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Base-Élèves, un outil du coup d'État permanent par Gdalia Roulin 2

Hon­nê­teté.

Une exi­gence fon­da­men­tale !    
    Qui va enfin, au moins, reca­drer les pré­ro­ga­ti­ves d’abord du chef de l’État, lequel devrait être exem­plaire, non ? Rap­pe­ler les limi­tes ?
    Les soi-disant “grands” par­tis soi-disant de gau­che n’ont-ils rien à en dire ?
    Sai­sis­sons les magis­trats au sujet des nom­breux abus de pou­voir que nous subis­sons, le plus tôt sera vrai­ment le mieux !
    Quand allons-nous enfin, au plan col­lec­tif, nous situer comme des adul­tes à part entière ? Nous met­tre à dire ensem­ble ce que nous vou­lons vivre et par quel moyens, entre nous, d’égaux à égaux, en refu­sant toute délé­ga­tion et repré­sen­ta­ti­vité illu­soire et men­son­gère.

    C’est extra­or­di­naire la capa­cité mani­pu­la­toire de ceux qui nous gou­ver­nent et de leurs valets, la capa­cité à sem­pi­ter­nel­le­ment ren­ver­ser la réa­lité, et ceci y com­pris à tra­vers tous les euphé­mis­mes et détour­ne­ments de sens des mots, et les habi­les tour­nu­res de phra­ses admi­ra­ble­ment creu­ses employées dans les dis­cours poli­ti­ques et les “grands” médias par ex.
    Lan­gue de bois fort bien maî­tri­sée aussi par des IEN que je ne nom­me­rai pas, et par tant d’autres “grands com­mis de l’État”, pour nous aider à ava­ler les pilu­les amè­res. Ce qui est mer­veilleux, c’est que c’est tou­jours pour notre bien qu’ils agis­sent et qu’ils s’emploient à nous faire cra­quer, ces bons sama­ri­tains, un bien que nous som­mes inca­pa­bles de dis­cer­ner, idéo­lo­gues que nous som­mes !
    Quelqu’un qui défend une opi­nion indé­pen­dante est aus­si­tôt taxé d’être sous influence, de subir une “pres­sion psy­cho­lo­gi­que”. Il ne s’agit même plus d’idées, d’opi­nions, mais la voix de son maî­tre nous expli­que que nous avons des pro­blè­mes, des ques­tions, des inquié­tu­des, jamais des indi­gna­tions, des colè­res et nos pro­pres solu­tions.
    Nous ne som­mes pas loin de l’éti­que­tage “mala­die” de la diver­gence. La con­fron­ta­tion et le débat démo­cra­ti­que, for­cé­ment con­flic­tuels, sont amal­ga­més au désor­dre, et ce triste con­cept est inté­rio­risé jus­que dans les rangs de la gau­che !
    Quel était ce régime déjà où les dis­si­dents se retrou­vaient à l’H.P. à l’iso­le­ment ?
    Tan­dis qu’un gen­darme qui annonce (c’est du vécu) qu’il va ren­dre compte à un IEN que des direc­teurs choi­sis­sent libre­ment de ne pas assis­ter à une for­ma­tion BE, et que leur res­pon­sa­bi­lité est donc enga­gée, lui, il ne fait bien sûr aucune pres­sion, il ne fait que son bou­lot !
    Vous avez remar­qué, dès que l’on sort de la pen­sée uni­que, du con­for­misme réel­le­ment dog­ma­ti­que ambiant, et de la rési­gna­tion et de la sou­mis­sion atten­dues, on se voit affu­blés des joyeu­ses épi­thè­tes de « idéo­lo­gues »,   « dog­ma­ti­ques », « doc­tri­nai­res », « polé­mi­queurs », « irréa­lis­tes » ou « archaï­ques », c’est selon, « sec­tai­res », « droit de l’hom­mis­tes » etc…, et être « auto­no­miste » devient qua­si­ment infa­mant ! Bien­tôt, ce sera syno­nyme de dan­ge­reux ter­ro­riste poten­tiel !
               Moi, j’avais cru jus­que là que l’auto­no­mie était la mar­que d’une édu­ca­tion réus­sie !
    Je trouve insup­por­ta­ble d’être som­més de se situer en mineur inca­pa­ble toute sa vie .
    Bien sûr, une vraie démo­cra­tie, ça sup­pose l’éga­lité des droits.
    Ça signi­fie : une per­sonne = une voix.
    C’est très gênant pour les inté­rêts de ceux qui ont tel­le­ment plus d’inté­rêts que d’autres à faire durer ce sys­tème, quelle que soit la crise (pré­vi­si­ble et redon­dante, comme les logi­ciels BE), et quel­les que soient son injus­tice et sa dan­ge­ro­sité pour la vie elle-même, pour nous tous, et en par­ti­cu­lier pour nos enfants et petits-enfants.
    Mais les décou­ver­tes de la psy­cho­lo­gie ne res­tent pas inu­ti­li­sées. À part bien sûr quel­ques pra­ti­ciens par­fai­te­ment hon­nê­tes qui réa­li­sent en psy­cho­thé­ra­pie un tra­vail de fourmi et néan­moins con­si­dé­ra­ble pour aider la per­sonne à adve­nir en tant qu’indi­vidu libre, au niveau col­lec­tif, ce qui domine, c’est une espèce de mana­ge­ment, appa­renté au mar­ke­ting ou à la pub, autre­ment dit une entre­prise de bour­rage de crâne per­ma­nente dont il est d’ailleurs dif­fi­cile de se désen­gluer, pro­ba­ble­ment parce que tant de voca­bles voient leur sens per­verti qu’on a du mal soi-même à reve­nir à la racine et à la clarté, et qu’en outre lorsqu’on dia­lo­gue cha­cun ne met pas for­cé­ment le même sens der­rière les mots.
    Et puis, le com­por­te­men­ta­lisme n’est pas resté let­tre morte et a des appli­ca­tions flo­ris­san­tes dans les entre­pri­ses. Avez-vous entendu l’émis­sion de Zoé Varié ven­dredi 13 février sur France Inter, à pro­pos d’un livre : “L’open space m’a tuer”.
    Du har­cè­le­ment au tra­vail à la sur­veillance inté­grée et à la cul­pa­bi­li­sa­tion réci­pro­que entre pairs… C’est cons­ter­nant, et révol­tant.
    Réveillons-nous, c’est le cas de le dire !

