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Les dealers de MOX

no_nuke_japon.jpgQui AREVA fait-il encore rêver ?

Il ne s’agit pas d’apprécier les personnes pas même celle de Mme Lauvergeon dont on se doute que l’abondante chevelure peut éveiller de nombreux fantasmes chez ses partenaires anciens, actuels ou futurs. Il s’agit de juger des activités industrielles et commerciales de l’entreprise AREVA.

[Par EJ, PlOgOff, SL] [mise à jour 01/04/11]


mise à jour importante !!!

Ce mardi 23 mars à 17h00, la CRIIRAD publie un communiqué alarmant : COLERE ET INDIGNATION – VOLET N°1, Les chiffres relatifs à la contamination de l’air existent mais ils sont confisqués par les Etats !

Qui AREVA fait-il encore rêver ?

Il ne s’agit pas d’apprécier les personnes pas même celle de Mme Lauvergeon dont on se doute que l’abondante chevelure peut éveiller de nombreux fantasmes chez ses partenaires anciens, actuels ou futurs. Il s’agit de juger des activités industrielles et commerciales de l’entreprise AREVA.

Aux heures les plus graves qu’on aurait dû élever au niveau 7 sur l’échelle de l’INES dès le dimanche 13 mars, M. Besson était envoyé comme premier intervenant pour le sauvetage médiatique du nucléaire cocorico. Avec toute la rigueur du coupeur de cheveux en quatre, il pratiquait l’agressivité pour ne pas dire la terreur argumentaire sur ses interlocuteurs pour ne pas être mis dans l’obligation de reconnaître que l’accident était bien « majeur » (niv. 7 de l’INES) alors qu’il défendait mordicus l’accident « grave » (niv. 6 de l’INES) quitte à le qualifier de « très grave » car le niveau 7 avait été jusqu’ici réservé à « la catastrophe de Tchernobyl ».

Trop tard. La catastrophe était totale. Humanitaire d’abord et surtout au point qu’elle est à ce jour encore incommensurable. Une catastrophe qui résulte de la convergence incroyable de faits en cascades et révélatrice au fond de tous les maux caractéristiques d’une gouvernance mondialisée totalement défaillante (Reportage sonore). TEPCO, comme EDF, sont les électriciens les mieux cotés au monde. Le niveau de disponibilité du service de l’énergie de ces deux compagnies en fait foi. Les places boursières leur en savaient gré jusqu’à ce qu’on s’aperçoive que c’était au prix du mensonge sur l’entretien des centrales : une centrale qui s’arrête pour maintenance ne rapporte pas d’argent. Elle en coûte.

L’incurie, l’âpreté du gain, la gloriole technologique même bien intentionnée qui fait pavoiser le plus archaïque des pouvoirs de l’Etat montre à nouveau qu’il est prêt à braver ce qu’il y a de plus précieux à savoir la Vie elle-même. Il était déjà et malheureusement est encore champion toute catégorie du marketing atomique à tel point qu’il est admis en deuxième semaine malgré une actu qui fait la part belle aux prouesses militaires en Libye.

Dès mardi 15 mars, le gouvernement adoubé par le corps des Mines opérait un revirement stupéfiant dans sa communication de crise. Exit M. Besson.

M. N.S. prenait le relai. Ainsi, le mardi 15/03 à 13h55 :

CRISE NUCLÉAIRE : Le président Nicolas Sarkozy a affirmé mardi que les événements au Japon étaient « absolument dramatiques », « d’une ampleur considérable » et qu’il ne fallait « en aucun cas les minimiser », lors d’un déplacement en Tarn-et-Garonne.

Le lendemain, mercredi 16 mars à 12h33, on faisait donner le porte-parole du gouvernement, le ministre Baroin en personne, celui des gros sous et de l’industrie : «  Dans le pire des scénarios, l’impact de la situation au Japon serait pire que Tchernobyl  ». Pire ? Mais le niveau 8 sur l’échelle de l’INES n’existe tout simplement pas ! A quoi bon si, ni le gouvernement japonais ni aucun autre gouvernement n’affiche le niveau 7, pas même à ce jour.

