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L'UE montre son vrai projet de société

« Les Français n’ont pas aimé la retraite à 62 ans, ils vont détester la retraite à 67 ans. Mais ils n’y couperont pas. Ceux qui souhaitaient une harmonisation sociale européenne ne s’attendaient sans doute pas à ce qu’elle se fasse dans ce sens… Mais la crise est passée par là. »

L’Union Européenne qui n’est, à vrai dire qu’une Union Économique, montre son vrai visage avec ce projet annoncé dans cet article de Libération :
Bientôt la retraite à 67 ans pour tous !

« Les Français n’ont pas aimé la retraite à 62 ans, ils vont détester la retraite à 67 ans. Mais ils n’y couperont pas. Ceux qui souhaitaient une harmonisation sociale européenne ne s’attendaient sans doute pas à ce qu’elle se fasse dans ce sens… Mais la crise est passée par là. »

Ainsi donc, la droite la plus réactionnaire et son instrument l’UE après quelques escarmouches pour tâter le terrain et sonder les forces de l’adversaire – s’apprête à déclencher la guerre totale contre les acquis sociaux durement obtenus par la classe ouvrière au prix d’un siècle de luttes souvent violentes et même sanglantes.

Faut-il s’étonner que ce soit un journal emblématique de la gauche bobo-caviar qui annonce le fait, non pour le dénoncer mais pour en faire un non-évènement, une évolution naturelle et incontestable ? Non, si on se souvient que ce même journal fut un ardent propagandiste du OUI au TCE avec toujours le même argumentaire : il n’y a pas d’alternative, la France ne peut se singulariser, c’est l’avenir qui est en jeu…

Quelle réponse allons-nous donner à cette nouvelle agression, à ce nouveau recul social ?

Vous ne pouvez avoir une monnaie unique et des systèmes sociaux complètement divergents, a martelé au forum de Davos, la chancelière allemande Angela Merkel.

Merci madame Merkel de nous montrer la voie : la réponse est là ! La France doit rompre avec l’UE ou les Français devront accepter ce nouvel abaissement de leurs droits et tous ceux qui suivront. Car ne soyons pas naïfs : la force de la droite réactionnaire, c’est notre faiblesse et si ce projet passe, il n’y aura plus de limites à la réaction. Rappelez-vous Munich et ce qui en découla !

Jean-Luc Mélenchon avec sa Révolution Citoyenne propose que la France sorte du traité de Lisbonne. C’est un non-sens ! Ce traité accepté plus ou moins – et plutôt moins que plus – démocratiquement par tous les membres a maintenant force de loi pour tous les membres de l’UE. On ne peut pas être membre de l’UE sans accepter ce traité. Une seule solution, je le répète : sortir de l’UE et voir comment elle fonctionnera sans la France. L’UE a plus à y perdre que la France. Il suffit pour le comprendre de regarder, entre autre, ce qui circule sur les autoroutes. La libre circulation c’est d’abord la libre pollution !

Monsieur Mélenchon, si référendum il doit y avoir, n’ayez pas peur de poser la bonne question.


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Edrobal

Author: Edrobal

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Comments (4)

Kimchi Kimchi ·  08 April 2011, 22h01

Intéressant - ça commence par “la droite la plus réactionnaire et son instrument l’UE” et on croit d’abord qu’on va s’y attaquer. Mais non, ça finit presque aussitôt par une critique des positions de Mélenchon. On voit bien où est le principal ennemi …

Kimchi Kimchi ·  26 May 2011, 07h10

Je ne comprends pas pourquoi sortir du traité de Lisbonne est plus “un non sens” que sortir de l’Union Européenne. Dans les deux cas la France a “donné sa signature”. Dans les deux cas elle peut donc la reprendre.

edrobal edrobal ·  27 May 2011, 10h41

@Kimchi : On ne peut pas rester dans l’UE sans accepter le traité de Lisbonne et renégocier ce traité impliquerait d’obtenir l’unanimité des membres. On voit bien à quel point tout est verrouillé.

EJ EJ ·  27 May 2011, 12h30

Le 16 mars 2011, le gouvernement français a proposé une réforme du Traité de Lisbonne incluant la disposition suivante :
“Chaque gouvernement devrait s’engager, pour une période d’au moins 3 ans, à un programme d’efforts en matière de recettes et de dépenses permettant d’aboutir à l’équilibre budgétaire.”
Il s’agit d’un engagement inconditionnel à satisfaire une contrainte irréalisable et sans fondement économique.

Le même jour, le gouvernement français s’est déclaré “fermement engagé à respecter la trajectoire de déficit public inscrite dans la loi de programmation des finances publiques (6% en 2011, 4,6% en 2012 et 3% en 2013), quelles que soient les conditions économiques”.

Tout ça pour dire qu’un pays comme le nôtre est capable de proposer ce qu’il veut de modifications au Traité mais à une condition : c’est que la proposition soit conforme avec l’idéologie dominante i.e. qui permette d’emporter la décision grâce au soutien d’une majorité de membres du Conseil Européen.

Donc, tout est en théorie réformable mais s’il s’agit de changer de paradigme, le verrouillage ne tardera en effet pas à se faire sentir.

D’aucun comme au PS ont fait de la réforme de L’Europe leur crédo depuis Delors (1984). Du coté de la gauche du Non en 2005, les avis vont du plus mitigé à l’opposition stricte à toute tentative de sauvetage de cette Europe là, c’est à dire d’une Europe des marchands, des banques et de la finance.

Du Coté du PG et en tout cas de Jean-Luc Mélenchon (puisqu’il s’agit de lui ici), rien n’indique que la sortie de l’Europe soit une option. Cependant, on se demande comment, un Noniste aussi déterminé et de surcroît de ces députés européens qui ne cessent de montrer les blocages, va bien pouvoir faire pour obtenir la refonte complète d’un traité “constitutionnel” - pour ne pas dire très marqué idéologiquement par l’ordolibéralisme - sans sortir du cadre institutionnel actuel, une refonte qui nécessite d’en commencer par faire prévaloir des fondamentaux politiques alternatifs puisque c’est la condition du changement de paradigme et de la réfonte systémique de l’Europe dans le souci d’une relocalisation de l’économie articulée aux impératifs écologiques par définition sans frontières donc globaux.

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