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Tentative de coup d’État en République du Honduras

Coup d’Etat aux Honduras-030709Alerte ! Les pou­voirs publics et l’armée de la Répu­bli­que du Hon­du­ras se rebel­lent con­tre l’exé­cu­tif pour faire avor­ter une con­sul­ta­tion popu­laire qui vise - à moyen terme - à rem­pla­cer la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive par une démo­cra­tie directe et par­ti­ci­pa­tive !

Dans une répu­bli­que d’Amé­ri­que Cen­trale qui depuis son indé­pen­dance de l’ex-Empire espa­gnol en 1844 a sou­vent vécu sous la dic­ta­ture mili­taire (la der­nière cou­vrant la période 1973-1980), une répu­bli­que qui a servi de base d’opé­ra­tions pour les actions d’ingé­rence dans le Nica­ra­gua san­di­niste des années 80, une répu­bli­que où seuls deux par­tis poli­ti­ques se dis­pu­tent le pou­voir depuis trente ans, dont l’oli­gar­chie n’est com­po­sée que de cinq famil­les, qui a un mil­lion de jeu­nes res­sor­tis­sants vivant aux États-Unis et où 6 per­son­nes sur 10 vivent sous le seuil de pau­vreté… les pou­voirs publics et l’armée se rebel­lent con­tre l’exé­cu­tif pour faire avor­ter une con­sul­ta­tion popu­laire qui vise - à moyen terme - à rem­pla­cer la démo­cra­tie repré­sen­ta­tive par une démo­cra­tie directe et par­ti­ci­pa­tive !

Dès le début de son man­dat en jan­vier 2006, le pré­si­dent, Manuel Zelaya, élu en tant que con­ser­va­teur et mem­bre du Parti Libé­ral, avait pris ses dis­tan­ces avec les grou­pes de pou­voir éco­no­mi­que. Il a sup­primé les sub­si­des éta­ti­ques aux gran­des entre­pri­ses, com­battu l’éva­sion fis­cale, la vente d’armes et de médi­ca­ments aux mains d’un poten­tat de la presse, aboli le mono­pole d’impor­ta­tion de com­bus­ti­bles, sup­primé des sub­ven­tions pré­si­den­tiel­les mil­lion­nai­res aux grands médias, décrété une aug­men­ta­tion sub­stan­tielle du salaire mini­mum et, pour répon­dre aux reven­di­ca­tions des popu­la­tions, ouvert une sorte d’audit social au Palais Pré­si­den­tiel.

Dès le début de son inves­ti­ture il a fait adop­ter une loi appe­lée « Loi de la Trans­pa­rence » qui annule le secret frap­pant les docu­ments dits “pri­vés”, per­met­tant ainsi aux citoyens d’avoir accès à tous les docu­ments les con­cer­nant.

En même temps, il a fait adop­ter une loi, appe­lée « Loi de par­ti­ci­pa­tion citoyenne », sur la par­ti­ci­pa­tion citoyenne con­cer­nant les ques­tions qui préoc­cu­pent les peu­ples, leur don­nant la pos­si­bi­lité de mani­fes­ter leurs opi­nions, de par­ti­ci­per aux enquê­tes et d’être con­sul­tés.

L’arti­cle 5 de cette Loi dit : « L’ini­tia­tive citoyenne est un méca­nisme de par­ti­ci­pa­tion au moyen duquel le citoyen pourra pré­sen­ter les deman­des sui­van­tes : sol­li­ci­ter aux mem­bres offi­ciels de l’État qu’ils con­vo­quent la citoyen­neté pour que celle-ci fasse con­naî­tre son opi­nion, for­mule des pro­po­si­tions et des solu­tions aux pro­blè­mes qu’elle ren­con­tre ».

