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Que se passe-t-il vraiment à Fukushima ?

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De Tchernobyl à Fukushima, beaucoup de morts, beaucoup de dégâts,  beaucoup de dissimulation. Quel présent et quel avenir à Fukushima et dans le monde ?

Article de  Robert Hunziker du 14/06/2015 « What’s Really Going on at Fukushima? », traduit de l’anglais

Fukushima irradie encore, à l’infini, incommensurablement et sans limites. Tel une sordide rencontre du Doctor Who1 avec un horrible et incorrigible monstre dans les profondeurs de l’Espace.

Fukushima s’inscrira probablement dans l’histoire comme la plus grande dissimulation du 21e siècle : les gouvernements et les firmes ne partagent pas avec les citoyens ce qu’ils savent des risques et des dangers. En conséquence, la Vérité, en tant que norme éthique, risque de partir en lambeaux, et avec elle ce qui fonde la confiance et de la croyance dans les institutions de notre société. In fine, ce pourrait bien être un exemple de la façon dont des sociétés humaines peuvent s’effondrer.

Des dizaines de milliers d’habitants de Fukushima vivent encore dans des logements provisoires, plus de quatre ans après le terrifiant désastre de mars 2011. Quelques secteurs aux environs de Fukushima ont officiellement réouvert l’accès pour les anciens habitants mais nombre d’entre eux hésitent à revenir vivre chez eux par manque de confiance dans les déclarations du gouvernement sur l’absence de risques.

Cette méfiance est en partie due aux symptômes liés à la radioactivité, laquelle est insidieuse car elle ne peut être détectée par les sens humains : nous ne sommes pas équipés biologiquement pour ressentir sa force ni la détecter par la vue, le toucher ou l’odorat (Caldicott). D’autant plus qu’elle s’accumule subrepticement au fil du temps et que par conséquent ses effets ne deviennent perceptibles que quand c’est trop tard.

La destruction à Tchernobyl comme reflet du futur de Fukushima

Pour illustrer la façon dont les médias manquent à rapporter sur les conséquences de désastres, voici quelque faits sur Tchernobyl qui n’ont pas été largement couverts par la presse : plus d’un million de personnes sont déjà mortes à cause des retombées radioactives de Tchernobyl.

L’orphelinat de Rechitsa en Biélorussie, pour sa part, a dû prendre soin de très nombreux enfants mortellement atteints et d’enfants handicapés. Les enfants sont de 10 à 20 fois plus sensibles aux radiations que les adultes.

Le foyer pour enfants de Zhuravichi est une autre des nombreuses institutions consacrées aux victimes de Tchernobyl : « Le foyer est caché au fin fond de la campagne et, même aujourd’hui, la population biélorusse ne connaît pas l’existence de telles institutions. »2

Un million (1 000 000) de morts, ça fait beaucoup de monde. Mais combien d’autres mourront encore ? Ce sont environ sept millions (7 000 000) de personnes, à proximité de Tchernobyl, qui ont été exposées aux plus fortes radiations dans l’histoire de l’ère atomique.

La zone d’exclusion autour de Tchernobyl est connue sous le nom de « vallée de la mort ». Elle a été étendue de 30 à 70 kilomètres. Aucun humain ne pourra jamais plus vivre dans cette zone, c’est devenu pour toujours une « zone morte ».

Par ailleurs, 25 000 personnes sont mortes et 70 000 ont été handicapées du fait de l’exposition à des niveaux de radioactivité extrêmement dangereux. 20 % de ces décès sont dus à des suicides parce que la lente agonie de la « marche de la mort de l’exposition à la radioactivité » était au-delà du supportable.

Fukushima – ce qui s’est vraiment passé

Fin 2014 (le 28 septembre exactement), Helen Caldicott (M.D.) a fait un discours sur Fukushima à l’Hôtel de Ville de Seattle . Pirate Television a enregistré son discours.

Dr Helen Caldicott est cofondatrice de l’association des médecins pour la responsabilité sociale ( Physicians for Social Responsibility) et auteure/éditeure de louvrage Crisis Without End: The Medical and Ecological Consequences of the Fukushima Nuclear Catastrophe (une crise sans fin : les conséquences médicales et écologiques de la catastrophe nucléaire de Fukushima), publié en septembre 2014 aux éditions The New Press. Depuis plus de quarante ans, Dr Caldicott a incarné la lutte antinucléaire. A ce titre, elle est souvent considérée de par le monde comme un « trésor national ». Elle est éprise de vérité, honnête et bien informée.

Fukushima est littéralement une bombe à retardement. Il suffirait d’un autre violent tremblement de terre et ce serait l’enfer sur Terre. Et la situation est encore bien loin d’être sous contrôle. D’après Dr Caldicott, « il est encore possible qu’il faille en venir à évacuer Tokyo, selon l’évolution des choses. » Imaginez-vous cela !