D’évidence, un tel revirement devait peser son efficace sans lésiner mais aussi et surtout ses objectifs ? Ne doutons pas que pour l’essentiel ils sont restés les mêmes. Il en faudra sans doute beaucoup pour que le pouvoir d’ici cède sur un investissement politique majeur avant le dernier coup de sifflet du quinquennat. Ce qui change c’est la méthode pour y parvenir.

De l’indécence et de l’obscène

On a tôt fait de voir l’indécence dans l’oeil du voisin pour ne pas voir l’obscénité qu’on a dans le regard. User d’hypocrisie pour mieux humilier l’adversaire est somme toute assez osé. Mais il semble qu’on n’ait pas froid aux yeux à défaut de voir bien clair dans l’opinion. Il n’est pas un français qui ne soit au moins un peu et surtout tout à fait japonais depuis les 11 mars 2011. Il est vrai que monsieur Colombani, alors encore au Monde, avait été plus prompt à dégainer la formule au lendemain du 11 septembre 2001 pour dire notre américanité du moment. Mais il y a bien longtemps maintenant que la rupture est consommée entre cette presse et le bon peuple qui a toujours su avoir de la compassion pour les autres, sans attendre les tribunes bien tournées des journaux de complaisance.

Quoiqu’il en soit, les médias ne se sont pas privés de colporter le cynisme qui se cachait déjà derrière la voie de l’obscénité que venait d’adopter le gouvernement. Dans un premier temps, on a cru qu’avec une communication si soudainement différente qu’elle faisait pour le coup figure d’alarmisme apocalyptique, le déni de la réalité d’un temps venait de laisser place à une variante de la stratégie du choc. Personne n’était dupe. On voyait bien les shadock de l’Elysée se mettre à pomper et à pomper encore l’explication alarmante anti-nucléaire pour mieux la désamorcer.

On entendait l’indécence à front renversé consistant à éluder la gravité des conséquences radioactives. C’est que les choix de gestion ont la peau dure même au cours d’une crise nucléaire sans pareil. Ils n’auront eu de cesse de mettre le focus sur les gigantesques effets de la nature, le tremblement de terre finalement reclassé 9,1 sur l’échelle de Richter, ses multiples répliques très souvent de niveau 6 et 6+ et le raz de marée qu’il a provoqué… pour mieux se dédouaner de l’horreur atomique en cours.

On cherchait ainsi à recycler l’émotion suscitée par le grand nombre de victimes. Le traitement de l’actualité devait faire le reste. Quoi de plus choquante en effet que la sidération de nos frères et soeurs survivants dans le plus grand dénuement, tous ces gens perdus et que l’on discernait à peine sur les photos où ce qui dominait n’était que ravages et montagnes de débris.

Devant ce décor d’un monde à l’envers, le coeur humain ne pouvait que s’étreindre. Mais certaines têtes devaient rester bien froides. Aux antipodes du soleil levant, le Japon était pris tout entier en otage à des fins de protection mesquine d’un nucléaire que le chef de l’Etat jugeait encore… «  pertinent ». On lui aurait ri au nez si cette déclaration n’avait pas été si grave.

Fukushima Daiichi allait raviver les pires souvenirs, les pires cauchemars atomiques. Les preuves qui jaillissaient sous nos yeux semblaient ne devoir qu’à l’opération multiplicatrice d’un mal qui réclamait de minute en minute un peu plus son autonomie. Et on voyait déjà les effets s’inscrire dans une durée à l’aune de la demie-vie ou période d’activité du plutonium qui se dégage encore du réacteur n°3 : 24 000 ans !

