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EHS France : Communiqué de Presse du 25 janvier 2014

EHS France - Communiqué de Presse - 25 janvier 2014

La réponse des députés et du gouvernement à la prévention des effets sanitaires liés à l’exposition aux ondes électromagnétiques et au calvaire des électrosensibles : un petit OUI et un grand MAIS…

OUI, grâce à la ténacité de Laurence Abeille et de quelques uns de ses collègues pour limiter les effets sanitaires potentiels des ondes électromagnétiques, et apporter une réponse à la situation inacceptable des personnes électrosensibles, une “petite loi” a enfin été votée ce jeudi 23 janvier 2013.
MAIS la portée du texte adopté a été considérablement réduite depuis sa première version déposée le 11 décembre 2013, qui était elle-même une version édulcorée de la version initiale de la proposition de loi qui aurait du être discutée il y a un an…

OUI, la loi votée repose sur la mise en application du nouveau principe de sobriété.
MAIS il gomme ainsi certaines dispositions inhérentes à la mise en application du principe de précaution.

OUI, l’information sur les implantations d’antennes relais, ou sur les précautions minimales à prendre lors de l’utilisation d’un téléphone cellulaire, sera plus soutenue, et certaines garanties sont mises en place pour les points atypiques ou l’interdiction du wifi dans les crèches.
MAIS ces dispositions restent minimales : PAS d’abaissement des seuils d’exposition globale de la population (contrairement à nombre de nos voisins européens), PAS de réel pouvoir de contestation des riverains d’antennes relais, AUCUNE prévention des risques potentiels du wifi sur les enfants de plus de 3 ans….

OUI, une information devra désormais être délivrée à l’occupant pour toute installation par des tiers, à l’intérieur de son domicile, d’un appareil/système émetteur de champs électromagnétiques.
MAIS les attentes, que nous avons portées depuis le début, d’une possibilité d’opposition aux installations prévues dans l’espace privé des logements n’ont pas été entendues, malgré un amendement visant à la réintroduire après son retrait en Commission. OUI, l’espace privé, déjà inondé par les ondes venant de l’extérieur, peut donc l’être maintenant de l’intérieur sans l’accord de l’occupant – exposé ainsi de force à des émissions reconnues comme potentiellement cancérigènes. Les électrosensibles, obligés de fuir les champs électromagnétiques, seront-ils cette fois obligés de retourner des siècles en arrière, en étant privés de facto d’eau et/ou de gaz et/ou d’électricité s’il s’agit de compteurs intelligents ?

OUI, il est fait mention pour la première fois dans une loi de l’électrosensibilité.
MAIS les dispositions adoptées renvoient à un rapport remis dans un an, et qui ne répondra probablement pas à certaines mesures d’urgence : la reconnaissance de l’électrosensibilité comme un handicap environnemental, la mise en place en urgence de quelques zones blanches, de wagons blancs dans les transports, de quelques chambres blanches dans les hôpitaux… En attendant ce rapport aux conclusions indéfinies, le calvaire des électrosensibles est donc annoncé pour encore au moins un an !

Nous appelons tous les sénateurs à réintroduire des dispositions prenant davantage en compte le droit à un environnement sain et l’urgence de solutions pour les personnes électrosensibles.

EHS FRANCE
ehsfrance@gmail.com


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