Selon le Japan Times du 11 mars 2015 :

Il y a eu de mutiples accidents et problèmes à la centrale de Fukushima l’année passée et nous devons regarder la réalité en face : ils sont la source d’anxiété et de colère parmi la population à Fukushima, comme l’expliquait Shinichi Tanaka de l’Autorité de Sécurité Nucléaire japonaise. De plus, ajouta M. Tanaka, il y a de nombreux risques qui pourraient causer divers autres accidents et problèmes.

Dans des termes encore plus sinistres, l’ancien parlementaire Seiichi Mizuno (membre de la Chambre Haute du Parlement de 1955 à 2001) déclara en mars 2015 :

Le plus gros problème, c’est la fonte des coeurs de réacteurs… Nous sommes confrontés à la contamination d’eaux souterraines… Et l’idée que l’eau contaminée serait en quelque sorte bloquée dans le port est particulièrement absurde : elle est en train de fuir directement dans l’océan. Il y a des preuves qu’en plus de 40 points chauds connus de l’eau extrêmement contaminée fuit directement dans l’océan… Nous faisons face à des problèmes considérables sans perspectives de solutions.3

A Fukushima, chacun des réacteurs avait besoin de presque quatre millions de litres d’eau par minute pour son refroidissement. Quand le tsunami a eu lieu, les générateurs de secours au fioul ont été noyés. Les unités 1, 2 et 3 ont connu la fonte de leur réacteur dans les tout premiers jours. Il y a eu quatre explosions d’hydrogène. Ensuite, les coeurs en fusion sont descendus dans les enceintes de confinement de réacteurs, et peut-être au-delà, dans le sous-sol terrestre.

Selon Dr Caldicott, « Cent tonnes de lave extrêmement radioactive sont déjà partis sous terre ou quelque part dans les enceintes de confinement des réacteurs, qui ont tous été endommagés et cassés. » Personne ne sait réellement où est partie la lave radioactive. Reste une effrayante question sans réponse : Syndrome chinois4 ?

Après la fusion des coeurs de réacteurs, le gouvernement japonais n’a pas informé la population des niveaux de radioactivité ambiante qui revenaient vers la terre ferme avec les vents. Malheureusement et malencontreusement, les gens ont fui la zone des réacteurs vers les secteurs de l’île alors les plus contaminés.

Quand le désastre a commencé, des niveaux de radioactivité énormes ont atteint Tokyo. Le plus haut niveau de radioactivité détecté dans le métro de Tokyo l’a été à Saitama, avec 919 000 Bq (becquerels) de césium par mètre carré, presque le double du seuil d’évacuation de 500 000 Bq pris en compte à Tchernobyl pour circonscrire la zone morte permanente5. C’est pour cette raison que Dr Caldicott conseille fortement d’éviter de voyager au Japon et de manger de la nourriture japonaise.

Malgré cela, après le désastre de Fukushima, la Secrétaire d’État Hillary Clinton a signé un accord avec le Japon stipulant que les Etats Unis continueraient d’importer des aliments japonais. C’est pourquoi Dr Caldicott suggère de ne pas voter pour Hillary Clinton. Elle estime qu’un tel précédent est rédhibitoire.

Selon Arnie Gundersen, conseiller énergie ayant 39 ans d’expérience en ingénierie de production électronucléaire, comme le rapporte The Canadian le 15 août 2011 :

Le gouvernement US a pris la décision, préparée au plus haut niveau du Département d’État, de minimiser les conséquences de Fukushima, comme d’autres ministères l’ont fait. En avril, le mois suivant les terribles tsunami et tremblement de terre qui avaient frappé le Japon et sa centrale nucléaire, Hillary Clinton a signé un pacte avec le Japon indiquant qu’il n’y avait aucun problème avec les aliments provenant du Japon et que l’on continuerait de les acheter. C’est ainsi que nous [les Etats Unis, NDLT] ne testons pas les denrées alimentaires en provenance du Japon.

A l’inverse des Etats Unis, l’européenne Angela Merkel, Docteure en physique de l’Université de Leipzig et actuelle Chancelière d’Allemagne, est en train de fermer tous les réacteurs nucléaires à cause de Fukushima.

Peut-être qu’un haut diplôme en physique fait la différence pour un dirigeant politique dans la façon d’aborder le dossier de l’énergie nucléaire. C’est bien ce qui semble être le cas quand on compare les deux dirigeantes Merkel, la Chancelière, et Clinton, la Secrétaire d’État.

Après que Fukushima ait explosé, les niveaux de radioactivité ambiante dans l’État de Washington ont atteint des mesures 40 000 fois plus élevées que la normale. Pourtant, selon Dr Caldicott, la presse US ne couvre pas le « désastre de Fukushima en cours ». Qui donc pourrait savoir ?