Sur la base de cette loi, et après la col­lecte de pres­que 500.000 signa­tu­res citoyen­nes, il était ques­tion d’ins­tal­ler des urnes dans les 15 000 bureaux de vote pour une con­sul­ta­tion popu­laire le diman­che 28 juin 2009. Cette con­sul­ta­tion popu­laire porte sur l’ins­tal­la­tion d’une qua­trième urne lors des élec­tions géné­ra­les de novem­bre 2009 pour le vote posi­tif ou néga­tif à pro­pos de la con­vo­ca­tion d’une nou­velle Assem­blée Cons­ti­tuante, ce qui per­met­trait, entre autres, une par­ti­ci­pa­tion popu­laire directe, une réforme de la Cons­ti­tu­tion et l’éven­tuelle réé­lec­tion du pré­si­dent Zelaya - la Cons­ti­tu­tion actuelle inter­di­sant la réé­lec­tion.

La ques­tion qui sera pré­sen­tée aux votants lors de cette con­sul­ta­tion citoyenne est la sui­vante : « Êtes-vous d’accord pour que l’on ins­talle une qua­trième urne aux pro­chai­nes élec­tions pré­si­den­tiel­les afin de con­vo­quer à l’élec­tion d’une Assem­blée Cons­ti­tuante ? »

Cette con­sul­ta­tion n’est pas de nature réfé­ren­daire, plé­bis­ci­taire ou élec­to­rale. Il s’agit d’un acte d’éva­lua­tion sta­tis­ti­que. En d’autres ter­mes, il s’agit d’une enquête natio­nale d’opi­nion. La com­pé­tence du Tri­bu­nal natio­nal élec­to­ral n’est pas requise et l’enquête peut même être con­duite par un orga­nisme privé.

À qua­tre jours de cette enquête natio­nale, le mardi 24 juin, le chef d’état-major géné­ral des for­ces armées, le géné­ral Romeo Vas­quez, res­pon­sa­ble de la logis­ti­que et de la dis­tri­bu­tion des urnes a informé le pré­si­dent Zelaya, son supé­rieur direct et chef de l’État, de son inten­tion de ne pas accom­plir cette fonc­tion pré­sen­tant l’argu­ment pseudo-léga­liste de la soi-disant illé­ga­lité de l’enquête.

Pour l’essen­tiel, cet argu­ment est fondé sur le fait que la Cons­ti­tu­tion actuelle, rédi­gée sur mesure pour pré­ser­ver les inté­rêts des puis­sants, inter­dit tout chan­ge­ment sub­stan­tiel du texte cons­ti­tu­tion­nel. Or la ques­tion qui sera for­mu­lée lors de ladite enquête porte en soi la pos­si­bi­lité d’un chan­ge­ment radi­cal.

Le len­de­main, le Pré­si­dent Zelaya a annoncé publi­que­ment sa déci­sion de limo­ger Romeo Vás­quez et le sur­len­de­main - sans avoir reçu aucun docu­ment de la part de l’exé­cu­tif con­fir­mant sa déci­sion de limo­geage - la Cour suprême de jus­tice, qui ne fait jus­tice qu’aux riches, aux ban­quiers et aux puis­sants de ce pays, a déclaré la des­ti­tu­tion de Romeo et la con­sul­ta­tion comme illé­ga­les, et, pour ce qui est de la con­sul­ta­tion, sans jamais avoir offi­ciel­le­ment ques­tionné cet acte par voie légale.

De leur côté, le Pro­cu­reur de la Répu­bli­que et le Par­le­ment - qui s’est réuni le même jour en ses­sion per­ma­nente pour éva­luer la pos­si­ble des­ti­tu­tion du pré­si­dent - se sont immé­dia­te­ment ral­lié à la déci­sion de la Cour suprême de jus­tice. Et pour cause ! Zelaya avait éga­le­ment pris ses dis­tan­ces à plu­sieurs repri­ses avec ces dignes repré­sen­tants de la démo­cra­tie bour­geoise au point de ne pas trans­met­tre au Par­le­ment le bud­get de l’année en cours (2009) pour empê­cher que les impôts des citoyens ne finan­cent la cam­pa­gne des par­tis tra­di­tion­nels, alliés con­tre l’inté­rêt des peu­ples et con­tre l’exé­cu­tif, qui, du coup, s’est retrouvé sans pres­que aucun repré­sen­tant au Par­le­ment.