Mais qu’importe, il fallait quand même tenir bon au risque de persister dans la morgue sonnante et trébuchante. L’inconséquence mortifère et morbide de la conduite des affaires venait de trouver son exutoire dans les « retours sur expériences » dont l’industrie radioactive allait pouvoir tirer profit.

La stratégie du Luxe

Seule conséquence de l’accident atomique civile de Fukushima, seule leçon que tirait le premier actionnaire d’Areva qu’est l’ Etat : La France n’allait plus vendre que l’EPR. La belle affaire ! La véritable indécence n’a d’égal que la honte qu’une telle conduite peut susciter chez ceux qui sont condamnés au voyeurisme médiatique, nous. La compétence nucléaire française est peut -être connue dans le monde entier comme l’affirmait sans ambage le sinistre Besson en commission à l’assemblée nationale. Mais le monde voit-il seulement notre tristesse et notre honte ?

Ce revirement qui allait de la bessonite aigue à la morgue récupératrice consistait en somme à laisser les japonais seuls à une sorte d’incompétence pourtant tellement bien partagée de ce coté-ci de la planète. C’eut été aller trop loin que de reconnaître sa propre part de responsabilité, celle de la nation, celle de chacun d’entre nous comprise, celle de n’avoir jamais opposé réellement de résistance à l’outrance d’abord et à la banalisation ensuite de la bête immonde, celle enfin d’avoir laissé vendre ce combustible diabolique qu’est le MOX.

Partant, il n’y avait aucun doute. Le changement de stratégie avait vocation à passer un nouveau message. Areva et derrière sa dirigeante au magnifique carré toute la nucléocratie française, allait user des éléments de langage et de l’idée fixe des objectifs : il faut maintenant se mettre au travail et investir encore pour tirer profit… de la catastrophe. Nul doute que si l’Elysée affichait une volonté déterminée de «  tirer tous les enseignements  », il n’irait pas jusqu’à remettre en question le projet prométhéen et son champion industriel. Pas question d’abandonner en si bon chemin.

En conséquence, l’heure était venue de faire feu de tout bois et c’est fort logiquement que le gouvernement avait en la circonstance la confirmation que la solution trouvée était la bonne. Areva ne commercialisera plus QUE l’EPR. Ce réacteur dit de « 3ème génération », ce joyau de technologies poussives et recyclées dotées d’une deuxième enceinte de confinement qui doit pouvoir résister - dit-on dans la propagande - au crash terroriste d’un 747. Un reliquat du 11 septembre 2001 qui ne tient pas deux secondes depuis qu’un document d’EDF a fuité : un monomoteur comme un Cessna et encore, pas sûr que la centrale résistera à ce poids plume.

Pour être efficace, pour qu’elle devienne de plus en plus claire dans l’esprit de chacun, l’idée doit être simple. Désormais, si on veut du nucléaire absolument sûr, il faudra y mettre le prix. Car l’ambition de la nouvelle stratégie marketing est de faire du nucléaire français un produit de luxe comme on fait de la haute-couture « made in Paris » ou de la bagnole de luxe « made in France ».

Il n’y en aura donc pas pour tout le monde. De toute manière il n’y a d’ores et déjà plus assez d’un uranium qui se fait de plus en plus rare et difficile à s’approprier (cf. Les otages au Niger) et dont le prix du kilo (!) a été multiplié par plus de 20 ces dix dernières années (18 dollars/kg en 2000, 360 en 2007).

Par ailleurs, les très salutaires « retours sur expériences » nous assure t-on, exigeront de nouveaux investissements. C’est ce à quoi Areva s’engage. Pas n’importe comment et pas avec n’importe qui. Il faut savoir être cohérent même dans la fuite en avant la plus insensée. Exit Siemens qui réclame avant de quitter le titanic quelque 3 milliards, désormais l’allier dans cette aventure industrieuse sera… Rolls Royce. On ne peut pas faire mieux pour donner l’image du luxe.