Dr Caldicott a ainsi terminé son discours du 28 septembre 2014 :

A Fukushima, ce n’est pas terminé. Chaque jour, quatre cents tonnes d’eau hautement radioactive se déversent dans le Pacifique et se dirigent vers les Etats Unis. Et parce que la radioactivité se concentre dans le poisson, nous recevons cela aussi. Mais le gouvernement US ne teste pas l’eau, ne teste pas le poisson et ne teste pas l’air ambiant. Et les gens au Japon mangent de la radioactivité tous les jours.

Par ailleurs, selon Dr Caldicott :

Les eaux de pluie circulent sur les coeurs en fusion et s’écoulent vers le Pacifique. Par aucun moyen on ne peut atteindre ces coeurs de réacteurs : les hommes meurent, les robots s’arrêtent. Fukushima ne sera jamais résolu. Mais des gens vivent encore dans des régions hautement radioactives.

Le problème de Fukushima ne sera jamais terminé parce que la radioactivité anéantit tant les hommes que les robots, dont l’électronique ne résiste pas à l’irradiation. Il semble bien que Fukushima soit le scénario sans fin d’une fusion  de “coeurs” de réacteurs nucléaires qui nous aura conduits au bord d’un gouffre de fin du monde, en attendant d’y être poussés un jour ou l’autre.

Un rapport des Nations Unies rassurant

Un rapport des Nations Unies (UNSCEAR6) sur les conséquences sanitaires de l’accident de Fukushima en date du 2 avril 2014 concluait que tout effet dû aux radiations était trop faible pour être mesurable. Les populations étaient bien protégées, ne recevant que des doses « faibles ou très faibles ». L’UNSCEAR délivrait ainsi un rapport tout à fait rassurant.

Le rejet du rapport de l’UNSCEAR par l’antenne allemande de l’association internationale des médecins contre la guerre nucléaire (IPPNW) en date du 18 juillet 2014 défie ouvertement le rapport des Nations Unies en ces termes :

Le désastre nucléaire de Fukushima est loin d’être terminé. Malgré la déclaration d’ « arrêt à froid » par le gouvernement japonais en décembre 2011, les réacteurs touchés ne sont pas parvenus à un statut stable et même l’UNSCEAR admet que les émissions de particules radioactives se poursuivent sans discontinuer. TEPCO se débat avec un volume énorme d’eau contaminée, qui continue à fuir alentour dans la terre et l’océan. Des quantités considérables d’eau de refroidissement s’accumulent sur le site. Les systèmes de refroidissement de fortune connaissent des échecs répétés. Le déversement de déchets radioactifs continuera certainement pendant longtemps.

Autant les réacteurs nucléaires endommagés que les piscines de combustibles usagés contiennent des volumes phénoménaux de radioactivité et sont très vulnérables aux possibles autres tremblements de terre, tsunamis, typhons et erreurs humaines. Des rejets de radioactivité catastrophiques pourraient se produire à tout moment et il faudra de nombreuses décennies pour éliminer ce risque… Il est actuellement impossible d’établir un pronostic précis des effets que le désastre nucléaire de Fukushima aura sur la population japonaise. Le rapport de l’UNSCEAR représente une sous-estimation systématique et fait apparaître une illusion de certitude scientifique qui occulte l’impact réel de la catastrophe nucléaire pour la santé et l’environnement.

Le texte complet de l’évaluation critique du rapport de l’ONU est à lire [en anglais] ici [et en français ici]

La radioactivité de Fukushima et l’avenir

Mari Yamaguchi, de l’agence Associated Press (AP), le 12 juin 2015:

Quatre ans après qu’un tremblement de terre et tsunami ait détruit la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, la voie reste pavée d’incertitudes… Il reste aux experts à identifier l’emplacement exact des coeurs fondus des trois réacteurs, et à les étudier. Il reste aussi à développer des robots capables de travailler en sécurité dans des conditions de radioactivité aussi élevée. Reste aussi à savoir quoi faire des déchets et puis de sérieux doutes sur la faisabilité d’un nettoyage complet en l’espace de 40 ans.

Selon le Professeur Hiroaki Koide, spécialiste des réacteurs nucléaires retraité du Kyoto University Research Reactor Institute, le 25 avril 2015 :

Certes, l’accident de Tchernobyl a été un accident terrible mais il n’a impliqué qu’un seul réacteur. A Fukushima, nous avons au minimum trois réacteurs qui émettent des volumes dangereux de radioactivité. La résolution des problèmes causés par cet accident prendra des dizaines, voire des centaines d’années. Il est possible qu’une partie du combustible ait également traversé le sol des enceintes de confinement. La logique de ce que je viens de décrire est limpide pour qui s’y connaît un peu en ingénierie nucléaire ou en énergie nucléaire : c’est l’effrayant SYNDROME CHINOIS.

