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Parisot - « Beaucoup savaient inconsciemment » par Gérard Filoche

Le plus grand scan­dale de ce début de siè­cle éclate parmi les plus pro­ches sou­tiens de Sar­kozy, au coeur du patro­nat 600 mil­lions d’euro capi­ta­li­sés en « caisse noire » du patro­nat.

Lau­rence Pari­sot : « beau­coup savaient incons­ciem­ment ». (sic) C’est un con­cept magni­fi­que que le savoir incons­cient col­lec­tif.
Mais les sta­tuts du Medef (cf. page 20) lui impo­saient, lui impo­sent de tout savoir !
La loi Wal­deck-Rous­seau de 1884 ne per­met en aucun cas le sys­tème de col­lecte de fonds secrets de l’UIMM et du MEDEF.
Le Medef n’est juri­di­que­ment pas un syn­di­cat, il l’écrit sur son site. 
La loi Wal­deck-Rous­seau ne recon­nais­sait pas les syn­di­cats dans l’entre­prise, encore moins que les entre­pri­ses coti­sent, secrè­te­ment pour eux.
DGS est con­tre le paie­ment des jours de grève mais verse 170 mil­lions d’euro a des entre­pri­ses après des con­flits…
DGS est « moderne » con­tre un code du tra­vail « archaï­que »,  il veut abso­lu­ment sor­tir du sys­tème social de 1945, mais ne sor­tait pas de son sys­tème de «caisse noire»  depuis 1901. Il ver­sait des com­plé­ments de rému­né­ra­tion sans payer les coti­sa­tions socia­les.
Gau­tier-Sau­va­gnac et Lau­rence Pari­sot en pré­ven­tive ?


On n’a jamais eu un scan­dale avec des som­mes aussi énor­mes :

Cela a com­mencé par la décou­verte de quel­ques mil­lions d’euro reti­rés en liquide par le prin­ci­pal patron des patrons du Medef, le lea­der de l’UIMM (Union des indus­tries et métiers métal­lur­gi­ques). M. Denis Gau­tier-Sau­va­gnac, (dit « DGS ») figure émi­nente du CNPF puis du Medef, fai­sait reti­rer régu­liè­re­ment depuis de lon­gues années, des cen­tai­nes de mil­liers, des mil­lions d’euro en liquide… Les enquê­teurs ont parlé de 2 mil­lions d’euro, puis de 7 mil­lions reti­rés de la Ban­que Mar­tin-Mau­rel. Puis de 2 mil­lions… par an. On en est vite arrivé à 20 mil­lions d’euro : on en trou­vait par­tout, dans les cof­fres de DGS, à Paris comme à Mar­seille. Dans un cof­fre privé de DGS, il auraient même été trouvé 300 000 euro : un emprunt qu’il se fai­sait à lui-même au nom de son orga­ni­sa­tion, pour­quoi se gêner ? à rem­bour­ser en 2013 ! Dans sa comp­ta­bi­lité, cela figu­rait sur papier sim­ple ! Et appa­rem­ment cela ser­vait pour ache­ter un appar­te­ment « à la découpe », de 190 m° à l’Etoile au prix ridi­cu­le­ment bas de 331 000 euro, à la suite d’un tuyau d’ini­tié…
Non seu­le­ment les chefs du patro­nat n’ont pas nié l’exis­tence de cette « caisse noire », de ce « pac­tole », de ces « fonds secrets », (com­ment appe­ler cela ?), mais ils ont avoué sans ver­go­gne, que c’était une fort ancienne pra­ti­que ! « Don­ner des espè­ces à divers par­te­nai­res dans la vie sociale (c’est) dans la con­ti­nuité his­to­ri­que de l’UIMM, dans sa mis­sion de recher­che du dia­lo­gue social » écrit Fran­çois Cey­rac, ex-pré­si­dent de l’UIMM et du CNPF (1969-1973), ainsi que deux de ses suc­ces­seurs, Arnaud Leen­hardt (1992-1999), et Daniel Dewa­vrin (1999-2006) qui renou­vel­lent publi­que­ment leur con­fiance à DGS. Ils ont fait pareil de leur temps ! Ainsi de per­qui­si­tion en per­qui­si­tion, en arrive-t-on au chif­fre fabu­leux de 160 mil­lions d’euro détour­nés en liquide pour l’essen­tiel sur un « tré­sor de guerre » placé en ban­que de 600 mil­lions d’euro. Inter­viewé, Fran­çois Cey­rac, affirme que « ce que l’on pré­tend décou­vrir aujourd’hui, n’est pas un mys­tère pour tout le monde, c’est même assez lar­ge­ment connu (de qui ?). Ce qui frappe l’opi­nion, j’en ai plei­ne­ment cons­cience, c’est l’impor­tance des som­mes en jeu. (…) « On peut pen­ser qu’autre­fois, c’était même beau­coup plus » (sic) !