    Vous allez pro­tes­ter : « Mais là, tu es hors sujet, qu’est-ce que ça vient faire dans une liste de dis­cus­sion sur base-élè­ves ? »

Dans le meilleur des mon­des, la mise en con­di­tion (et sous « clefs »), ça com­mence au ber­ceau !

    Qui va enfin, au moins, reca­drer les pré­ro­ga­ti­ves d’abord du chef de l’État, lequel devrait être exem­plaire, non ? Rap­pe­ler les limi­tes ?
    Les soi-disant “grands” par­tis soi-disant de gau­che n’ont-ils rien à en dire ?
    Sai­sis­sons les magis­trats au sujet des nom­breux abus de pou­voir que nous subis­sons, le plus tôt sera vrai­ment le mieux !

    Quand allons-nous enfin, au plan col­lec­tif, nous situer comme des adul­tes à part entière ? Nous met­tre à dire ensem­ble ce que nous vou­lons vivre et par quel moyens, entre nous, d’égaux à égaux, en refu­sant toute délé­ga­tion et repré­sen­ta­ti­vité illu­soire et men­son­gère.

    C’est extra­or­di­naire la capa­cité mani­pu­la­toire de ceux qui nous gou­ver­nent et de leurs valets, la capa­cité à sem­pi­ter­nel­le­ment ren­ver­ser la réa­lité, et ceci y com­pris à tra­vers tous les euphé­mis­mes et détour­ne­ments de sens des mots, et les habi­les tour­nu­res de phra­ses admi­ra­ble­ment creu­ses employées dans les dis­cours poli­ti­ques et les “grands” médias par ex.
    Lan­gue de bois fort bien maî­tri­sée aussi par des IEN que je ne nom­me­rai pas, et par tant d’autres “grands com­mis de l’État”, pour nous aider à ava­ler les pilu­les amè­res. Ce qui est mer­veilleux, c’est que c’est tou­jours pour notre bien qu’ils agis­sent et qu’ils s’emploient à nous faire cra­quer, ces bons sama­ri­tains, un bien que nous som­mes inca­pa­bles de dis­cer­ner, idéo­lo­gues que nous som­mes !
    Quelqu’un qui défend une opi­nion indé­pen­dante est aus­si­tôt taxé d’être sous influence, de subir une “pres­sion psy­cho­lo­gi­que”. Il ne s’agit même plus d’idées, d’opi­nions, mais la voix de son maî­tre nous expli­que que nous avons des pro­blè­mes, des ques­tions, des inquié­tu­des, jamais des indi­gna­tions, des colè­res et nos pro­pres solu­tions.
    Nous ne som­mes pas loin de l’éti­que­tage “mala­die” de la diver­gence. La con­fron­ta­tion et le débat démo­cra­ti­que, for­cé­ment con­flic­tuels, sont amal­ga­més au désor­dre, et ce triste con­cept est inté­rio­risé jus­que dans les rangs de la gau­che !
    Quel était ce régime déjà où les dis­si­dents se retrou­vaient à l’H.P. à l’iso­le­ment ?
