Dernière mise à jour 22/05/2018

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

Fil des billets    Fil des commentaires

Mot-clé - Macron

edito.gif

Le macronisme comme faute de goût

Notre monarque est cultivé, clame-t-on un peu partout. En comparaison de ses deux prédécesseurs, c’est indéniable. Les contrastes encouragent l’admiration. Il affiche indiscutablement une culture livresque, celle qu’acquièrent les individus doués d’une grande capacité d’ingurgitation cognitive et qui ont eu de surcroît la chance de croiser parfois sur leur route quelques brillants esprits. Pour la culture patiemment forgée à la rencontre profonde des choses et des êtres, rencontre qui ajoute au livresque l’intelligence du discernement vrai et la sensibilité nécessaire à la bonne compréhension du monde, il faudra repasser. Emmanuel 1er a cependant des excuses à faire valoir : une existence trop dorée ne favorise certes pas la stimulation du sensible. Trois faits observés au royaume de France en ces temps troublés de la médiacratie exacerbée vont nous permettre d’illustrer la trompeuse confusion.

Lire la suite


Fukushima made in France

On y parle d’eau, de vent, de burn-out, de dettes pharaoniques, de fluence, de fissures (en tout genre), de barrages menaçants, de sous-traitances maltraitées, de diésels défaillants, de LAM décapité, d’indépendance énergétique et de thermosensibilité, d’Enercoop, de ZAD, de Bure et Cigeo, de CLER aussi, de TEPOS et enfin, d’autoconsommation. C’est tout une histoire de risques, de menaces… et de temps qui vient à manquer.   À lire absolument : Nucléaire Danger Immédiat (et ça se passera près de chez vous) Thierry Gadault & Hugues Demeude Flammarion Enquête - février 2018 En voici un court extrait.

Lire la suite


edito.gif

Paris gourmand

Paris flotte mais ne sombre pas. Paris ne s’est pas fait en un jour. Paris vaut bien une messe. Que de flatteries, égrainées au fil des siècles, pour construire l’éloge éternel de la « ville lumière », capitale d’un État-nation dont l’hyper-concentration est sans égale en Europe. Et que de mépris pour la « province » (pays vaincu) contenu à l’envers de cette suffisance à jamais entretenue.

Lire la suite


el_sistema_esta_obsoleto.png

Intolérable tolérance

Il était temps de rétablir l’ordre social au beau pays de France entend-on dire depuis qu’Emmanuel Macron est entré à l’Élysée. Ce sont d’abord les « marcheurs » du généralissime qui le proclament « comme un seul homme », suivis de près par les forcenés des autres Droites et par tous les citoyens déboussolés qui ne savent plus – quand ils l’ont su un jour – réfléchir plus loin que le bout du JT de 20 heures. Tous sont intimement convaincus qu’une fois l’ordre social restauré après des décennies d’errances gouvernementales la machine à Croissance va enfin repartir et mettre ainsi la France sur une nouvelle orbite radieuse pour l’emploi. Nous ne chercherons pas ici à tourner en dérision cette dernière croyance saugrenue et néanmoins mortifère. Nous l’avons déjà si souvent dénoncée. Posons-nous plutôt une autre question : de quel ordre social parlent tous ces fins connaisseurs de notre société ? Que s’agit-il donc de rétablir au juste ?

Lire la suite


edito.gif

Talon de fer

Les amateurs de bonne littérature qui délaissent les histoires à l’eau de rose pour leur préférer celles permettant d’entrevoir l’essentiel du monde qui les entoure auront reconnu d’emblée le titre du fameux livre de Jack London publié en 1907. A préférer le rose du monde on a tendance à ne voir le célèbre écrivain américain que comme l’auteur de « Croc blanc » ou de « L’appel de la forêt ».

Lire la suite


edito.gif

En marche… arrière

Quel évènement ! Emmanuel Macron s’est fièrement mis sur orbite. Il crée le mouvement, son mouvement, en acronyme de ses initiales : En Marche.

Lire la suite


edito.gif

Les assassins du code du travail

Braves gens, braves gens qui êtes désormais prêts à croire toutes les fadaises que vous servent nos gouvernants en déroute, puisque l’on vous dit que le code du travail est le problème, laissez-vous donc endormir une dernière fois. Demain, dans votre labeur quotidien, vous n’aurez presque plus aucun droit digne de ce nom face aux patrons redevenus tout-puissants mais vous aurez la suprême satisfaction d’avoir assisté à la destruction du dernier rempart à la précarité générale de l’emploi et de vos vies.

Lire la suite


edito.gif

Le grand aveuglement

La chronique égraine inlassablement depuis plus de trois ans les multiples avatars du renoncement de l’actuel Président de la République. Renoncement à remettre en cause un tant soit peu l’ordre économique néolibéral porteur du creusement des inégalités sociales. En juin 2013, un an seulement après son élection l’on parlait déjà de « la débâcle hollandaise ». Encore n’avions-nous pas tout perçu alors de la funeste trajectoire d’un homme qui, osons le rappeler, nous inspirait depuis longtemps plutôt de la méfiance. Encore une année à mesurer les dégâts de ce que l’on ne pouvait même plus nommer social-démocratie et ce fut la nomination de Manuel Valls à Matignon. Les choses allèrent ensuite bon train : du célèbre « j’aime l’entreprise », véritable déclaration d’amour transi au grand patronat attentif, à l’entrée au Ministère de l’économie d’Emmanuel Macron, tout droit transféré de la banque Rothschild, à la loi « Renseignement », bradage à peine camouflé des libertés confirmant que l’ordre économique en place n’aime pas le désordre social susceptible de freiner les ardeurs de la libéralisation salvatrice. La coupe semblait pleine ! Après toutes ces déconvenues – finalement pas si inattendues – l’on se résignait à devoir se contenter d’attendre tranquillement la prochaine élection présidentielle. 585

Lire la suite


el_sistema_esta_obsoleto.png

Macron économie

Au temps béni du néolibéralisme où l’État abdique partout de ses ancestrales responsabilités devant les forces du Marché totalitaire nous ne sommes plus à une loi scélérate près. Telle doit être en effet qualifiée sans vergogne la loi Macron. La manière dont elle nous a été vendue par la plupart des observateurs – trop souvent insuffisamment attentifs ou près à avaler n’importe quelle couleuvre – ne permet en rien de connaître ce qui se cache derrière le rideau de la communication gouvernementale, les fameux « éléments de langage », ou sous le jargon technocratique du texte de ladite loi. Il faut donc lire entre les lignes et surtout ne pas être oublieux du passé.

Lire la suite