Quant aux médias, qui ont orches­tré une cam­pa­gne média­ti­que (donc psy­cho­lo­gi­que) mil­lion­naire pour décla­rer la con­sul­ta­tion illé­gale et dis­cré­di­ter l’exé­cu­tif au moyen d’argu­ments obso­lè­tes (sup­pres­sion de la pro­priété pri­vée) et des fan­tas­mes (enfants enle­vés à leur famille par l’État) qui rap­pel­lent ceux de la Guerre Froide, désin­for­ment, ter­ro­ri­sent et œuvrent dans le sens de la sédi­tion. Ils ont même pro­posé d’arrê­ter la guerre média­ti­que con­tre Zelaya si celui-ci annu­lait la con­sul­ta­tion.

De toute évi­dence, les trois grands pou­voirs du Hon­du­ras - les grands entre­pre­neurs indus­triels, les médias et les for­ces armées - ne veu­lent sur­tout pas que le peu­ple s’orga­nise.

À un autre niveau, dans cette Répu­bli­que, lors­que le peu­ple fait mon­tre de son inten­tion et de son esprit répu­bli­cains, le pou­voir judi­ciaire (allié de l’oli­gar­chie) inter­vient et oppose un déni des volon­tés du peu­ple en boy­cot­tant le pou­voir exé­cu­tif qui le sou­tient …

Ces récents évé­ne­ments en Hon­du­ras res­sem­blent à une triste et maca­bre « répé­ti­tion » que l’Amé­ri­que Latine con­naît si bien : ten­ta­tive de coup d’État de la part des pou­voirs réac­tion­nai­res publics, pri­vés et mili­tai­res con­tre un gou­ver­ne­ment qui s’est pro­gres­si­ve­ment placé du côté des lais­sés-pour-compte dans le cadre du Socia­lisme du XXIe siè­cle en Amé­ri­que Latine !

Les huit pays mem­bres de l’ALBA (Alliance Boli­va­rienne pour les Amé­ri­ques et la Caraïbe), dont le Hon­du­ras fait par­tie depuis août 2008, ont mani­festé leur sou­tien dans un com­mu­ni­qué offi­ciel : « Nous décla­rons que nous nous mobi­li­se­rons aux côtés du digne peu­ple du Hon­du­ras devant toute ten­ta­tive de l’oli­gar­chie de bri­ser l’ordre cons­ti­tu­tion­nel et démo­cra­ti­que dans cette Répu­bli­que, notre sœur de l’Amé­ri­que Cen­trale ».

L’OEA (Orga­ni­sa­tion des États Amé­ri­cains), orga­nisme à la lon­gue tra­jec­toire pro-état­su­nienne, a publié un com­mu­ni­qué en faveur de l’état de droit en Hon­du­ras sou­te­nant impli­ci­te­ment la con­sul­ta­tion. Elle enverra ses char­gés de mis­sion en Hon­du­ras et ce, même après que ces repré­sen­tants de l’OEA aient été décla­rées per­sona non grata par le Par­le­ment hon­du­rien.

La Cour Inte­ra­mé­ri­caine des Droits de l’Homme et de nom­breux pré­si­dents et pre­miers minis­tres latino-amé­ri­cains ont éga­le­ment fait con­naî­tre leur sou­tien au peu­ple hon­du­rien et au pré­si­dent Zelaya.

Mer­credi 24 juin der­nier, le pré­si­dent de l’Équa­teur, Rafael Cor­rea, déclare : « L’oli­gar­chie a recours à des for­ma­lis­mes légaux qu’elle res­pecte au maxi­mum lors­que cela lui con­vient et pié­tine allè­gre­ment lorsqu’ils ne ser­vent pas ses pro­pres inté­rêts ».

