Dernière mise à jour 27/05/2017

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Mot-clé - Valls

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Comme des minables !

Il est probable que la société française est entrée depuis quelques mois dans la dernière phase du hollandisme. Une période dramatique et douloureuse qui connaîtra son terme l’an prochain. Ce qui lui succèdera sera sans doute plus tragique encore. Seulement voilà : le hollandisme aura été perpétué par des hommes et des femmes se réclamant de la Gauche. 391

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Les assassins du code du travail

Braves gens, braves gens qui êtes désormais prêts à croire toutes les fadaises que vous servent nos gouvernants en déroute, puisque l’on vous dit que le code du travail est le problème, laissez-vous donc endormir une dernière fois. Demain, dans votre labeur quotidien, vous n’aurez presque plus aucun droit digne de ce nom face aux patrons redevenus tout-puissants mais vous aurez la suprême satisfaction d’avoir assisté à la destruction du dernier rempart à la précarité générale de l’emploi et de vos vies.

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Déchirures

Les images du drame firent le tour de la planète à la vitesse des réseaux (sociaux) numériques. On les commenta partout, le plus souvent pour dénoncer la « violence inadmissible » que révéla la captation filmée de la scène. Moins souvent, on opposa à cette violence visible une « autre violence » qui n’avoue jamais son nom mais fait depuis plusieurs décennies tant de ravages. En France, la presse écrite et les JT « populaires » se déchaînèrent dans une hystérie d’autant plus contagieuse qu’elle est peu regardante de la réalité sociale et que les agents propagateurs de l’épidémie moutonnière ont depuis longtemps choisi leur camp. Mettons fin au suspense : la chemise déchirée du Directeur des « ressources humaines » du fleuron de l’aviation civile française est à l’origine de cette tempête globosphérique. Si l’acte ne se borna pas à l’anecdote c’est que peut-être la vulgaire chemise portée par un homme lui-même sans doute plus vulgaire que le vulgum pecus ne l’imagine cache d’autres déchirures. Allons donc regarder derrière le rideau déchiré désormais ce que les bien-pensants ne souhaitent pas que l’on voit et encore moins que l’on dénonce. 511

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Le grand aveuglement

La chronique égraine inlassablement depuis plus de trois ans les multiples avatars du renoncement de l’actuel Président de la République. Renoncement à remettre en cause un tant soit peu l’ordre économique néolibéral porteur du creusement des inégalités sociales. En juin 2013, un an seulement après son élection l’on parlait déjà de « la débâcle hollandaise ». Encore n’avions-nous pas tout perçu alors de la funeste trajectoire d’un homme qui, osons le rappeler, nous inspirait depuis longtemps plutôt de la méfiance. Encore une année à mesurer les dégâts de ce que l’on ne pouvait même plus nommer social-démocratie et ce fut la nomination de Manuel Valls à Matignon. Les choses allèrent ensuite bon train : du célèbre « j’aime l’entreprise », véritable déclaration d’amour transi au grand patronat attentif, à l’entrée au Ministère de l’économie d’Emmanuel Macron, tout droit transféré de la banque Rothschild, à la loi « Renseignement », bradage à peine camouflé des libertés confirmant que l’ordre économique en place n’aime pas le désordre social susceptible de freiner les ardeurs de la libéralisation salvatrice. La coupe semblait pleine ! Après toutes ces déconvenues – finalement pas si inattendues – l’on se résignait à devoir se contenter d’attendre tranquillement la prochaine élection présidentielle. 585

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Les grandes oreilles de Manu

On avait moqué en leur temps les écoutes indiscrètes de Tonton. On ne les avaient pas prises trop au tragique ces écoutes sauvages téléguidées depuis l’Élysée par le Florentin. Ce n’était pas joli-joli mais les zonzons comme les nomment les professionnels de la profession du Renseignement rimaient tellement bien avec Tonton que les canards déchaînés finirent par en rire. Et puis franchement que pouvait bien avoir à cacher Carole Bouquet, surprenante écoutée de l’affaire de la cellule anti-terroriste élyséenne, qui puisse menacer la sécurité intérieure de la France ? 104

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Loi sécuritaire et émotion : mais où donc est passé Charlie ?