Selon le Smithsonian, le 30 avril 2015 :

Les oiseaux sont terriblement atteints quatre ans après Fukushima : des espèces d’oiseaux connaissent un déclin marqué, et cela empire au fil du temps… Où la radioactivité est beaucoup, beaucoup plus élevée, c’est un silence de mort. Vous verrez un oiseau ou deux si vous avez de la chance.

Les anomalies du développement chez les oiseaux incluent des cataractes, tumeurs et assymétries. On observe des oiseaux avec des points blancs sur leurs plumes.

Maya Moore, ancienne présentatrice des actualités télévisées sur NHK, est l’auteure d’un livre sur le désastre : The Rose Garden of Fukushima, (Le jardin de roses de Fukushima) publié aux éditions Tankobon, 2014, à propos des roses de M. Katsuhide Okada. Aujourd’hui, le jardin n’est plus :

Ce n’est plus qu’un terrain vague empoisonné. La dernière fois que M. Okada y est allé, il a trouvé des bébés corneilles qui ne pouvaient pas voler, qui étaient aveugles. Les mutations ont commencé chez les animaux, chez les oiseaux.

L’ouvrage est un recueil de photos d’un vrai jardin qui existait à Fukushima, au Japon. Après avoir connu plus de 7500 buissons de roses et 50 000 visiteurs par an, le jardin a été anéanti en un instant à cause du triple désastre : tremblement de terre, tsunami et fusion des coeurs de réacteurs.

John Roos, ambassadeur US au Japon de 2009 à 2013, a préfacé le livre :

L’incroyable fable de Katz Okada et de son jardin de roses à Fukushima, raconté ici par Maya Moore, vous donne un aperçu de ce que les gens du Tohoku ont vécu.

Ce que Roos nomme « aperçu » pourrait servir de métaphore pour l’empreinte d’un énorme trou noir au coeur de la civilisation. Ainsi, Fukushima est une véritable machine à détruire qui avale tout sur son chemin et au-delà, et son chemin continue de s’étendre. Pour sûr, Fukushima ne disparaît pas.

Ainsi, TEPCO (Tokyo Electric Power Company) est prise dans une bataille asymétrique contre d’énormes forces déchaînées de la formule E=mc2. Hors de tout contrôle.

Il est clair que TEPCO a le dos au mur. Et on peut douter que TEPCO soit en mesure de venir à bout de la bête. En fait, il est fort probable que ce soit une tâche impossible.

Peut-être, juste peut-être, les 38 millions d’habitants de la région de Tokyo devront être évacués. Qui sait ?

Seul Godzilla sait !

Robert Hunziker

(traduction : V.Gallais)

Robert Hunziker, titulaire d’un M.A. d’histoire économique de l’Université DePaul, est écrivain indépendant et journaliste de l’environnement. Ses articles ont été traduits et publiés dans plus de 50 titres et sites dans le monde entier.

1NDLT : Pour celles/ceux qui ne connaissent pas la série Doctor Who, voir ici par exemple

3Nuclear Hotseat #194: Fukushima 4th Anniversary, Voices from Japan, March 10, 2015

4NDLT : Ce terme fait référence à un film « fondé sur un scénario qui envisage la possibilité d’un emballement du réacteur nucléaire de la centrale (résultant de lacunes volontaires dans le contrôle des principaux composants de la centrale au moment de sa construction) conduisant celui-ci à faire fondre son enceinte de confinement et à traverser le sol, polluer les nappes phréatiques, puis, par évaporation, créer des nuages radioactif (syndrome chinois) ; en théorie jusqu’au centre de la Terre (et non jusqu’en Chine comme le laisserait supposer le titre du film) » source : wikipedia

5Radiation Defense Project


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Véronique Gallais

Auteur: Véronique Gallais

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Commentaires (1)

Ivo Rens Ivo Rens ·  31 août 2015, 22h57

A l’intention de Mme Véronique Gallais.

J’ai lu avec intérêt votre traduction de l’article de M. Robert Hunziker que j’aimerais reproduire sur le blog de l’Association pour l’Appel de Genève II https://apag2.wordpress.com/

Toutefois, compte tenu de la distinction fondamentale entre scission et fusion nucléaire, je suggère que soit amendée votre traduction de la phrase suivante:

Il semble bien que Fukushima est un éternel scénario de fusion du coeur de réacteur nucléaire qui nous situe au bord d’un gouffre de fin du monde, en attendant d’y être poussé.

Cordialement,
Ivo Rens.
Genève, 31.08.2015
Ivo.Rens@unige.ch

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