Jeudi 25 juin, le pré­si­dent du Vene­zuela, Hugo Chá­vez, signale dans une décla­ra­tion télé­vi­sée que toute res­sem­blance entre ce qui se passe en Hon­du­ras et les évé­ne­ments sur­ve­nus au Vene­zuela en 2002 ne relè­vent pas de la pure coïn­ci­dence.
Le même jour
, Fidel Cas­tro écrit : « Zelaya n’a abso­lu­ment pas violé la loi, il n’a fait aucun coup de force. […] Ce qui se passe dans ce pays sera un test pour l’OEA et pour l’admi­nis­tra­tion état­su­nienne ».
Le pré­si­dent Zelaya, accom­pa­gné par une foule nom­breuse, se rend à l’aéro­port de Ton­con­tin, près de la capi­tale Tegu­ci­galpa, pour récu­pé­rer le maté­riel élec­to­ral réqui­si­tionné dans les ins­tal­la­tions des For­ces Aérien­nes.
Le soir même, ce maté­riel com­men­çait à être dis­tri­bué par les citoyens, venus en ren­fort avec leurs véhi­cu­les, dans les 18 dépar­te­ments du pays.

Ven­dredi 26 juin, informé des mena­ces pro­fé­rées par les patrons aux tra­vailleurs qui par­ti­ci­pe­raient à la con­sul­ta­tion et au regard du vaste ter­ro­risme média­ti­que déployé, le Palais Pré­si­den­tiel annonce l’ouver­ture, dans diver­ses vil­les du pays, des bureaux de plain­tes tenus par la COFADE (Comité des déte­nus et des dis­pa­rus) et la CODE (Comité de défense des droits de l’Homme).

Samedi 27 au soir, tou­tes les urnes étaient dis­tri­buées, cer­tai­nes à dos de mule, grâce à la par­ti­ci­pa­tion volon­taire de 45 000 citoyens. À la demande de l’exé­cu­tif, elles sont gar­dées jalou­se­ment par le peu­ple et la police alors que les mili­tai­res sont tenus, par ordre du Pré­si­dent, de ne pas sor­tir de leurs caser­nes le jour de la con­sul­ta­tion.

Ce matin du diman­­che 28 juin, les urnes ont été ins­­tal­­lées dans tous les parcs des vil­­les prin­­ci­­pa­­les où devaient se ren­­dre les citoyens pour exer­­cer leur droit de par­­ti­­ci­­pa­­tion.

Le direc­teur des Opé­ra­tions élec­to­ra­les de l’OEA, Raúl Alco­nada, qui est déjà arrivé en Hon­du­ras a déclaré : « Espé­rons que cette par­ti­ci­pa­tion se dérou­lera de manière paci­fi­que et que les grou­pes poli­ti­ques qui s’y sont oppo­sés sau­ront faire une lec­ture appro­priée de ce que signi­fie une par­ti­ci­pa­tion poli­ti­que citoyenne ».

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Marina Almeida

Auteur: Marina Almeida

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Commentaires (3)

Marina Marina ·  28 juin 2009, 20h29

À Tegu­ci­galpa, tôt ce matin, le jour de la con­sul­ta­tion popu­laire, 200 mili­tai­res cagou­lés on péné­tré par effrac­tion dans le rési­dence du pré­si­dent Zelaya. Il a été frappé et séques­tré puis emmené au Costa Rica.
De la ten­ta­tive de coup d’état tech­ni­que on est passé au coup d’état mili­taire effec­tif.
On a éga­le­ment vio­lenté et séques­tré la Pre­mier Minis­tre, Patri­cia Rodas, qui sera expul­sée du pays.
Les ambas­sa­deurs du Vene­zuela, du Nica­ra­gua et de Cuba ont éga­le­ment été frap­pés par les mili­tai­res.
Le peu­ple s’est réuni autour du Palais pré­si­den­tiel et chose inté­res­sante, les gens ont dépo­sés des urnes sur les toits des voi­tu­res et votent mal­gré tout.
Dans le pays on a coupé l’élec­tri­cité et les lignes télé­pho­ni­ques. Les télé­vi­sions et les radios ont cessé d’émet­tre. Seule la com­mu­ni­ca­tion satel­li­tale est pos­si­ble.
Marina