Ce qui m’inquiète beaucoup mais finalement ne me surprend pas tellement c’est que pour des raisons qui me sont étrangères, ce qui nous arrive maintenant que l’on appelle assez légitimement le Patriot Act français[1] (et pas « à la française » ce qui serait un euphémisme douteux) ne suscite finalement que très peu d’émotion voire même aucune comparé à celle qui a traversé la France - et partant la planète médiatisée toute entière - en janvier dernier. Et pourtant, tout le monde peut voir ou comprend qu’il y a bien un rapport. Pourquoi faut-il encore insister autant pour prendre la mesure de l’énormité de la situation et son caractère inacceptable tellement la ficelle est grosse ? 168

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Macron économie

Au temps béni du néolibéralisme où l’État abdique partout de ses ancestrales responsabilités devant les forces du Marché totalitaire nous ne sommes plus à une loi scélérate près. Telle doit être en effet qualifiée sans vergogne la loi Macron. La manière dont elle nous a été vendue par la plupart des observateurs – trop souvent insuffisamment attentifs ou près à avaler n’importe quelle couleuvre – ne permet en rien de connaître ce qui se cache derrière le rideau de la communication gouvernementale, les fameux « éléments de langage », ou sous le jargon technocratique du texte de ladite loi. Il faut donc lire entre les lignes et surtout ne pas être oublieux du passé.

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Au deuxième temps de la valse…

Depuis trente ans les gouvernements se suivent et se ressemblent. Ils se ressemblent mais chacun, tantôt par petites touches, tantôt par saccades, amplifie la marque de la trajectoire lancée à l’orée de l’ère néolibérale. À la fin du mois d’août dernier Valls 2 a succédé à Valls 1 qui n’a pas tenu deux saisons au calendrier grégorien. Valls 3 lui succèdera peut-être pour faire bonne mesure dans l’adaptation funeste de la Gauche française de gouvernement à l’air du temps. Si d’ordinaire la musique adoucit les mœurs, la partition jouée par Manuel Valls est destinée à les bousculer si ce n’est les mettre à la renverse.

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Le grand abandon

Plus personne ne regrette vraiment ce que l’on nommait autrefois « la rentrée sociale ». Plus personne ne la regrette car plus personne n’a gardé le souvenir de ce qu’elle signifiait profondément. Après l’été des « congés payés – autre vocable à l’usage aujourd’hui désuet – le temps du retour aux réalités nécessairement conflictuelles du monde du travail revenait comme un rituel Légitime. Quand les « classes laborieuses » commencèrent de baisser leur garde face au patronat revanchard un vocabulaire et une rhétorique plus conformes à l’air du temps apparurent. On ne parla plus que de « partenaires sociaux » car désormais nous devons tous admettre que « nous sommes tous dans le même bateau ». Nous avions donc tous oublié la rentrée sociale depuis longtemps lorsque les calendriers du Gouvernement et du patronat coïncidèrent brutalement à la fin du mois d’août dernier pour nous offrir une terrible rentrée.

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Valls sans hésitation

Le chapelet des renoncements de M. François Hollande s’égraine au fil des mois. Parmi les promesses non tenues par le candidat devenu Président de la République voilà seize mois il en est une pour laquelle l’on peut difficilement invoquer la cause budgétaire. Il s’agit du traitement réservé aux enfants de parents en instance d’expulsion du territoire français. Ils continuent d’être enfermés en centre de rétention au mépris des réprimandes européennes adressées à la France en ce domaine. M. Manuel Valls , Ministre de l’Intérieur, semble vouloir demeurer le gardien jaloux de cette honteuse pratique que les citoyens « normaux » souhaitaient ne pas voir survivre au règne calamiteux de M. Nicolas Sarkozy. M. Hollande a-t-il vraiment renoncé à être le « président normal » qu’il promettait de devenir ?

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