D’où vient cet argent fabu­leux ?

Cet argent nous dit-on est cons­ti­tué de « coti­sa­tions volon­tai­res et sup­plé­men­tai­res », Pour­quoi « sup­plé­men­tai­res » ? « Il ne s’agit en aucun cas des coti­sa­tions annuel­les des adhé­rents. Au-delà de leur « coti­sa­tion nor­male » expli­que M. Cey­rac, des entre­pri­ses ver­saient « d’autres coti­sa­tions » dûment décla­rées et pas en espè­ces sur un compte ban­caire ». Mais pour­quoi deux types de coti­sa­tions alors ? Pour­quoi deux ver­se­ments sépa­rés ? DGS, lui,  as­sure que l’argent liquide pro­ve­nait d’un seul fonds infor­mel, bap­tisé « Entraide pour les indus­tries métal­lur­gi­ques » (Epim).
Créée, selon lui, en 1972, (une autre fois, il parle de 1901) cette caisse de secours sans exis­tence juri­di­que ne serait que la résur­gence d’une pre­mière struc­ture ouverte après les gran­des grè­ves de 1947. (D’autres disent après mai 68) À l’ori­gine, 2.000 entre­pri­ses y coti­saient, sur la base du volon­ta­riat, à hau­teur de 0,02 % de leur masse sala­riale, laquelle repré­sen­tait 1,3 mil­lion de sala­riés, soit la moi­tié des effec­tifs de la métal­lur­gie. Aujourd’hui, elles ne sont plus qu’une cen­taine à ver­ser une con­tri­bu­tion de 0,004 % .
Sur quelle ligne de leur comp­ta­bi­lité figu­rent ces som­mes ? Sur quel­les som­mes non ver­sées ailleurs (fisc, salai­res, coti­sa­tions socia­les ) figu­rent-elles ?
Et tout cela four­nit 600 mil­lions d’euro qui sont dis­tri­bués au moins à rai­son de 2 mil­lions par an, en espè­ces ? (Ce qui, de source poli­cière, pèse­rait 24 à 32 kilos selon les cou­pu­res employées, et tien­drait dans qua­tre atta­chés-cases). Pour­quoi en espè­ces ?
Au fil du temps, entre les coti­sa­tions amas­sées et les indem­ni­tés effec­ti­ve­ment ver­sées par les entre­pri­ses, un pac­tole de 160 mil­lions d’euro a été cons­ti­tué. Placé en sicav et autres obli­ga­tions, via une tren­taine de comp­tes ban­cai­res, (pour­quoi tant de comp­tes dif­fé­rents ? Les­quels ?) il rap­porte des inté­rêts et s’élève actuel­le­ment à 290 mil­lions d’euro, a déclaré « DGS », à quoi s’ajou­tent des plus-values « laten­tes » (sic : la valeur des pla­ce­ments en Bourse ?) d’envi­ron 300 mil­lions d’euro. Au total, l’UIMM dis­pose donc d’un poten­tiel de près de 600 mil­lions d’euro, selon « Le Pari­sien ». Selon d’anciens res­pon­sa­bles, cela aurait pu attein­dre un mil­liard.


Qui savait ?

Mme Lau­rence Pari­sot a tou­jours le sens extra­or­di­naire des for­mu­les. En tant que patronne du Medef, res­pon­sa­ble élue des fédé­ra­tions qui y sont liées, elle a une expres­sion inouïe : « Beau­coup savaient incons­ciem­ment » !
Le « savoir incons­cient et col­lec­tif » est une notion nou­velle vrai­ment fas­ci­nante.
« Beau­coup » savaient : c’est-à-dire tout le con­seil de l’UIMM, tout le con­seil du Medef.
Mme Pari­sot affirme que c’est « ubues­que », (est-ce bien le mot appro­prié ?) qu’elle « igno­rait tout », qu’elle se « sent salie », elle appelle à la « trans­pa­rence » et pro­pose… de « chan­ger les sta­tuts du Medef » !  Mais c’est du pipo, elle se moque de nous  : cette trans­pa­rence y est déjà pré­vue…
La page 20 des sta­tuts actuels du Medef con­sul­ta­ble sur Inter­net, est entiè­re­ment con­sa­crée aux « coti­sa­tions - comité finan­cier »
: elle expli­que dans son arti­cle 16, l’assiette, le cal­cul, le règle­ment des coti­sa­tions, cel­les des orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nel­les, des orga­ni­sa­tions ter­ri­to­ria­les, des orga­ni­sa­tions des mem­bres asso­ciées et des per­son­nes mora­les admi­ses à par­ti­ci­per, elle décrit le « comité finan­cier » qui pro­cède aux exa­mens des situa­tions des orga­ni­sa­tions con­cer­nées, il y est même prévu un « audit des comp­tes » devant le con­seil du Medef.

