arrive et en attendant, il nous reste à crier : Ni ici, ni ailleurs ! Accompagné bien sûr du fameux « Penser global, agir local »… tout en sachant que penser global, c’est en réalité penser « système », penser LE système…d’un bout à l’autre de la planète.

eole-pachamama-larzac-4.jpg

Alors voilà, c’est tout pour cette première chronique. Si ça se peut, la prochaine fois, on arrivera à faire plus court.

Notes:

[1] http://stopeoliennes.over-blog.com/

[2] Éoliennes, Terres rares et désastre environnemental : une vérité qui dérange (.pdf)

[3] À propos du démantèlement : http://eolienne.f4jr.org/projet_eolien/demantelement

[4Écologie : attention, un massacre peut en cacher un autre - European Platforms Against Windfarms - 21/08/2013

[5] Comment la Chine a gagné la bataille des métaux stratégiques - Le Monde Diplomatique - nov 2010

« Parce qu’en 2010, 97 % des cent vingt-cinq mille tonnes d’oxydes de terres rares extraites annuellement de la surface de la planète sont chinoises. Un monopole quasi absolu. Et plutôt récent. » 

[6] Visez un peu :

[7] Les parcs éoliens augmentent les émissions (de polluants) - European Platforms Against Windfarms - 26/03/2013

[8] Arnaud Montebourg : premier ministre du redressement nucléaire - Netoyens.info - 27/08/2012

[9] Oaxaca : pêcheurs contre multinationales de l’éolien  - Zone à défendre - 11/02/2012

[10] Les symptômes sont les perturbations et privations de sommeil, les maux de tête, les acouphènes (tintement dans les oreilles), sensation d’augmentation de la pression à l’intérieur de l’oreille, les étourdissements, les vertiges, les nausées, les troubles de la vue, la tachycardie (rythme élevé du cœur), l’irritabilité, les problèmes de concentration et de mémoire, les passages de panique associés aux sensations de mouvement ou de palpitation à l’intérieur du corps qui surviennent pendant l’éveil ou le sommeil :

[11]  La LPO parle de 0 à 40 oiseaux tués par éolienne et par an, mais : Une étude récente de la Société Espagnole d’Ornithologie (SEO/Birdlife), révèle que les éoliennes tuent en Espagne, en moyenne, de 6 à 18 millions d’oiseaux et de chauves-souris. Ces chiffres résultent de l’examen d’une centaine de rapports que le gouvernement n’avait pas rendus publics, et que SEO/Birdlife a obtenus en invoquant la loi sur le droit à l’information en matière environnementale. « Il y a en Espagne environ 18 000 éoliennes, qui tuent en général le double de chauves-souris que d’oiseaux » nous dit Mark, « la moyenne se situerait entre 111 et 333 oiseaux, et 222 – 666 chauves-souris par an et par éolienne ». On est loin des chiffres donnés par l’industrie éolienne. « Partout dans le monde règne une omerta à ce sujettant les sommes en jeu dans la bulle spéculative de l’éolien sont considérables. Ce code du silence s’articule sur trois volets : d’abord, le ramassage des cadavres d’oiseaux et de chauves-souris par les employés des installations éoliennes. Ensuite, les très substantielles donations faites par l’industrie éolienne aux associations d’écologistes et d’ornithologistes. Enfin, la clause de confidentialité qui se trouve dans les contrats que doivent signer les ornithologues lorsqu’un promoteur éolien les emploie pour compter et identifier les oiseaux et chauve-souris qui ont été, ou seront victimes de leurs machines. »
Les éoliennes attirent particulièrement les rapaces et les chauves souris (espèces protégées en grand déclin).
Le massacre des chauves-souris aura des conséquences funestes pour l’agriculture….Les agriculteurs devront donc utiliser davantage d’insecticides, ce qui fera augmenter le prix de la nourriture d’une part, et aura des effets négatifs sur la santé des consommateurs d’autre part – sans parler des effets catastrophiques sur la biodiversité (papillons, abeilles, etc.).
WCFN, l’une des rares ONG qui ose s’en prendre à l’éolien, accuse l’Union européenne de laisser installer ces machines létales au sein de réserves naturelles, connues dans l’UE sous le nom de ZPS et de zones Natura 2000Il est également inacceptable, dit-elle, de confier les études d’impact sur l’environnement aux promoteurs éoliens eux-mêmes. « C’est le comble de l’hypocrisie. » : http://www.contrepoints.org/2012/09/22/97763-leolien-industriel-nest-pas-ecologique

[12] http://www.franceinter.fr/personne-allain-bougrain-dubourg

[13] Comment RTE a acheté Bové et sa clique - Stop éoliennes - 25 Octobre 2013

[14]   Le Collectif pour la sauvegarde de la zone humide du TESTET a été créé en 2011 pour protéger cette zone humide menacée de destruction par le projet de barrage de Sivens, sur la rivière Tescou (Nord-Ouest du Tarn). Ce barrage, présenté comme d’intérêt général, est en fait destiné à 70% pour l’irrigation intensive d’une vingtaine de fermes et pour 30% au soutien d’étiage (dilution des pollutions). C’est un projet inadapté, dont le coût environnemental et financier est très élevé, au profit de pratiques agricoles qui sont une impasse pour les agriculteurs comme pour la société dans son ensemble. Agissons ensemble pour obtenir enfin des pratiques agricoles qui économisent l’eau et respectent les zones humides !

