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LA SCIENCE ASSERVIE, Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs

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C’est le titre d’un ouvrage incontournable, constat implacable de la mise en oeuvre de la “stratégie du doute” par les industriels au détriment de la santé publique “dont les limites sont souvent définies par les impératifs économiques”, revue des évolutions sur plus de 25 ans où la Justice joue un rôle éminent, appel à des démarches scientifiques alternatives qui mettent en synergie des savoirs complémentaires : ceux d‘“experts citoyens” et de “citoyens-experts”.

 

Fruit des recherches et analyses menées par Henri Pézerat et Annie Thébaud-Mony au croisement de la physicochimie/toxicologie et de la sociologie en santé publique, disciplines respectives des deux chercheurs associés jusqu’à la mort d’Henri-Pézerat et dont Annie Thébaud-Mony rend compte de manière remarquable dans différents champs : plomb, amiante, nucléaire, périls chimiques…, et notamment en termes de risques au travail, premier lieu de risques sanitaires :

La science asservie, Santé publique : les collusions mortifères entre industriels et chercheurs

et notamment à propos du nucléaire :

“C’est vrai aussi pour la radioactivité, écrivez-vous…

Il est hallucinant que les industriels aient réussi à imposer ce postulat concernant la radioactivité. Les dangers des faibles doses sont en effet bien documentés, et depuis longtemps. Dès les années 1950, Alice Stewart, médecin anglaise, mène une enquête très rigoureuse pour expliquer la croissance des cancers chez les enfants de moins de 5 ans en Grande-Bretagne. Elle s’intéresse notamment aux expositions qu’ils auraient pu subir in utero, en demandant à leur mère si elles ont subi une radiographie au cours de leur grossesse. Les résultats sont sans appel : l’exposition aux rayons X in utero lors d’un seul cliché radio (soit une fraction infinitésimale de la dose alors considérée sans danger) provoque des cancers d’enfants. Elle fait voler en éclat le postulat qu’existe une dose seuil en dessous de laquelle les radiations seraient sans danger.

D’autres chercheurs aboutiront aux mêmes résultats, notamment Thomas Mancuso qui montrera dans les années 1970 les liens entre l’exposition à faible dose des travailleurs du site nucléaire d’Hanford [2] et la mortalité précoce par cancer chez ces travailleurs. Les autorités, mécontentes de ses résultats, ne renouvelleront pas son contrat…”


PS 25/05/2015 : LA SEULE DOSE INOFFENSIVE C’EST LA DOSE ZERO !

A propos de l’ouvrage d’Annie Thébaud-Mony, “la Science asservie”, Basta publie un article intéressant : Risques toxiques : comment les cancers des ouvriers sont occultés par les industriels



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Véronique Gallais

Auteur: Véronique Gallais

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Commentaires (1)

Le dindon de la farce Le dindon de la farce ·  24 janvier 2015, 16h19

«Pollution des sols, le scandale caché» avec Annie Thébaud-Mony, Bruno Chareyron (Criirad), Marie-Odile Bertella-Geffroy (juge d’instruction)…

Diffusé le mar. 20-01-15 à 20h39 | Plus que 3 jours en replay
Documentaire | 49’ | Tous publics
De S. Oultaf

L’émission : Le territoire français présente l’une des plus fortes densités de sites pollués au monde. Durant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature. On compte ainsi près de 300 000 sites pollués en France. Une grande partie de cette surface est déjà occupée par des habitations, des établissements scolaires, ou encore des terrains de sport. Les produits toxiques, invisibles à l’oeil nu, sont capables de remonter à l’air libre, sous forme de gaz toxiques, ou de se répandre dans les nappes phréatiques.

Le programme : Le territoire français présente l’une des plus fortes densités de sites pollués au monde. Durant deux siècles, les industriels ont enfoui une grande variété de produits chimiques sur leurs terrains ou en pleine nature. On compte ainsi près de 300 000 sites pollués en France.

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