Mme Pari­sot en rajoute : « Non seu­le­ment je ne savais rien, mais je ne com­prends même pas. (…) Je suis aba­sour­die, on ne peut pas défen­dre l’indé­fen­da­ble (sic) » sur Europe n°1, puis « Nous som­mes libé­rés par cette révé­la­tion, c’est une nou­velle vie qui com­mence » (sic) « Cer­tains uti­li­sent le mot crise, c’est moins une crise qu’une con­vul­sion qui va per­met­tre d’accou­cher d’autre chose, allant vers la moder­nité et l’ouver­ture » (sic).
La voilà qui se décrète puri­fiée, en quel­que sorte. Elle ose même, en con­fé­rence de presse, affir­mer : « Cette affaire et ces révé­la­tions, ça me fait l’effet de la révé­la­tion d’un secret de famille ». (sic). Est-ce ce genre de secret où l’oncle a violé la petite-nièce et que l’on n’ose pas évo­quer ?
« C’est quel­que chose que nous igno­rions tota­le­ment pour l’UIMM et que sûre­ment nous igno­rons pour d’autres ». Ah, quel aveu de plus ? Il y en aurait « d’autres » que l’UIMM qui seraient con­cer­nées par le même « quel­que chose » parmi les orga­ni­sa­tions du Medef ? M. De Cal­lan et d’autres auraient tou­ché ? Mme Pari­sot ne le sait pas « cons­ciem­ment » alors que les sta­tuts actuels du Medef qu’elle dirige depuis deux ans, lui per­met­tent, lui impo­sent par­fai­te­ment de tout savoir.
Et si on le lui a caché, en dépit des sta­tuts, et alors que cela exis­tait depuis si long­temps, alors que c’était aussi « gros », com­ment a t elle fait pour ne pas voir ? Elle n’a pas cher­ché ou bien elle a fermé les yeux ? Qui le lui cachait ? Si c’était légal, nor­mal, usuel, ancien, pour quel­les rai­sons le lui cachait-on ?  


Depuis quand ?

« Cela fonc­tion­nait depuis 123 ans » affirme Yvon Gat­taz, pré­si­dent du CNPF de 1981 à 1986.
D’autres expli­quent que cela remonte à l’après-guerre, 1947.
D’autres encore à l’après mai 68, en 1973.
Ce qui veut dire que le « besoin » de ces fonds cor­rup­teurs se serait fait sen­tir soit à cause de la guerre froide, soit à cause de la peur de mai 68.
D’autres font mine de s’éton­ner : pour­quoi est-ce que cela n’éclate qu’aujourd’hui ? Comme si, en fait, on devait sug­gé­rer que c’était le Medef qui était vic­time d’un « com­plot » con­tre lui !
Ce qui est quand même une façon extra­or­di­naire de « retour­ner » les faits ! Le com­plo­teur se ver­rait démas­quer à un moment « oppor­tun » : par qui ? Pour­quoi ?
Par son ami Sar­kozy par­venu au pou­voir ? Quelle stu­pi­dité : croit-on que Sar­kozy a un inté­rêt à se heur­ter à une puis­sance telle que l’UIMM et le Medef réu­nis ? À faire ce qu’en 123 ans, aucun pou­voir n’a pu faire ? Il ne cher­che qu’à les séduire ! “Avec les dents !”
La vraie ques­tion n’est-elle pas : pour­quoi y a t il eu une telle com­pli­cité pour mas­quer cela pen­dant tant d’années ? Les tex­tes sur le blan­chi­ment d’argent et les retraits en liquide ne datent pas d’aujourd’hui. On nous expli­que qu’il y a eu plu­sieurs signa­le­ments au Par­quet depuis l’an 2000.
Qui a empê­ché que l’enquête ne se déclen­che plus tôt ? Il fal­lait que l’UIMM soit sûre d’elle pour con­ti­nuer le même sys­tème de retraits en liquide en 2007 en dépit des pre­miè­res aler­tes en 2004 !

Cela relève t-il du droit syn­di­cal ? Non.