    Tan­dis qu’un gen­darme qui annonce (c’est du vécu) qu’il va ren­dre compte à un IEN que des direc­teurs choi­sis­sent libre­ment de ne pas assis­ter à une for­ma­tion BE, et que leur res­pon­sa­bi­lité est donc enga­gée, lui, il ne fait bien sûr aucune pres­sion, il ne fait que son bou­lot !
    Vous avez remar­qué, dès que l’on sort de la pen­sée uni­que, du con­for­misme réel­le­ment dog­ma­ti­que ambiant, et de la rési­gna­tion et de la sou­mis­sion atten­dues, on se voit affu­blés des joyeu­ses épi­thè­tes de « idéo­lo­gues », « dog­ma­ti­ques », « doc­tri­nai­res », « polé­mi­queurs », « irréa­lis­tes » ou « archaï­ques », c’est selon, « sec­tai­res », « droit de l’hom­mis­tes » etc…, et être « auto­no­miste » devient qua­si­ment infa­mant ! Bien­tôt, ce sera syno­nyme de dan­ge­reux ter­ro­riste poten­tiel !
    Moi, j’avais cru jus­que là que l’auto­no­mie était la mar­que d’une édu­ca­tion réus­sie !
    Je trouve insup­por­ta­ble d’être som­més de se situer en mineur inca­pa­ble toute sa vie .
    Bien sûr, une vraie démo­cra­tie, ça sup­pose l’éga­lité des droits.
    Ça signi­fie : une per­sonne = une voix.
    C’est très gênant pour les inté­rêts de ceux qui ont tel­le­ment plus d’inté­rêts que d’autres à faire durer ce sys­tème, quelle que soit la crise (pré­vi­si­ble et redon­dante, comme les logi­ciels BE), et quel­les que soient son injus­tice et sa dan­ge­ro­sité pour la vie elle-même, pour nous tous, et en par­ti­cu­lier pour nos enfants et petits-enfants.
    Mais les décou­ver­tes de la psy­cho­lo­gie ne res­tent pas inu­ti­li­sées. À part bien sûr quel­ques pra­ti­ciens par­fai­te­ment hon­nê­tes qui réa­li­sent en psy­cho­thé­ra­pie un tra­vail de fourmi et néan­moins con­si­dé­ra­ble pour aider la per­sonne à adve­nir en tant qu’indi­vidu libre, au niveau col­lec­tif, ce qui domine, c’est une espèce de mana­ge­ment, appa­renté au mar­ke­ting ou à la pub, autre­ment dit une entre­prise de bour­rage de crâne per­ma­nente dont il est d’ailleurs dif­fi­cile de se désen­gluer, pro­ba­ble­ment parce que tant de voca­bles voient leur sens per­verti qu’on a du mal soi-même à reve­nir à la racine et à la clarté, et qu’en outre lorsqu’on dia­lo­gue cha­cun ne met pas for­cé­ment le même sens der­rière les mots.
    Et puis, le com­por­te­men­ta­lisme n’est pas resté let­tre morte et a des appli­ca­tions flo­ris­san­tes dans les entre­pri­ses. Avez-vous entendu l’émis­sion de Zoé Varier ven­dredi 13 février sur France Inter, à pro­pos d’un livre : “L’open space m’a tuer”. (*)
    Du har­cè­le­ment au tra­vail à la sur­veillance inté­grée et à la cul­pa­bi­li­sa­tion réci­pro­que entre pairs… C’est cons­ter­nant, et révol­tant.
    Réveillons-nous, c’est le cas de le dire !