Cette stratégie est certainement la meilleure. Elle permet désormais de montrer l’erreur qu’ont fait ceux qui ont préféré les réacteurs nucléaires coréens « bon marché », ceux qui ont gagnés jusqu’ici tous les marchés face à l’EPR d’Areva considéré jusque là comme beaucoup trop cher.

La catastrophe de Fukushima vue sous l’angle de cette nouvelle ligne politique et marketing devrait faciliter un revirement de situation sur les marchés qui sont encore à gagner comme celui de l’Afrique du Sud qui cherche à se doter d’une centrale et de deux réacteurs. On va pouvoir aussi justifier plus facilement le doublement du coût de construction de l’EPR finlandais (Areva) mais aussi ceux de Flamanville (EDF) et de Penly (EDF).

CQFD… certes, mais l’horreur reste à venir.

De qui se MOX t’on ?

Il n’aura pas échappé aux fins lecteurs de l’actualité que parmi les facteurs aggravants de l’accident atomique majeur qui se déroule sur la cote Est du pays du soleil levant, il en est un qui fait couler des sueurs froides. Entre autres caractéristiques de la centrale de Fukushima Daiichi au nombre desquelles on trouve l’ancienneté pour ne pas dire la vetusté, il y a que le réacteur n°3 venait d’être chargé en un combustible particulier qu’est le MOX. Ce mélange d’uranium appauvris et du recyclage du plutonium issu de l’exploitation de nos centrales est on ne peut plus particulier. Terriblement toxique et instable, il rend l’exercice de l’électricien exploitant le réacteur très difficile. Et quand arrive l’incident qui empêche de le refroidir correctement, l’accident majeur n’est jamais très très loin.

C’est ce qui s’est produit dans la centrale de TEPCO. Toute la presse faisait chaque jour le point. Ainsi du 16 mars (source Le Monde, 5h45 heure locale) :

« REACTEUR 3 : Le coeur du réacteur a partiellement fondu. Lundi, une explosion d’hydrogène a eu lieu, provoquée par un relâchement de pression dans le bâtiment du réacteur. Le toit et certaines parois du bâtiment extérieur sont soufflées. L’enceinte de confinement a peut-être été endommagée. Un très fort niveau de radioactivité a été mesuré aux alentours »

L’explosion - que tout le monde a pu voir et revoir - a eu pour vertu de dégazer et réduire la pression au sein de la première enceinte du réacteur n°3. Une explosion dont les débris sont venus endommager l’enceinte du réacteur n°4 qui protégeait la piscine dans laquelle était entreposés des combustibles usagés mais encore incandescents. L’eau de cette piscine s’évaporant, les barres d’uranium allaient finir par se retrouver complètement à l’air libre dégageant ainsi des fumées blanches radioactives (cesium 137 et iode 131) qu’on a ensuite tenté de réduire à l’aide des moyens d’un hélicoptère d’ordinaire chargé d’éteindre les feux de forêts.

Bref, le MOX, on l’analysera sans doute mieux plus tard, aura été un facteur aggravant dans l’enchaînement des faits et l’amplification de la catastrophe. A tel point d’ailleurs, qu’à l’heure où l’Europe surveille la trajectoire du nuage radioactif et se prépare à le recevoir, rien n’inquiète réellement les autorités sauf, du coté de la CRIIRAD qui exprime quelques réserves. Cette commission indépendante nous laissent pantois à défaut de pouvoir nous instruire. Dans sa « note d’information » du 21 mars 2001, 20h00 dont le titre est « Panaches radioactifs : quels sont les risques attendus sur la France ? », la CRIIRAD tente de nous expliquer l’impuissance qui est la sienne :

« le risque associé à l’inhalation des aérosols et halogènes radioactifs présents dans l’air devrait être très faible (voir note 2) . »

Et la note 2 dit ceci :