Les lea­ders du Medef plai­dent qu’il s’agit d’une vieille pra­ti­que remon­tant à la loi Wal­deck-Rous­seau de 1884.
Faux et curieux.
Curieux :
le Medef qui se veut si « moderne », si empressé de chan­ger le modèle social fran­çais archaï­que, s’est donc volon­tai­re­ment con­formé à une si vieille loi, si peu appro­priée ?
Et faux : La loi Wal­deck-Rous­seau du 21 mars 1884, recon­naît les syn­di­cats mais hors de l’entre­prise et des lieux de tra­vail. Elle ne peut en aucun cas cou­vrir le ver­se­ment d’argent par les entre­pri­ses !
« Les syn­di­cats ou asso­cia­tions pro­fes­sion­nel­les, même de plus de vingt per­son­nes, exer­çant la même pro­fes­sion, des métiers simi­lai­res ou des pro­fes­sions con­nexes con­cou­rant à l’éta­blis­se­ment de pro­duits déter­mi­nés, pour­ront se cons­ti­tuer libre­ment sans l’auto­ri­sa­tion du gou­ver­ne­ment » affirme cette loi, qui accorde éga­le­ment à ces syn­di­cats « le droit d’ester en jus­tice », de dis­po­ser du pro­duit de leurs coti­sa­tions, d’acqué­rir les immeu­bles néces­sai­res à leur acti­vité, de cons­ti­tuer des cais­ses de secours mutuels ou de retrai­tes.
La notion de « secours mutuel » cor­res­pond-elle bien à l’usage des gigan­tes­ques fonds de DGS ? Non ainsi que le recon­naît un mem­bre du bureau de l’« Epim » : « Cet argent sert aussi en pré­ven­tif auprès des syn­di­cats, pour évi­ter la grève ». Ce qui ne cor­res­pond ni à la notion de « secours mutuel » ni à celle du paie­ment des retrai­tes pré­vues par la loi de 1884.

La loi Wal­deck-Rous­seau pré­cise que les syn­di­cats pro­fes­sion­nels peu­vent, cer­tes, for­mer des « unions » de syn­di­cats, mais ces « unions » ne peu­vent, elles, ni pos­sé­der d’immeu­bles, ni enta­mer des actions en jus­tice. Elles ont des droits plus limi­tées que les syn­di­cats.
Le Medef et l’UIMM sont des « unions » ! « Le Medef est une asso­cia­tion loi 1901, non un syn­di­cat pro­fes­sion­nel » lit-on sur son site. Cela est écrit noir sur blanc sur le dia­gramme du site patro­nal à la page : « Nature du Medef et pou­voir nor­ma­tif de l’inter­pro­fes­sion natio­nale et ter­ri­to­riale au regard de la négo­cia­tion col­lec­tive ».
« Le Medef natio­nal est une asso­cia­tion loi 1901 cons­ti­tuée sous forme de con­fé­dé­ra­tion entre les orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nel­les et ter­ri­to­ria­les d’entre­pri­ses qui adhè­rent à ses sta­tuts ».
Seu­les « les orga­ni­sa­tions pro­fes­sion­nel­les sont des syn­di­cats pro­fes­sion­nels loi 1884 dotés de la repré­sen­ta­ti­vité légale ».
Le Medef est sou­vent spé­cia­liste, aux prud’hom­mes, en TI ou TGI, de met­tre en cause les droits d’ester en jus­tice de syn­di­cats de sala­riés pour­tant bien mieux habi­li­tés que le Medef et l’Union des IMM. Mais le voilà sou­dain approxi­ma­tif : ce serait la loi Wal­deck-Rous­seau qui l’auto­ri­se­rait à drai­ner en secret des mil­lions d’euro en liquide et à en faire… ce que DGS veut.


Quelle enquête ?

Elle ne va pas vite cette enquête.
On dirait qu’elle mar­che sur des oeufs.
La jus­tice avait été infor­mée par un signa­le­ment sur ces retraits de fonds entre 2000 et 2006 pro­ve­nant de la cel­lule de lutte con­tre le blan­chi­ment du minis­tère de l’Eco­no­mie et des Finan­ces (Trac­fin est un ser­vice d’enquête indé­pen­dant de son auto­rité de tutelle : Trai­te­ment du ren­sei­gne­ment et action con­tre les cir­cuits finan­ciers clan­des­tins).
Inter­rogé par la ban­que sur ces retraits, M. Gau­tier-Sau­va­gnac, aurait expli­qué que ces fonds étaient « con­sa­crés aux oeu­vres socia­les de la métal­lur­gie et plus par­ti­cu­liè­re­ment aux retrai­tés ou mala­des du sec­teur » selon le Figaro. Les retrai­tés et « les mala­des du sec­teur » seront con­tents de le savoir… C’est sans « fran­chise » sans doute ?
C’est parce que les retraits ont con­ti­nué en 2007 que le par­quet de Paris a ouvert une « enquête pré­li­mi­naire » pour abus de con­fiance ». Obligé ?
On nous indi­que qu’une infor­ma­tion judi­ciaire pour­rait être ouverte.
Ce qui est extra­or­di­naire c’est qu’on ne voit pas, beau­coup au 20 h, les ima­ges des inté­res­sés con­vo­qués à la police, répon­dant à un juge.
En atten­dant, Denis Gau­tier-Sau­va­gnac pour­suit ses acti­vi­tés. Il tarde à démis­sion­ner et seu­le­ment du poste de pré­si­dent, pas de celui de « délé­gué géné­ral » (salaire de 240 000 euro annuel).
Mme Pari­sot pour­suit ses acti­vi­tés. Elle ne savait qu’incons­ciem­ment !
On attend des mises en exa­men qui traî­nent.
Tous demeu­rent libres et peu­vent se ren­con­trer, se con­cer­ter, effa­cer les tra­ces, les preu­ves.  
Dans n’importe quel autre cas, pour des som­mes d’argent bien moin­dres, la jus­tice de Mme Rachida Dati serait plus exi­geante : elle fixe­rait déjà les pei­nes plan­chers !
Rare­ment une asso­cia­tion qui pour­rait être de « mal­fai­teurs » béné­fi­cie d’une telle man­sué­tude.
Per­sonne ne met les nom­breux com­pli­ces pos­si­bles de détour­ne­ment de cette ampleur en pri­son pré­ven­tive, et les « per­qui­si­tions » sont bien dis­crè­tes, polies, avec très peu de « fui­tes ».
On remar­quera que les « jour­na­lis­tes d’inves­ti­ga­tion » ne sont pas sur le coup.  Per­sonne n’entre­prend d’enquê­ter sur la loi de 1884, sur les sta­tuts du Medef, sur les entre­pri­ses qui coti­sent. La grande presse se con­tente des dépê­ches et fait un ser­vice mini­mum d’infor­ma­tion. Il n’y a pas d’équipe pour cher­cher les infor­ma­tions comme pour le Rain­bow War­rior ou Urba. Le trai­te­ment est plus modeste que pour les abus de biens sociaux de la Mai­rie de Paris sous Chi­rac.
Pour 600 mil­lions d’euro, et des dizai­nes de mil­lions en liquide, voilà bien peu d’efforts.