To be or not to be To be or not to be ·  29 juin 2009, 02h28

Ce qui se joue en ce moment à Tegu­ci­galpa (Hon­du­ras) est l’ave­nir de la démo­cra­tie au niveau de la pla­nète. Obama sort les mêmes grif­fes de ces pré­dé­ces­seurs et “se refuse à inter­ve­nir dans les affai­res inter­nes” du Hon­du­ras alors que l’ancienne Minis­tre des Affai­res Étran­gè­res déclare que le Pré­si­dent Zelaya avait accepté les con­di­tions impo­sées par l’oppo­si­tion devant les mem­bres du Con­grès du Hon­du­ras, l’ambas­sa­deur des USA et des repré­sen­tants de l’Admi­nis­tra­tion Amé­ri­caine !!!! Devant ce refus d’inter­ve­nir, le Secré­taire Géné­ral de l’Orga­ni­sa­tion des États Amé­ri­cains, José Miguel Insulza, se dirige en ce moment à Tegu­ci­galpa dans un avion des For­ces Aérien­nes du Chili, pour une mis­sion de l’OEA man­daté par l’UNA­SUR (Union des Nations d’Amé­ri­que du Sud) pré­si­dée par Mme. Michelle Bache­let, après con­sul­ta­tion et accord de tous ses mem­bres au plus haut niveau et après avoir informé de cette déci­sion les autres mem­bres de l’OEA (y com­pris les USA) à niveau de Minis­tres des Affai­res Étran­gè­res. La ten­ta­tive de nou­velle mise au pas de l’Amé­ri­que Latine n’a pas été seu­le­ment très mal vécue par la gau­che latino-amé­ri­caine mais aussi par les gou­ver­ne­ments de droite de la région comme le Peru et la Colom­bie et pour mieux mesu­rer la por­tée des évè­ne­ments qui se dérou­lent en ce moment il suf­fit de cons­ta­ter la vio­lente réac­tion du Parti Popu­laire espa­gnol con­tre ce coup d’état. Per­sonne (à part les USA) n’a inté­rêt à voir l’Amé­ri­que Latine som­brer une nou­velle fois dans les chaos des dic­ta­tu­res. Nous avons tous l’obli­ga­tion de sou­te­nir les efforts pour que le Hon­du­ras rede­vienne une démo­cra­tie et le Pré­si­dent Zelaya retrouve sa place à la tête du pays dans les plus brefs délais.

To be is the best choice To be is the best choice ·  29 juin 2009, 02h53

@To be or not to be : Lo que actual­mente sucede en Hon­du­ras no es nada nuevo, la dere­cha de los paí­ses cen­troa­me­ri­ca­nos se encuen­tra impo­tente y rabiosa ante la posi­bi­li­dad de per­der pri­vi­le­gios y poder. En Gua­te­mala se vivió hace poco una situa­ción de peli­gro cons­ti­tu­cio­nal con la muerte de un abo­gado -Rodrigo Rosen­berg- quien dejó un vieo acu­sando de su ase­si­nato al Pre­si­dente y a per­so­nas alle­ga­das a él. La dere­cha comenzó un movi­miento apa­ren­te­mente cívico deman­dando una inves­ti­ga­ción, pero poco a poco fue quitán­dose la careta y resulta ser un intento de golpe de Estado dis­fra­zado. En Hon­du­ras, los gru­pos que domi­nan el poder econó­mico están usando a las fuer­zas arma­das como sus esbir­ros y a los dipu­ta­dos como sus pele­les, tal y como lo hicie­ron en el pasado y hacen todavía sus pares en toda la región. En Amé­rica Latina nadie quiere la inter­ven­ción de Esta­dos Uni­dos. Eso sería peor aún que el golpe mismo, por eso la acti­tud de Obama se per­cibe como mode­rada y cauta, a la espera de la reac­ción del resto de los gobier­nos lati­noa­me­ri­ca­nos, entre los cua­les exis­ten ins­tan­cias de apoyo, como el Grupo de Río.

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