«  Sous réserve cependant que les radionucléides significatifs sur le plan dosimétrique, mais qui n’ont pas fait l’objet de mesures, restent dans les rapports attendus. Il s’agit notamment des isotopes du strontium et du plutonium. »

« Les données utilisables restent rares » prévient en préambule la Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la Radioactivité (Criirad) mais « des résultats d’analyse existent » sans qu’ils ne soient pour autant publiés. Malgré cela, la CRIIRAD se ralie à l’avis de l’IRSN qui dit en substance ceci :

« A partir des rejets estimés par l’IRSN, Météo France a simulé la dispersion des rejets radioactifs à l’échelle mondiale. Il n’y aucune mesure de précaution à prendre pour la France. »

Pourtant, des barres de combustible ont bien fondu dans le réacteur n°3. Compte tenu des caractéristiques du MOX, il est fort probable que des émanations de plutonium compose le nuage que l’on attend en France pour demain 23 mars et/ou jeudi 24 mars. Là comme en 1986 après la catastrophe de Tchernobyl, sans informations véritables et pourtant existantes, aucune mesure de prévention et de protection intelligente ne peut être prise.

Deux choses l’une, soit il n’y a pas matière à s’alarmer soit l’extrême gravité de la dissémination de l’élément radioactif létal à court terme qu’est le plutonium laisse impuissant au point que les autorités s’en remette au « petit bonheur la chance »… de chacun.

[Par EJ, PlOgOff, SL]


Mises à jour :

01/04/2011

  • Après Fukushima, la France repousse l’idée d’un moratoire pour l’EPR - AFP
  • Abandon de tout moratoire sur le réacteur EPR : Pressions politiques au plus haut niveau de l’Etat sur l’Autorité de sûreté nucléaire - OdN
  • Fukushima : un document interne d’AREVA démontre tout le cynisme de l’industriel - RSN

23/03/2011

  • Ce matin du 23 mars 2011, la météo en France est une météo printanière produisant un ciel dégagé. Même dans ces conditions et quelque soit le nom qu’on lui donnera, panache ou nuage, la production de gaz et de poussières radioactives émanant de Fukushima Daiichi sera invisible à l’oeil nu. Elle sera même très pourtant probablement stagnante jusqu’à vendredi 25 mars, jour où Météo France prévoit une classique entrée nuageuse par l’ouest devant produire des pluies durant plusieurs jours. C’est durant ces jours pluvieux à venir que le risque radiologique est le plus probable du fait des précipitations qui devraient emporter avec elles les poussières radioactives. 
    Ce risque doit être connu de toutes et tous et les précautions observées - particulièrement pour les enfants qui sont plus réceptifs aux irradiations et aux contaminations radioactives par inhalation et par ingestion - tant que les réacteurs détruits de Fukushima Dai-ichi relâcheront dans l’atmosphère des fumées et chargées de poussières radioactives (gaz radioactifs). Les recommandations basiques dans ce cas est de se déchausser et de se dévêtir de son pardessus ou de son manteau avant d’entrer chez soi. Une bonne douche de la tête au pied et pour les longues chevelures un bon shampoing sera particulièrement indiqué.
  • Ce matin encore, la presse française reprenait une information très étonnante produite par l’agence de presse Kyodo News d’après une communication de l’autorité de sûreté nucléaire japonaise. Pour la première fois, une colonne de fumée « noire » provenant de « l’enceinte qui abrite le réacteur [n°3] lui-même », connu pour être doté du combustible MOX, non seulement n’avait pas de cause connue (dixit Hidehiko Nishiyama) par les autorités et l’exploitant Tepco mais en plus cette émanation semblait « détruire » la radioactivité mesurée jusque là au-dessus du réacteur :

« L’Agence de sûreté nucléaire a fait état d’une radioactivité de 283,7 microsieverts après que la fumée a été vue, contre 435 microsieverts deux heures plus tôt. »

On s’attend à des explications prochaines de la part des autorités et des experts de la CRIIRAD.


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