Ils orien­tent la mal­ver­sa­tion vers les syn­di­cats de sala­riés

Pour détour­ner l’atten­tion des mal­ver­sa­tions de l’UIMM et du Medef, DGS, Pari­sot sug­gè­rent que c’est la faute aux orga­ni­sa­tions de sala­riés, pas celle des unions patro­na­les. Les unes étaient deman­deu­ses (syn­di­cats pour­ris) et les der­niè­res étaient géné­reu­ses (patrons éclai­rés).
Fina­le­ment DGS ne vou­lait qu’aider les pau­vres syn­di­cats de sala­riés qui, sans cela, n’ont pas le sou.  Quels syn­di­cats ? Quels syn­di­ca­lis­tes ?
DGS refuse de « par­ler » : la police ne lui met pas un spot de lumière et de la fumée dans les yeux pour le for­cer à avouer. DGS le clame : il n’est pas un « don­neur ». (For­cé­ment, ce ne sont pas les grou­pes Das­sault et Lagar­dère qui vont cra­cher le mor­ceau !) Mais DGS était le spé­cia­liste des « négo­cia­tions » avec les syn­di­cats : très fort pour met­tre tout le monde autour de la table, et pour les des­sous-de-table, laisse-t-on enten­dre.
Tout cela revient à salir les syn­di­cats de sala­riés sans aucune preuve : pour l’ins­tant, les seu­les « mains sales » ce sont cel­les de DGS.
La CGT exa­mine même les moyens de por­ter une plainte effi­cace pour dénon­cia­tion calom­nieuse.
Les arti­cles offi­ciels de la grande presse ont laissé enten­dre que la dis­cré­tion était néces­saire, car DGS a affirmé qu’il s’agis­sait de « flui­di­fier les rela­tions socia­les ». Alors, de façon « enten­due », la grande presse fait sem­blant d’être magna­nime en ne remuant pas trop la « boue », n’est-ce pas ? Si c’est pour le bien des syn­di­cats, où si ceux-ci sont mouillés, il ne fau­drait pas les met­tre en cause !
Depuis quand le Figaro pro­tége t il les syn­di­cats de sala­riés ?
S’il y a des cor­rom­pus au niveau de ces syn­di­cats, pour­quoi ratent-ils l’occa­sion de le faire savoir ? Voilà les grands médias qui s’inter­ro­gent doc­te­ment pour étu­dier le finan­ce­ment… des syn­di­cats de sala­riés. Comme si le « lien » était natu­rel, évi­dent, direct.
Le Medef pro­pose de même met­tre cette ques­tion en débat alors que cela fait de nom­breu­ses années qu’elle l’est, et qu’ils la refu­sent. Xavier Ber­trand pro­pose une loi… en 2008. A quel sujet ? Con­tre les cais­ses noi­res du Medef ?
Il existe sur le finan­ce­ment des syn­di­cats de sala­riés, des pro­jets de loi de la gau­che, depuis belle lurette, dont le patro­nat n’a jamais voulu dis­cu­ter. D&S a rédigé depuis long­temps, des pro­po­si­tions en ce sens, mais ce n’est pas le sujet, ni le moment, ni lié à la « caisse noire ».