http://www.collectif-testet.org/index.php


Les aimants de forte puissance utilisés dans les alternateurs contiennent du néodyme (600 kg pour une éolienne offshore de forte puissance). Cet élément fait partie des terres rares dont les procédés d’extraction et surtout de raffinage sont décriés car extrêmement polluants. L’extraction et le raffinage des terres rares entraînent le rejet de nombreux éléments toxiques: métaux lourds, acide sulfurique ainsi que des éléments radioactifs (uranium et thorium). La radioactivité mesurée dans les villages de Mongolie-intérieure proches de l’exploitation de terres rares de Baotou est de 32 fois la normale (à Tchernobyl, elle est de 14 fois la normale). Ces éléments sont à l’origine de cancers du pancréas, du poumon et de leucémies. D’après la carte des villages du cancer en Chine, la mortalité par cancer est de 70 % dans les villages à proximité de Baotou. Les effluents toxiques sont stockés à Baotou dans un lac artificiel de 10 km3 dont les trop-pleins sont rejetés dans le fleuve Jaune qui alimente 125 millions d’habitants et 25 % des terres arables chinoises. Ces pollutions ont été dénoncées dans un rapport de Jamie Choi, alors responsable de Greenpeace Chine. Ce rapport n’est plus accessible au grand public. Ces aimants à champ magnétique élevé sont présents dans tous les alternateurs mais l’éolien a le désavantage par rapport à l’hydroélectrique, au thermique ou au nucléaire de nécessiter un alternateur par éolienne et est donc beaucoup plus gourmand en terres rares pour la même quantité d’électricité produite. 
http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89nergie_%C3%A9olienne


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Ania

Auteur: Ania

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Commentaires (2)

Ania Ania ·  30 novembre 2013, 09h00

Hier, de la ZAD St-Affrique :

LES LOCAUX DU PNR OCCUPÉS À MILLAU

CONTRE L'INVASION DES ÉOLIENNES INDUSTRIELLES ET LE PROJET DE MÉGA-TRANSFORMATEUR À SAINT-VICTOR-ET-MELVIEU

Rien n'illustre si bien le monde dans lequel nous vivons que le projet de transformateur électrique de Saint-Victor-et-Melvieu. Sept hectares sacrifiés pour que l'électricité puisse être exportée sous très haute tension. « Faut que ça circule ! » Les hommes, les marchandises, l'électricité... peu importe où ça va, à qui ça sert ou s'il y en a véritablement besoin : il faut fournir, connecter, brancher, toujours plus vite et en toujours plus grande quantité. A revers du bon sens qui, après tant de crises sanitaires et de black-out, commanderait de relocaliser nos moyens d'existence, « l'idéologie des flux » n'envisage l'avenir que comme une extension infinie de tous les réseaux.

Ce que tente de façonner RTE (Réseau de transport de l'Electricité) - au même titre que tous les grands groupes internationaux - relève d'une nouvelle géographie, réduite à des pôles de production et de consommation interconnectés. Les habitants, comme le relief, ne sont que des obstacles que l'on traverse ou que l'on écrase à coups de milliers d'euros. Manque de chance, parfois l'obstacle se durcit, refuse de vendre ses terres, sa région ou l'avenir de ses enfants. Se dessine alors une géographie nouvelle qui s'oppose à la leur : une géographie de lutte.

Si nous occupons aujourd'hui le Parc Naturel Régional des Grands Causses, c'est pour dissiper publiquement l'ambiguïté de cette instance. Ce PNR, qui ne rate pas une occasion de se présenter comme l'émanation du territoire, n'a parallèlement jamais cessé de prendre position contre celui-ci en se faisant le chantre et la caution de l'immense Zone Industrielle Electrique rêvée par RTE et les promoteurs éoliens pour le sud Aveyron. Développement en masse des aérogénérateurs, des centrales photovoltaïques et de leur dessertes (lignes à Très Haute Tension et transformateurs). Le parc, en bon exécutant, cautionne par le biais de coûteuses plaquettes en couleur le saccage programmé de notre région.

Il était temps que cette vitrine soit rendue à ceux qui habitent réellement le territoire et qui n'ont pas l'intention de subir le diktat des RTE et consorts.

Y'A L'FEU AU PARC !

Rejoignez l'occupation des locaux du PNR, 71 boulevard Ayrolle.
Repas, informations, projections et prises de parole toute la journée.

Ania Ania ·  01 février 2014, 18h14

Appel à soutenir financièrement le film Le Vent de la Révolte documentaire qui traite de la résistance des communautés indigènes dans l'Isthme de Tehuantepec, au sud de l'État de Oaxaca, Mexique, contre les mégaprojets de multinationales qui veulent transformer la région entière en parc éolien (le plus grand de tout le continent américain...).
Sur place, les populations se mobilisent pour la défense de leur territoire, pour préserver leurs modes de vie. Au travers de la rencontre avec des personnages impliqués dans le conflit, pêcheurs, paysans, croquis d’une situation qui pointe les dérives des accords de Kyoto.
http://fr.ulule.com/vent-revolte/

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