Dernière mise à jour 13/11/2018

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Sociétés fermées ou monde solidaire ?

Tra­vailleurs sans papiers et iso­lés, oxy­more du lien social.

Au prin­temps 2008, des tra­vailleurs sans papiers, sou­te­nus par la CGT, occu­pent spec­ta­cu­lai­re­ment quel­ques grands res­tau­rants pari­siens puis une entre­prise de net­toyage pour faire valoir leurs droits à régu­la­ri­sa­tion.
La France (re)décou­vre l’exis­tence de ces tra­vailleurs (hom­mes et fem­mes) qui vivent sans papiers ni garan­ties, et ce par­fois depuis plus de 10, 20 ans, alors qu’ils et elles sont sala­riés d’entre­pri­ses ayant pignon sur rue.
Mais un grand nom­bre de tra­vailleurs sans papiers dépen­dant d’entre­pri­ses trop peti­tes pour dis­po­ser d’un syn­di­cat se retrou­vent iso­lés et aban­don­nés à leurs seu­les ini­tia­ti­ves, les for­ces syn­di­ca­les relâ­chant leurs efforts de sou­tien une fois la régu­la­ri­sa­tion de leurs pro­pres syn­di­qués obte­nue.

Avec la coor­di­na­tion sans-papiers 75, plus de 600, et main­te­nant 1300 tra­vailleurs iso­lés sans–papiers déci­dent de se réfu­gier à la Bourse du tra­vail, lieu his­to­ri­que de repré­sen­ta­tion des inté­rêts de tous les tra­vailleurs, au 85 rue Char­lot, dans le 3ème arron­dis­se­ment de Paris. Ils y sont tou­jours, bien orga­ni­sés mais oubliés, pour cer­tains en famille avec leurs enfants.

En déve­lop­pant la répres­sion et ses con­sé­quen­ces dra­ma­ti­ques, les poli­ti­ques gou­ver­ne­men­ta­les sécu­ri­tai­res pas­sent outre au plus élé­men­taire res­pect de citoyens dont nos socié­tés ont besoin depuis long­temps pour assu­rer cer­tai­nes acti­vi­tés en sous-emploi (le bâti­ment, la res­tau­ra­tion, l’aide à la per­sonne…).

Cha­cun, cha­cune de nous, habi­tant ou tra­vaillant à proxi­mité peut se sen­tir con­cerné et res­pon­sa­ble de cette pro­fonde infa­mie, tout comme nous avons été cho­qués de ces enfants sco­la­ri­sés en France qui ris­quent d’être expul­sés, du jour au len­de­main, dans un pays qu’ils n’ont jamais connu.

Face aux défis mul­ti­ples de ce XXIème siè­cle, sou­hai­tons-nous vivre dans des socié­tés refer­mées sur elles-mêmes et aux abois ou dans un monde soli­daire ?
Les tra­vailleurs sans papiers iso­lés ont besoin de notre sou­tien, indi­vi­duel et col­lec­tif, autant que nous de leur com­bat.

Pour plus d’infor­ma­tions : http://bourse.occu­pee.free.fr


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Foumonde

Auteur: Foumonde

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