Alors où va l’argent ?

Le Monde, sous la plume de Patrick Roger, sug­gère : l’argent de l’UIMM aurait pu ser­vir pour la cam­pa­gne de Gis­card d’Estaing en 1974 ou pour d’autres cam­pa­gnes de la droite. Ah, il ne s’agit plus de syn­di­ca­lisme, là. Ni de « secours mutuel » et sûre­ment pas de la loi Wal­deck-Rous­seau.
Il est sug­géré aussi que cela pour­rait ser­vir plus récem­ment et sys­té­ma­ti­que­ment à « faire pas­ser des amen­de­ments ». Au Sénat en 2002 et 2004, quel­ques étu­des de cas suf­fi­sent à démon­trer l’effi­ca­cité du lob­bying patro­nal auprès de cer­tains élus et grou­pes par­le­men­tai­res. DGS dément au cas où on sup­po­se­rait mal : “ - Je n’ai pas arrosé de dépu­tés”. Seu­le­ment leurs atta­chés par­le­men­tai­res ?
Dou­teux ? Le jour­na­liste du Monde con­clut : « L’enchaî­ne­ment des faits con­duit pour­tant à s’inter­ro­ger sur les faci­li­tés dont dis­pose l’union patro­nale de la métal­lur­gie pour trou­ver au sein du Par­le­ment les relais par l’inter­mé­diaire des­quels ses posi­tions peu­vent être défen­dues ».
Posons la ques­tion légi­time : n’est-ce pas à cela que ser­vent les retraits en liquide ? « Flui­di­fier les rela­tions socia­les » est devenu nou­veau pseu­do­nyme de « cor­rup­tion ». Cela con­sis­te­rait donc à cor­rom­pre des élus de droite ? Les enquê­teurs de la bri­gade finan­cière ont noté des « pics de retraits en espè­ces » sur les comp­tes de l’UIMM dans la période pré­cé­dant les années d’élec­tion pré­si­den­tielle en 2002 et 2007… De quelle « flui­di­fi­ca­tion » s’agis­sait-il ?
« Cer­tains sala­riés de l’UIMM per­ce­vaient sur cet argent, jusqu’en décem­bre 2006, des pri­mes en espè­ces de 10.000 euros par an en moyenne ». Tout les per­qui­si­tion­nés recon­nais­sent avoir « tou­ché ». Est-ce à dire que c’était un moyen de ne pas payer les coti­sa­tions socia­les ? DGS com­met­tait aussi des frau­des à l’Urs­saf ?


Des patrons payés pour « tenir bon » ? Et la con­cur­rence libre et non faus­sée ?

On attend le démenti ou les éclair­cis­se­ments, car avec des mil­lions en liquide tout est pos­si­ble : après tout DGS n’est-il pas un finan­ceur de ter­ro­ris­tes, un blan­chis­seur d’argent sale ?
S’ils ont besoin de se cacher avec des « espè­ces » c’est que leur tra­fic n’est pas avoua­ble, non ?
S’il s’agis­sait d’une bonne cause, DGS n’hési­te­rait pas à expli­quer et à « don­ner des noms ».
Pour­quoi Mme Pari­sot se dit-elle « salie » par l’affaire ?
Parce que le patro­nat aurait payé des « jau­nes » ?
Des bri­seurs de grè­ves ?
Des com­man­dos anti-syn­di­caux ?
Des diri­geants syn­di­caux pour qu’ils ne défen­dent pas leurs man­dants ?
Des syn­di­cats entiers auraient été sub­ver­tis par le patro­nat ?
Des patrons payés pour « tenir bon » ?
Payés « pour évi­ter les grè­ves » ou « après les con­flits » les ver­sions diver­gent.
Dans un cas, c’est pour dis­sua­der la grève, dans l’autre pour annu­ler les effets de la grève, non ? Mais la grève n’est-elle pas un droit cons­ti­tu­tion­nel ?
“Ces fonds ont servi à indem­ni­ser les entre­pri­ses qui sol­li­ci­taient notre secours après un con­flit”, dit DGS dans Le Monde du 23 octo­bre. Selon lui, 170 mil­lions d’euro auraient ainsi été uti­li­sés. En gros, il faus­sait « la con­cur­rence libre » et pro­té­geait cer­tai­nes entre­pri­ses des aug­men­ta­tions de salai­res de leurs ouvriers ?