    Vous allez pro­tes­ter : « Mais là, tu es hors sujet, qu’est-ce que ça vient faire dans une liste de dis­cus­sion sur base-élè­ves ? »

Nul n’est censé igno­rer la loi !

    Nous savons tous que BE s’est mis en place depuis 2004 d’une façon insi­dieuse, à l’insu des parents qui n’ont été infor­més qu’à par­tir des lut­tes des Col­lec­tifs con­tre BE, que cette pré­ten­due expé­ri­men­ta­tion a fait l’objet, non pas de débats, d’éva­lua­tions et de bilans, mais de pres­sions, de har­cè­le­ments, de mena­ces de sanc­tions et de sanc­tions déjà effec­ti­ves con­tre ses objec­teurs de cons­cience, ceci bien avant la signa­ture de l’arrêté minis­té­riel d’octo­bre 2008.
    Cet arrêté nie les droits pré­vus par la loi, en par­ti­cu­lier con­cer­nant la pro­tec­tion de la vie pri­vée, et cepen­dant les ins­pec­teurs de l’Édu­ca­tion Natio­nale s’appuient natu­rel­le­ment sur l’arrêté pour expli­quer benoî­te­ment que le fichier BE doit impé­ra­ti­ve­ment être ren­sei­gné, et que les parents ne sau­raient s’y oppo­ser. Il s’agit là d’un abus de pou­voir carac­té­risé, mais, puis­que cela vient d’en haut, n’est-ce pas, les fonc­tion­nai­res d’exé­cu­tion se con­ten­tent d’appli­quer…
    Ils sont hors-la-loi, parce que même un minis­tre ou un pré­si­dent de la Répu­bli­que doit fonc­tion­ner dans le cadre de la loi, et, dans un régime démo­cra­ti­que, les lois sont votées par le pou­voir légis­la­tif et non pro­cla­mées par l’exé­cu­tif. Et dans un régime où cha­cun se situe­rait enfin en adulte, les dif­fé­ren­tes pro­po­si­tions seraient lar­ge­ment débat­tues par l’ensem­ble des citoyen(ne)s.
    Évi­dem­ment, les fonc­tion­nai­res d’exé­cu­tion sont cou­verts par leur hié­rar­chie, puisqu’ils ne font qu’obéir aux ordres. Un agent de l’État doit obéir aux ordres. Pour­tant, nul n’est censé igno­rer la loi…  
    Quel que soit l’emploi que nous occu­pons dans une société, cela ne nous exo­nère pas de nos res­pon­sa­bi­li­tés et d’avoir une cons­cience per­son­nelle.
    Sinon, il fal­lait inno­cen­ter Papon, Eich­mann, et tant d’autres qui ne fai­saient, bien sûr, que leur bou­lot !

Lire la suite (3) : Face à une atta­­que glo­­bale, éla­­bo­­rons une stra­­té­­gie d’ensem­­ble.


Texte ini­tia­le­ment envoyé sur la liste de dis­cus­sion du CNRBE (Col­lec­tif Natio­nal de Résis­tance à Base-Élè­ves), le 15 février 2009.
Modi­fi­ca­tions appor­tées pour Netoyens.info le 27 février 2009.
|N!| Autres réfé­ren­ces :



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