Il existe, on le sait, des cas légaux de finan­ce­ment de syn­di­cat par accord dans les entre­pri­ses : par exem­ple, Sanofi-Aven­tis signe des accords avec ses syn­di­cats repré­sen­ta­tifs et leur verse, telle année, 600 000 euro : mais cela fait l’objet d’un accord publié, déposé aux ser­vi­ces des con­ven­tions col­lec­ti­ves, avec tou­tes les signa­tu­res, côté employeur, (en l’occur­rence y figure même la signa­ture de Fran­çois
Sar­kozy – ne pas con­fon­dre avec Guillaume Sar­kozy qui pos­tu­lait à la direc­tion du Medef il y a peu) et, côté sala­rié (tous les syn­di­cats sans excep­tion). On peut en pen­ser ce qu’on veut mais ce sont des signa­tu­res offi­ciel­les, expli­ci­tes, léga­les, pas des ver­se­ments en « espè­ces ». Cela prouve a con­tra­rio que les ver­se­ments en espè­ces sont « sales » et que la cor­rup­tion est cer­taine. Deux mil­lions de liquide par an !


Le pro­fit maxi­mum : « avec les dents » ?

La thèse de Nico­las Sar­kozy c’est qu’en aidant les riches à s’enri­chir, cela déve­lop­pera la crois­sance, car la for­tune des uns crée la for­tune des autres. Il affirme ainsi tirer la crois­sance « avec les dents ».
D’où son « paquet fis­cal » et son « bou­clier fis­cal » pour pro­té­ger des gens comme Gau­tier-Sau­va­gnac et Lagar­dére. Leur don­ner plus, les moti­ver au maxi­mum : car ce sont, pense t il, ces géants de l’entre­prise qui pren­nent des ris­ques et qui créent la richesse.
Mais cela ne mar­che pas, bien sur : ces gens ne sont que de médio­cres exploi­teurs avec des visions à court terme, qui n’ont rien de phi­lan­thro­pi­que, ni de géné­reux. Ce sont les mêmes Maî­tres des for­ges qu’au siè­cle der­nier : à l’UIMM et à EADS. Ce que l’état leur donne, ils le pren­nent mais n’en ont jamais assez, plus ils en ont, plus ils en veu­lent.
Les « ini­tiés » d’EADS et ceux de l’UIMM, du MEDEF, c’est le même monde, ce sont les pro­tec­teurs de Sar­ko­zy ­Ni­co­las, (Fran­çois et Guillaume), ceux qui le rejoi­gnent au Fou­quet’s, sur le Paloma, à Wol­fe­borro, ceux qui l’ont hissé de la Mai­rie de Neuilly à l’Ély­sée.
Ce sont ceux qui à Jouy-en-Josas, ras­sem­blé par mil­liers en « uni­ver­sité du Medef », font à Sar­kozy une « stan­ding ova­tion ». Ce sont les 500 famil­les qui ont gagné 80 mil­liards d’euro de plus l’an passé par rap­port à l’année pré­cé­dente et qui ne ré inves­tis­sent pas ! Mme Pari­sot n’est que la 273° sur ces 550 for­tu­nes, ele qui plaide la pré­ca­rité pour tou­tes et tous !

Un patron sur deux du CAC 40 était mis en exa­men, il y a encore dix ans. C’est le milieu des “af­fai­res”, des Loïc-Pri­gent, des Bou­blil, etc. des ini­tiés d’Orange-Bouy­gues-SFR récem­ment con­dam­nés à 400 000 euro d’amende (seu­le­ment) pour “en­tente illi­cite”. De ceux qui gagnent mille fois le Smic, des stocks option non impo­sées, des para­chu­tes dorés, et qui se font encore répa­rer leur sale de bain sur le compte de l’entre­prise qu’ils diri­gent.
C’est ce milieu que M Sar­kozy et Mme Dati ont l’immense culot de vou­loir sur­pro­té­ger en pro­po­sant actuel­le­ment de faire adop­ter une loi pour dépé­na­li­ser le “droit des affai­res” ! Pour aller cher­cher la crois­sance « avec les dents », il fau­drait faci­li­ter ce genre de « caisse noire patro­nale » et pire encore.
Les « ini­tiés d’EADS sont aussi bien trai­tés par la « jus­tice » de Mme Dati que les équi­pes com­pli­ces de l’UIMM et du Medef : ils ne sont pas en pri­son pré­ven­tive, comme le seraient des vul­gai­res qui­dams pour moins que cela. Ils peu­vent se con­cer­ter pour leur défense, ils peu­vent effa­cer les preu­ves, dis­si­mu­ler leurs mal­ver­sa­tions, ils refu­sent cyni­que­ment d’expli­quer, les uns, com­ment ils ont réussi à pren­dre 800 000 mil­lions d’euro en ven­dant « habi­le­ment » leurs actions, les autres, ce qu’ils ont fait de leurs dizai­nes de mil­lions d’euro secrets en liquide.
Et tan­dis qu’on alour­dit la loi du petit, du pau­vre, de l’exclu, Sar­kozy s’est engagé à deman­der au Par­le­ment d’allé­ger les lois et les con­trô­les pour ces grands affai­ris­tes !
La men­ta­lité ce ces « entre­pre­neurs-là » est entiè­re­ment révé­lée, pro­je­tée sur grand écran, au tra­vers des affai­res UIMM, Medef, EADS : la pré­ten­due « libre con­cur­rence » capi­ta­liste n’a rien de sain, elle repose sur ce type de cor­rup­tion : délit d’ini­tiés et pots-de-vin en liquide. Ce n’est pas « la crois­sance » qu’ils vont cher­cher « avec les dents » mais leurs pro­fits sans limi­tes. Copains et coquins, com­pli­ces et asso­ciés, ini­tiés et cyni­ques, ne sont pas des « ris­quo­phi­les » ni des créa­teurs de riches­ses : ils s’assu­rent avant tout con­tre tout ris­que en détrui­sant les droits du tra­vail, en cor­rom­pant des élus, et en cher­chant à bri­ser, par des cais­ses secrè­tes, le droit de grève pour­tant cons­ti­tu­tion­nel. Avec les dents, avec les dents !

Gérard Filo­che, le 23 octo­bre 2007 

« DGS »

Denis Gau­tier-Sau­va­gnac “DGS” pilier du Medef, n’a que de la mor­gue à la bou­che ! D’où lui vient-elle ? Du fait que comme délé­gué géné­ral il gagne 240 000 euro par an et qu’il dis­tri­bue deux mil­lions d’euro a dis­cré­tion à qui il veut ?
“Ce sys­tème, j’en ai hérité, dit-il, je suis le sep­tième délé­gué géné­ral depuis 1901, ça tombe sur le sep­tième, pas de chance, mon devoir est d’assu­mer. Mon erreur est de ne pas avoir arrêté le sys­tème en 1994”, expli­que Denis Gau­tier-Sau­va­gnac.
Cet homme est extra­or­di­naire : il se veut « moderne con­tre le code du tra­vail » mais tra­di­tion­na­liste pour le code (d’hon­neur ?) du patro­nat.
DGS veut arrê­ter le sys­tème social mis en place en France depuis le Con­seil natio­nal de la Résis­tance, depuis 1945, mais il n’a pas su arrê­ter le sys­tème de cor­rup­tion qu’il pré­side depuis 1994…

Il est con­tre le paie­ment des jours de grève aux sala­riés mais il verse 170 mil­lions d’euro en liquide à des entre­pri­ses « après un con­flit » !
Je me rap­pelle encore ce vif débat à la Fête de l’Huma­nité où l’on m’avait mis, il y a quel­ques années, à la même tri­bune que M Gau­tier-Sau­va­gnac : explo­sant, il avait crié “ - Mais on vous les donne M. Filo­che vos coti­sa­tions socia­les, on vous les donne, débrouillez vous avec, assu­rez vous vous-même ”. Il avouait ainsi qu’il ne vou­lait plus de coti­sa­tions socia­les pré­le­vées sur les salai­res, qu’il ne vou­lait plus de pro­tec­tion sociale liée au tra­vail. Il ne vou­lait plus ne payer que l’acte pro­duc­tif : ensuite, c’était à la bête sala­riée, tra­vailleuse, de se débrouiller elle même pour le reste, comme dans le bon vieux temps du XIXe° siè­cle…
Sar­kozy m’avait dit à “Ri­pos­tes” le 10 décem­bre 2006, “ - Je ne par­tage pas votre détes­ta­tion des employeurs, M. Filo­che”. Je ne déteste pas les employeurs, pas du tout, seu­le­ment les employeurs délin­quants, et ceux qui sont liés à eux et dépen­dent d’eux.
Les cinq ou six fois où j’ai eu à me trou­ver face à DGS dans des débats, dont à l’Aréne de France, ou dans les locaux de Libé­ra­tion, il était égal à lui-même, d’un mépris supé­rieur, à l’égard de tous ceux qui ne “com­pre­naient rien” au monde de l’éco­no­mie, qui “rê­vaient” encore de par­tage de riches­ses. Ainsi il était con­tre la durée légale à 35h, et con­tre la retraite à 60 ans, et con­tre le droit du tra­vail et les recours con­tre les licen­cie­ments, et con­tre la sécu­rité sociale… Il est un de ceux qui a con­tri­bué le plus acti­ve­ment à faire recu­ler mas­si­ve­ment le droit du tra­vail depuis le 21 avril 2002, avec Mme Pari­sot, cette femme qui « savait beau­coup incons­ciem­ment ».
DGS et Pari­sot devraient aujourd’hui être rapi­de­ment sur le banc des « mis en exa­men », jugés plus vite, plus sûre­ment, plus sévè­re­ment que des petits délin­quants de ban­lieue, que les Jean Val­jean d’aujourd’hui aux­quels on colle un an de pri­son de « peine plan­cher » pour réci­dive dans le vol d’une baguette de pain. Car cela fait long­temps qu’ils réci­di­vent à l’UIMM et au Medef : 123 ans !  GF


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